Aartrijke 22/02/2015 from eric hourant on Vimeo.
Une fois n’est pas coutume, nous avons booké un week-end à
Oostkerke dans le petit hôtel où nous avons l’habitude d’aller : Het oud gemeentehuis, à côté de Damme, en plein dans les Polders.
Comme nous avons maintenant l’habitude d’embarquer nos
vélos, j’ai quand même regardé dans le calendrier si, par le plus grand des hasards,
il n’y aurait pas une quelconque rando Vtt organisée dans le coin. Bon, vu la
région, je n’y croyais pas tellement mais je me trompais. Ce n’est pas une mais
deux (oui, oui) randos que j’ai trouvées. Une le samedi et la seconde, le
dimanche. Je ne m’attendais pas à ce que Valérie saute de joie en voyant cela
mais, à nouveau, que nenni. Elle a dit « oui » de suite et pour les
deux.
N’étant pas homme à repousser les bonnes volontés, j’ai donc
préparé les vélos pour deux randos consécutives.
Samedi matin, après un solide petit déjeuner, nous avons
pris la direction de Knesselare, à une trentaine de kilomètres. Là, on a vite
compris que les randos en Flandres, ce n’est pas tout à fait la même chose que
chez nous. Dans notre coin, en hiver, on est généralement content avec 250
participants. L’année dernière, à Knesselare, il y en avait 650. Et,
croyez-moi, à cette saison, il faut être fort pour rameuter une telle foule. A
l’arrivée, au parking, nous sommes dirigés vers une place libre par un monsieur
à vélo. Première bizareté : on nous demande cinquante centimes pour le
bike park. Mais, bon, à ce prix là, il fallait montrer patte blanche aux cerbères
pour pouvoir récupérer nos montures. A l’inscription, nous sommes accueillis
par un orchestre local et des chansons à la Will Tura … mais, heureusement, sans
Will Tura. 5 euros, ok, comme chez nous. On a pu même remplir nos bidons de
boisson « énergétique » (le genre de truc que tu te dis qu’avec un goût
aussi dégueulasse, cela doit forcément faire de l’effet) et nous avons reçu
divers goodies (des tetrabricks de lait chocolaté) que nous nous sommes
empressés d’enfermer dans la voiture.
Nous voilà partis. Bon, autant vous mettre à l’aise, nous
avons terminé avec 42 kilomètres au compteur ce qui correspond à une bonne rando
à Namur. Côté dénivelé … comment dire ? …. C’était plutôt … plat :
104 mètres. Oui, je sais, cela peut paraître minable alors que nous sommes
habitués à des 800-900 mètres sur de telles distances.
Cela avait beau être plat mais je peux vous assurer que, une
fois sur leur vélo, pour suivre les flamands, il faut être vachement costaud.
Là bas, en Flandre, on roule en groupe, en famille, en comité, en club, en
association, en entreprise et même en syndicat. Et ça roule de 7 à 77 ans.
Soyons honnêtes, nous n’avons quand même pas étés minables. Non, nous avons dépassé
un couple qui, à eux deux, devaient dépasser la demi-tonne et un monsieur dont
le pneu arrière était crevé et qui n’avait rien pour réparer (on l’a laissé sur
le bord de la route sans rien lui demander, na !).
C’est quand même la première fois que nous faisons l’entièreté d’une rando sur le grand plateau. Cela dit, nous avons dépassé notre moyenne horaire habituelle de plus de 30%.
C’est quand même la première fois que nous faisons l’entièreté d’une rando sur le grand plateau. Cela dit, nous avons dépassé notre moyenne horaire habituelle de plus de 30%.
A la fin de la rando, nous sommes passés par le bike wash.
Chez nous, on a généralement droit à trois ou quatre biesses tuyaux d’arrosage au débit
prostatique. A Knesselare, une douzaine de lignes nous attendaient. Nous avons
du modérer leur débit sous peine de voir la peinture de nos vélos se tailler en
douce.
Dimanche matin, toujours après avoir calé un petit-déjeuner
dans notre arrière-estomac, nous sommes partis avec armes et bagages vers Aartrijke,
toujours à une trentaine de km. d’Oostkerke. Les inscriptions étaient possibles
jusqu’onze heures et nous sommes arrivés juste à temps. Quatre euros pour deux
ravitos, plus une tartine d’américain à l’arrivée, c’était correct.
A Aartrijke, c’était déjà plus costaud que la veille. Allez,
je vous donne les chiffres : 39 kilomètres et on a explosé le dénivelé en passant
à … 105 mètres. Pas mal de chemins le long des champs nous ont forcés à monter
sur nos pédales. Là, cela se rapproche déjà plus du vtt tel que nous le
connaissons.
Nous sommes partis en même temps que trois jeunes locaux … dont
une fille sur un vélo de ville. Valérie s’est mise en tête de leur passer
devant le nez et, certaine de son coup, cheveux au vent, elle est passée « à
l’attaque » et a commencé à accélérer. Mais l’adversaire était fort, très
fort. Sur le bitume, on se faisait à chaque fois prendre plusieurs dizaines de
mètres que nous arrivions tant bien que mal à combler dans les portions
boueuses. Mais après une dizaine de kilomètres, Valérie a bien dû ranger ses ambitions
dans le placard de ses rêves révolus en prétextant un problème mécanique et
nous avons laissé filer les trois locaux.
A l’arrivée, la tartine nous attendait, de même qu’une
douche bien méritée. Nos montures, elles, ont eut droit à un bike-wash en mode « haute
pression ».
Bon, vous nous connaissez, nous ne sommes pas couple à
rester sur une humiliation. Nous avons rebooké un autre week-end. Et là, je
vous jure que nous serons prêts et équipés pour les affronter. D’ailleurs, mon
stock de punaises et de clous est déjà préparé. Et si ce n'est pas suffisant, je partirai avec ma batte de baseball. Qu'ils se le disent !
Là, je dois vous laisser parce que j’ai encore quelques kilos
de sable à enlever de nos vélos et probablement remplacer les transmissions, les plaquettes de freins et la moitié des joints.
Eric