J’ai bien pensé à une excuse du style : trop sec, trop mouillé, trop mou, trop dur (quoique !), … mais non. Tout simplement, je n’y arrivais pas. Je n’étais pas le seul, loin de là. J’en ai vus plusieurs qui s’accrochaient aux poignées de leur bicyclette en tentant vainement quelques coups de pédales dans le vide, histoire de simuler. Mais non, ils ont vite dû se retirer de la trace. Et c’est tels des touristes perdus dans un lupanar asiatique que nous sommes arrivés au dessus, en rang d’oignons, un derrière l’autre. Comme je dis souvent à mon épouse : grimper Maquet, ce n’est pas du pipeau.
La rando a continué de manière assez agréable. Je dois bien
dire que mon choix de boudins (spécial boue-qui-colle) n’était pas un « pleasure max » et qu’il aurait
peut-être été plus judicieux de passer aux pneus d’été.
Dans une petite descente bien caillouteuse, plusieurs
participants ont glissé sur la carpette et se sont retrouvés fesses à terre.
Heureusement qu’ils étaient sortis couverts sans quoi ils auraient pu avoir des
problèmes dans les prochains mois.
Dans une autre descente, celle qui arrive côté Sambre, j’ai
vu deux tête-à-queue et, même, un participant faire la brouette avec son vélo
(si si, je vous jure). Bon, il avait perdu sa roue avant mais n’empêche …
Devant moi, j’ai vu un monsieur d’un âge avancé (j’espère qu’il
ne me lit pas) faire sa rando sur une bicyclette hollandaise. Oui oui, une de
celles avec un emplacement grillagé pour poser ses courses au dessus de la roue avant. D’ailleurs,
il ne devait pas être très bien fixé car j’ai remarqué qu’il mettait souvent la
main au panier de sa hollandaise.
Arrivé au départ (vers le 25ème kilomètre pour moi),
je suis descendu du train en marche pour me délester la bourse de 5 euros afin
de me donner bonne conscience. J’ai offert mon bracelet Houppe gratuite au
monsieur avec son vélo hollandais, histoire de l’encourager.
Je ne pense pas déflorer la prochaine rando en annonçant que
ce sera le Tienne Maquet en descente ou pas du tout.
J’espère que vous avez bien compris que ce texte était à
prendre au cinquantième degré … de gris et n’oubliez jamais que le VTT, et le
vélo en général, est avant tout une histoire d’amour.
Eric










































