dimanche 19 juin 2016

Nous, les réfugiés climatiques ...

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Par la météo actuelle qui transforme les bassins d’orages en pots de chambres de vieux grabataires prostatiques, qui fait pisser les petits ruisseaux dans leur lit jusqu’à ce qu’ils deviennent aussi spongieux qu’un matelas sur un tas d’ordures et qui fait ressembler nos sous-bois à des fonds de couches culottes de 3 jours, nous avons décidé de nous trouver un refuge pour une semaine.

Nous voulions également nous mettre à l’abri des hordes de décérébrés sauvages qui encouragent une bande de gamins millionnaires en courte culotte donnant des coups de pieds à une balle en cuir (qui ne leur a rien fait) fabriquée par des adolescents pakistanais pré-pubères.

Nous avons donc demandé asile sur le toit du monde. Toutefois, celui-ci étant bien encombré par les boîtes de conserves de la dernière expédition sino-japono-friponne ainsi que par quelques membres résiduels du dernier tremblement de terre népalais (mais pas beau non plus), nous avons choisi quelque chose de plus bucolique (on n’est pas des boeux, quand même) se situant entre le signal de Botrange et le sommet du Mont-Blanc, à savoir : l’arche de noël (NDLR : c’est de saison) du Club Med de Peisey Vallandry. A 1600 mètres, on devait être protégé de la montée des zoos.  

Comme nous souhaitions également nous mettre à l’abri des autres décérébrés (souvent les mêmes que les premiers) qui menaçaient de bloquer les raffineries de pétrole, nous avons emporté nos engins à propulsion humaine (on nait jamais trop prudent) afin de ne pas rester bêtement immobilisés en manque de sens.

Tout cela, sans même parler des brexités du bulbe qui veulent tout casser sans se tracasser ni se décarcasser et qui se prennent le melon à penser (pour ce qu’ils peuvent encore) qu’avancer seul en regardant ses orteils vaut mieux que marcher en groupe, la tête haute. Ils ne devront pas s’étonner de recevoir une douche écossaise sans parler des irlandais qui leur chanteront une ballade.

Bref, nous devons probablement être les premiers réfugiés climatiques de l’histoire de la drache nationale. « Réfugiés », mais 4 étoiles quand même : suite climatique, restaurant gastronormatique, personnel stylé et souriant et, bien entendu, une équipe de vttistes super compétente qui nous a concocté quelques sorties en altitude pas piquées des hannetons.

Nous avons enfin revu le soleil et ressenti sa chaleur qui a rendu les chemins aussi secs qu'une vieille bonne-sœur exilée dans un couvent perdu au fond du Kampuchéa oriental.

En une semaine, nous avons escaladé plus de 4000 mètres pour une distance d’à peine 150 Km. Gloups. Nos guiboles ne sont pas prêtes d’oublier cela.

Eric


samedi 4 juin 2016

Grimpday 2016

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Le Grimpday est une compétition internationale qui réunit les services de secours de plusieurs pays. Pour cette onzième édition, pas moins de 21 équipes ont participé. Les pays d'origine sont la Tchéquie, l'Espagne, la Belgique, la Suisse, le Royaume-Uni, la Slovénie, le Canada, la Pologne, l'Allemagne, la France et Taïwan.