lundi 27 avril 2020

JC + 43 : de nouveaux potes


Comme la pluie est annoncée pour le reste de la semaine, je suis reparti avec mon vélo (pff … quelle corvée 😜) pour un tour d’une cinquantaine de kilomètres dans la campagne. Je me suis fait de nouveaux copains 👍qui sont encore plus confinés que nous.






dimanche 26 avril 2020

JC + 42 : nous avons la frite



La distanciation sociale que je pratique déjà depuis très longtemps ne me pose pas de problème. Le confinement, non plus. Et c’est même une très bonne chose car cela m’évite d’être obligé de rencontrer des gens que je ne veux pas voir. Au moins, maintenant, j’ai une bonne raison : « j’peux pas, j’ai confinement ». 

Le coiffeur ? Bof, mes crolles ont tendance à repousser mais un bon petit coup de Veet et le problème est vite réglé. Les écoles fermées ? Dommage que ce n’est pas avec les gosses dedans.

La bouffe, c’est très bien aussi. Nous n’avons jamais mangé aussi varié et aussi sain que depuis un mois. Tout est une question de choix, la preuve :


La bière ? Pfff … pas de problème, j’avais fait mes réserves.

Mais s’il y a une chose qui me manque, c’est bien … une bonne frite de la frituur.





vendredi 24 avril 2020

JC + 40


Salut les gars ! Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, avec le confinement, je suis en train de me faire une pêche d’enfer. Je roule chaque jour et je sens mon pic (de forme ) arriver juste à temps pour la fin du confinement. Alors, les Froome & Co, garez-vous parce que j’arrive et çà va pas être la fête au slip pour vous.






jeudi 16 avril 2020

JC + 30


On trouve plusieurs catégories de confinés. 

Il y a d’abord ceux pour qui l’école est un enfer et qui se trouvent pleinement heureux en cons finis. Les mathématiques ne sont pas leur point fort, le calcul mental peut encore passer à l’exception de la partie « mental ». Ils ont appris à compter mais n’ont pas encore compris que 5 était plus grand que 2. Le point positif est qu’ils se retrouveront dans les statistiques de Marius Gilbert dans trois semaines.



Ensuite, on trouve les emplumés qui vivent leur confinement à l’extérieur en famille. Eux, ils prennent bien soin d’éloigner tous les étrangers par des cris d’orfraie et malheur à celui qui ose s’approcher.










A la campagne, on trouve également d’autres confinés qui profitent du beau temps en extérieur. Ils n’ont pas bien compris que si les sorties sont autorisées, il n’est pas permis de s’arrêter. Il faut être en mouvement.














Quant à nous, après avoir liquidé tous les aliments frais, nous nous sommes attaqués à la cueillette en extérieur en saccageant les plantations d’orties du voisinage (mais, bon, c’est mieux que de bouffer des pissenlits … par la racine). Aujourd’hui nous avons entamé les réserves de surgelés. Nous espérons encore en trouver très longtemps.



A part cela, la Meuse est belle et nous sommes au bord d'elle.






dimanche 12 avril 2020

JC + 25


Après autant de jour de confinement, la bouffe commence à manquer. Nous en sommes réduits à redevenir des cueilleurs. J’ai déjà liquidé toutes les herbes de notre pelouse. Aujourd’hui, on s’attaque aux orties.

Je pense au moment où nous devrons commencer à recueillir des vers de terre.

Comme le seul plaisir qu’il nous reste est vélocipédique 🚲, nous ne nous en privons pas. Nous sommes en train d’exploser nos compteurs de forme. Quel dommage de ne pas pouvoir mettre la pâtée à Vincent au mois de juin 😈.

Eric









lundi 6 avril 2020

Le confinement, JC +19 : les masques.

Il semble que la question existentielle (au sens littéral du terme) est de savoir s’il faut ou pas porter un masque dès que l’on sort de sa cellule maison.


Sans masque, c’est ce qui est recommandé par les autorités belges, à condition de retenir sa respiration quand on croise quelqu’un (à plus de 1.5 m), il n’y a aucun problème. Le résultat est que les membres du gang des petits vieux tombent comme des mouches dans les grands magasins (qui ne sont plus si grands que cela depuis 3 semaines). Ils sont tout bleus, on dirait des schtroumpfs.

Avec masque, se pose le problème du choix. Les masques chirurgicaux et FFP2 étant réservés pour les corps médicaux, c’est déjà rapé. A moins d’avoir braqué un des transports convoyés par les forces spéciales ou récupéré un usagé comme ceux que l’on trouve par terre à chaque carrefour, cela devient extrêmement difficile de s’en équiper.

Reste alors le masque artisanal. Là, le choix est quasiment infini. Cela va du vieux bavoir de table usagé en passant par la serviette hygiénique (à placer dans le bon sens, autocollant vers l’intérieur), la version prêt-à-porter de l’atelier protégé ou, le top, la haute couture sur mesure.

Dans ce dernier cas, le choix du tissu est primordial. Il ne faut pas oublier que les stocks disponibles ne sont pas infinis. Si vous ne voulez pas vous retrouver avec des petits cœurs roses sur la figure, il vaut mieux commander tôt.

Moi, par exemple, je voulais un masque comme celui-là :

 


















 … et je me suis retrouvé avec ceci :
 










Avoir un masque, c’est bien mais encore faut-il le porter correctement. Les élastiques s’accrochent aux oreilles (çà, en général, c’est bon). Mais il ne se glisse pas sur la tête (sauf si vous sortez de votre synagogue) et il ne se porte pas sous le menton (sauf sur les pistes de ski pour ne pas avoir froid). Il ne se met pas non plus sur les yeux (sauf pour dormir). Ah oui … il se place sur l’avant du visage. Si vous le mettez derrière la tête, le premier coup de vent vous donnera l’air d’un voilier qui a déployé son spinaker. Ce masque, il doit couvrir le nez et la bouche. Pour certains, si cela pouvait les empêcher de parler, ce ne serait pas plus mal et pour d’autres, ce serait encore mieux si cela leur permettait d’éviter de respirer.

Ce matin, Valérie m’a envoyé au casse-pipe. Quand tu te balades avec ce type de masque (le brun avec l’espèce de treillis), ce qu’il y a de bien, c’est que dès que quelqu’un arrive en face, le quidam change de trottoir. Je suppose que je devais avoir la tête d’Hannibal Lecter ou alors, que je sentais très très mauvais de loin. Cette dernière option ne m’a pas rassuré parce que, moi, je ne sentais rien.

Avec ce masque, tu crèves tellement de chaud que tu envoies plein de buée sur tes lunettes. A coup sûr, je vais me prendre un poteau dans la gueule et, avec la chance que j’ai, je me retrouverai avec un gros ambulancier à moustache pour me faire du bouche-à-bouche et qui me refilera certainement le covid. Moralité : masque ou pas, tu te retrouves aux urgences avec un tuyau à chaque bout de ton tube digestif.

Eric


dimanche 5 avril 2020

Le confinement, JC + 18


Bon, en ce qui me concerne, je pratique la distanciation sociale depuis pas mal d’années. La situation actuelle n’est donc pas problématique. De plus, cela fait déjà une bonne trentaine d’années que je suis confiné avec Valérie. Pas de problème non plus. Euh … enfin si … mais je vis avec, comme qui dirait que je fabrique des anticorps (style carapace) mais que je ne fais pas de rejet. Cela s’appelle le commensalisme (allez voir au dico).


Mais là, j’ai entendu qu’on menaçait de ne plus pouvoir sortir le vélo à plus d’un kilomètre de chez moi et mon (bon) sang n’a fait qu’un tour (de roue). Cela fait trois mois qu’il fait un temps de chiotte et, aujourd’hui, on annonce 20° à l’ombre. Même si on n’est pas obligé de s’y mettre, cela fait quand même beaucoup.

Du coup (de pédale), j’ai sorti les vélos pour un tour de 50 kilomètres (avec ma confinée). Na !
Cela dit, il serait temps que cela se déconfine. En passant devant la friture, je me suis surpris à saliver. C’est grave, docteur ?

Eric