dimanche 30 juin 2013

Namuraid 2013


Cela faisait quelques années que je photographiais le Namuraid et je me disais bien qu’un jour, cela me plairait de me retrouver de l’autre côté de l’objectif. Cette année, pour marquer nos vingt ans de mariage, Valérie m’a proposé de «faire le pas deux ». Le Namuraid commence par 6.3 Km de course à pieds, suivis de 3.5 Km de kayak en Meuse et se termine par 24 Km de Vtt sur les contreforts de la Citadelle de Namur.
Nous nous sommes entraînés mais les conditions météo de cette année n’ont pas vraiment permis de faire cela dans des conditions optimum. La trace du Vtt nous était très bien connue et ne nous posait pas de problème.
Habituellement, notre jogging se limite à tourner autour de la maison sur un circuit asphalté de 6 Km quasiment plat. Trois semaines avant le départ, nous avons quand même suivi la trace du jogging du Namuraid. Cette trace n’est quand même pas piquée des hannetons car la Citadelle … ben … çà monte … puis … il y a la descente. Et, croyez-moi, cette dernière n’est pas de la petite bière pour l’avant des cuisses.
La grande inconnue, c’était le kayak. Nous connaissions la descente de la Lesse mais cela ne ressemble quand même pas à la Meuse. Au Namuraid, c’est 1650 m de remontée de la Meuse avec le vent de face suivi du retour, avec le courant et le vent dans le dos.
Nous avons regardé nos temps à l’entraînement et évalué le temps en kayak et nous sommes arrivés à une estimation réaliste de 3h30. Tel était notre objectif (en plus de celui de terminer la course). La météo était également un paramètre à surveiller. On ne court pas de la même façon dans la boue. Si la pluie avait copieusement trempé les chemins la semaine avant, le dimanche 30 était prévu sec et en partie ensoleillé. Et cela s’est heureusement vérifié.

550 équipes étaient présentes sur la pointe du Grognon. Le départ se fait par « pack » de 26 équipes, à partir de 9h30, toutes les 5 minutes. Valérie et moi sommes dans le premier groupe au départ. Notre tactique d’équipe était imparable : partir « cool », l’air de rien (inutile de montrer nos forces) et de miser un maximum sur le Vtt.
Bon, nous sommes partis vraiment très cool … car on s’est fait dépasser par les 25 autres équipes de notre pack et, très certainement, par ceux d’un paquet des départs suivants. Arrivés au-dessus de la Citadelle, nous avons abordé la descente avec précaution. Les pluies de la semaine avaient rendu le terrain gras et glissant.
L’embarquement des kayaks se faisait à l’école du Génie de Jambes. Une fois lancés, Valérie a donné le rythme. Quant à moi, comme d’hab, je me suis contenté de suivre (il faut dire que je n’aurais pas pu faire autrement car j’occupais la place arrière). Le kayak en Meuse est un peu … chiant. Une fois lancé, il suffit de garder le cap et … de pagayer. De retour au Génie, nous montons notre casque, enfourchons nos chaussures, laçons nos gants et enfilons notre vélo. Chrono : 1h35. Nous sommes dans les temps. A Jambes, Marc a eu la bonne idée de venir nous encourager à vélo avec Hugo.
Le Vtt s’est fait dans la gadoue et comme nous n’avions pas clipsé nos garde-boues (histoire d’alléger les vélos), on s’en est pris plein la tronche et la raie. En gros, la trace Vtt consistait en une bonne montée au départ de la Meuse, 15 km sur du +/- plat, une bonne grosse descente dans les bois vers la Sambre, une bonne remontée bien boueuse et pentue pour arriver sur le dessus de la Citadelle et la descente finale vers le Grognon, notre point de départ.

Sur la place du Grognon, Christophe and Co nous attendaient pour le sprint final qui s’est déroulé sous les délires d’une foule enflammée (bon, d’accord, elle n’était pas si enflammée que cela mais c’est pour l’image).
Top chrono à l’arrivée … 3h28. Pari gagné.
Marc and Co sont venus nous rejoindre quelques minutes plus tard pour boire le champagne la bière et manger le caviar le pain saucisse avec nous. Carine, qui avait probablement entendu parler de la glace sur la Place de l'Ange, s'est ajoutée aux festivités. Je n'ai pas encore compris pour quelle raison elle s'était fait déposer en haut de la Citadelle pour, ensuite, redescendre à pieds, mais cela, c'est probablement une autre histoire.

Eric

PS : j'avoue être assez épaté par la performance de Valérie. Tellement épaté que je n'ai pas hésité à répondre "oui" à sa demande en mariage pour remettre le couvert en 2014.

samedi 8 juin 2013

Scottish Thrill 2013 - Day 7 - Whinlatter

Pour ce dernier jour de Vtt, nous nous sommes séparés : Etienne, Dominique et Christophe sont partis faire une rando "nature" en dehors d'un bike park. Hugues, Marc et moi sommes retournés au bike park de Whinlatter. J'ai décidé d'enchaîner les deux ascensions, en commençant par celle du sud. Pendant ce temps, Marc et Hugues s'engageaient dans une rando pédestre.
 

vendredi 7 juin 2013

Scottish Thrill 2013 - Day 6 - Whinlatter

C'est avec regret que nous quittons notre hôtel de Mabie. Nous redescendons vers le Lake District. Situé en plein milieu de la foret de Whinlatter, le bike park du même nom est une superbe infrastructure composée de deux grandes boucles rouges : au nord, une piste de 10 Km assez technique et au sud, une piste de 9 Km.
 
Whinlatter dispose d'un grand bâtiment avec toilettes, douches, restaurant, centre nature ainsi que d'un bike shop très bien fourni. Le parking permet de s'accommoder de pas mal de véhicules. Comme toujours, si l'accès au bike park est gratuit, le parking, lui, est payant (6 £) mais ce n'est vraiment pas cher payé pour disposer d'une telle infrastructure.
 
Les distances et dénivelés peuvent paraître faibles par rapport à ce que nous connaissons chez nous mais, croyez-nous, ces pistes sont très techniques et demandent un bon niveau.
 
Marc et moi avons limité nos prétentions à la piste nord. Celle-ci se termine par une descente en lacets à flanc de colline. Il était vivement conseillé de ne pas regarder le paysage et de se focaliser sur la trace. Etienne, Dominique et Christophe ont enchaîné la piste sud.

jeudi 6 juin 2013

Scottish Thrill 2013 - Day 5 - Kirroughtree

Kirroughtree n'est pas un grand centre. Le café au pied des pistes était fermé et le bike shop, bien que bien achalandé, ressemblait à une cabane de jardin.

Hugues, indisponible (pas de bras, pas de vélo) est parti faire une petite balade pédestre. Quant aux cinq survivants, nous nous sommes lancés à lasso de la piste rouge. C'était un petit 15 km qui ne nous a pas laissé de souvenir impérissable mais qui était, malgré tout, à faire.

mercredi 5 juin 2013

Scottish Thrill 2013 - Day 4 - Mabie

Aujourd'hui, nous avons décidé de rouler sur les pistes rouges qui arrivent au pied de notre hôtel. Nous les connaissions déjà de notre précédente visite, en 2011, mais certains tronçons ont été réaménagés.
 
La piste rouge commence par une longue montée continue vers un point de vue superbe sur la vallée.
 
De là, nous sommes partis pour vingt minutes de descentes continues très impressionnantes.
 
Arrivés dans la vallée, une très forte côte nous a calmés dans nos raideurs avant de replonger à nouveau vers notre point de départ. Et c'est là, à cent mètres de la fin, que notre ami Hugues a choisi de nous faire quelques cabrioles pour se retrouver par terre, à côté de son vélo qui, heureusement, n'avait aucun dommage. Hugues, lui, en est quitte pour une visite aux urgences locales qui s'est terminée par une épaule en compote et un bras en écharpe.


mardi 4 juin 2013

Scottish Thrill 2013 - Day 3 - Dalbeattie

En ce 3ème jour, nous avons mis le cap vers le bike park de Dalbeattie, à 25 km de Mabie. 20°, plein soleil, comme d'habitude en Ecosse.
 
La marque de fabrique de ce bike park, ce sont d'énormes blocs de rochers au-dessus desquels ils nous faudra passer, contourner, louvoyer, sauter ... atterrir. Nous avons fait l'impasse sur les quelques bouclettes noires que nous avons rencontrées.
 
Physiquement, c'était assez éprouvant. Nous y avons rencontré d'autres belges qui se sont frottés aux pistes noires. Résultat : deux chutes.


lundi 3 juin 2013

Shifter ou le cycle de la lie



Depuis plusieurs années, Shifter vivait heureux, dans le cadre enchanté du canyon de la Selle, entre ses deux pédales de parents. Ces derniers déraillaient de temps en temps mais, globalement, la vie était tranquille et Pneu sait si Shifter en connaissait un rayon, sur la lie.

Shifter travaillait en vitesses, montant et descendant à chaque fois qu’on lui mettait un doigt.


Mais les bonnes choses ont un frein. Aujourd’hui, Shifter est malade. Il faut bien dire que son patron du jour, Stevie, n’était pas tendre avec lui. Après que Stevie lui eut asséné un doigt dans le fondement, Shifter répondait mollement (voir plus du tout) aux ordres reçus.



Les plus grands spécialistes ont été appelés à son sévice. Ils se sont fait livrer des breuvages exotiques sur des plateaux. Aidés par des instruments de haute technologie, ces grands manitubés de la mécanique célestine l’ont opéré durant des heures en lui appliquant des onguents mystérieux à base de produits issus de l’agriculture biologique.


 
Le lendemain matin, après une nuit dans sa chambre, il n’était toujours pas au mieux de sa Froome, il manquait toujours de ressort et sa vie ne tenait plus qu’à un câble. Les docteurs Folamour du cycle n'ont pas mis la carotte avant les boeufs et Hugues, alias docteur House, n’a pas hésité une seconde à sacrifier l’élastique de son slip pour soulager le clip de Shifter.

Cette opération a semblé réussir car elle a prolongé la guenille de Shifter jusque la fin de la semaine,  quand il a commencé à revoir sa vie à la dérive, défiler sous essieux : Amorti, sa sœur, Pipette, sa première copine qui le pompait en lui enfourchant le piston et qui lui a offert son premier baiser sous le guidon en chantant « chaîne, chaîne tes genoux dans les cailloux au milieu des houx», Rustine, sa dernière copine, qui s'en collait une à chaque trou, sans oublier le petit Garmin qui revenait toujours ici, …
Malgré leur échec, ces « specialized » (comme ils se les pelent eux-mêmes) n’ont pas hésité d'un tour dans leur sac à dos avant d’envoyer leur fracture. Et cela a coûté quelques plaquettes à la cassette commune.

 
Moralité : quand on roule sans élastique, il ne faut pas s’étonner de se pendre le slip dans la chaîne.


Les photographies sont accessibles ici.

Scottish Thrill 2013 - Day 2 - Ae



Pour cette première vraie journée de Vtt, nous nous déplaçons à Ae, à une vingtaine de kilomètres de Mabie, notre base opérationnelle. Pendant que nous déjeunons, une légère pluie s'abat sur la région. Crenondidju ... Heureusement, l'alerte fut de courte durée et, dès que le full scottish breakfast fut assimilé par notre organisme, nous pûmes partir au sec vers ce bike park.

Pour une mise en jambe(s), la piste rouge n'était ni trop longue ni trop dure. Cela n'a pas empêché Etienne d'avoir des problèmes avec ses manettes (voir les aventures de Shifter).



dimanche 2 juin 2013

Scottish Thrill 2013 - Day 1 - Mabie



Notre semaine écossaise était planifiée de longue date. Cette année, nous avons doublé notre nombre de participants qui est passé à … six : Christophe, Dominique, Eric, Etienne, Hugues et Marc. Et si le départ s’est fait à six, au retour … ben … nous étions encore assis. Mais il faut bien dire qu’il y avait quand même quelques gravats : Hugues et Etienne, qui étaient déjà bien arrangés avant de partir, sont revenus avec une épaule droite (chacun) en compote. Si cela peut être compris pour Hugues (voir les aventures de Shifter), cela reste mystérieux pour Etienne. Nous hésitons toujours entre un complot céleste destiné à lui faire payer son bricolage à deux balles, un acharnement du (res)sort ou une maladresse congénitale. Nous manquons d’éléments pour déterminer la cause (très) profonde du mâle.




Malheureusement, cette aventure va nous obliger, Marc et moi, une fois de plus, à les attendre au sommet des côtelettes.
Comme d’habitude en Ecosse, la météo était au beau fixe : grand soleil, 20° (au-dessus de zéro) et quelques gouttelettes de pluies avant le départ, le premier jour. Et dire qu’aucun de nous n’avait de crème solaire.
A peine arrivés à Mabie, nous dévidons les voitures dans les chambres et nous enfourchons nos bécanes pour un premier ride de test.
 

lundi 20 mai 2013

Trail de Namur


Cliquez ici pour voir les photos
Ce week-end de Pentecôte était organisé le premier trail de la ville de Namur. Le trail … kesako  me direz-vous ? Le trail, c’est comme le jogging ou le marathon mais dans la nature, de préférence en milieu accidenté (bois, montagne, …) et à Namur, quoi de plus logique que d’emprunter les chemins forestiers de la Citadelle. La distance privilégiée du trail est de 42 Km (comme le marathon). Au-delà (80 km !), c’est le domaine de l’ultra-trail et en decà, c’est le trail … court. Il peut arriver que des chemins goudronnés soient empruntés mais cela ne doit pas dépasser 15% de la distance totale.

Les prix offerts aux 3 premiers de chaque catégorie sont généralement mirifiques : t-shirts et gilets fluos sont les plus recherchés.