vendredi 11 novembre 2016

« Raid » à Porto

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« Raid » à Porto

Le terme n’est pas anodin.

En effet ceux qui pensent réserver un gentil petit citytrip d’automne dans l’intention de flâner encore quelque peu au soleil avant d’affronter l’hiver se trompent.

Un séjour à Porto requiert un solide entraînement de plusieurs mois, ainsi qu’un test à l’effort chez un médecin du sport, un certificat qui atteste de l’absence de toute pathologie cardiaque, de la solidité des genoux, du parfait équilibrage des hanches et du bassin, ainsi que de la musculature du dos. La Tienne Holà, à côté de ça, c’est du pipi de chat !!!

Accessoirement un certificat de bonne vie et meurs, au vu du nombre d’églises et de saints qui jalonnent la ville.

Par contre, si votre vue commence à baisser, c’est le moment d’y aller sans lunettes ! cela vous évitera le malheureux constat de l’état de délabrement de la majorité des bâtiments, maisons et édifices, en partant des trous dans les toitures, jusqu’à l’absence totale ou partielle de vitres et la déconfiture des châssis.

Nous devons le dire, même si Porto est doté d’un charme fou et d’une attractivité débordante, c’est la ville la plus délabrée qu’il nous ait été donné de voir, à ce jour, en Europe de l’ouest.

Témoins d’un passé très riche, une grande majorité des magnifiques bâtiments Art Nouveau et des maisons de maîtres sont actuellement dans un état d’abandon total, bien qu’occupés à tous les étages.

Ajoutons comme note particulièrement positive pour clôturer : un soleil généreux, un grand ciel bleu, le fleuve et l’océan, une palette de couleurs magnifique et l’immense gentillesse des portugais, souvent totalement désintéressée et gratuite.


Valérie

mardi 1 novembre 2016

VTT à Hoeilaart


Aujourd’hui, nous avons participé à notre troisième classique automnale flamande à Hoeilaart. 

Une météo radieuse était annoncée. Je suppose que cela devait provenir du reste de l’été indien que les canadiens nous ont fourgué afin que nous signions leur traité commercial. 

Au départ de Namur, nous étions plutôt dans la brume aussi avons-nous décidé de postposer notre réveil matin d’une heure, histoire de ne pas se la refaire « gorilla in the mist » et de voir où nous posons nos roues.

Bien nous en a pris car quand nous sommes arrivés vers 10h, une place venait de se libérer à 30 mètres des inscriptions. Il s’agissait probablement d’un gusse qui était parti très tôt en décidant de ne pas suivre une allure de corbillard et qui a roulé à tombeau ouvert pour être revenu à temps pour faire les tombes. Ben oui, quoi, c’est la tousse, hein !

Le tracé était planté pas très loin de celui de la semaine dernière à Overijse mais nous sommes partis dans une direction tout à fait différente puisque la quasi entièreté de la rando s’est passée dans la forêt de Soignes qui est superbe en cette saison.

Je vous vois venir, la forêt de Soignes, des grandes et larges allées toutes plates, un virage tous les 3 kilomètres… Que nenni ! Comme l’année dernière nous avons roulé dans pas mal de singletracks bien sinueux et rapides à souhait. Bon, vous me direz que ce n’est pas toujours simple quand on a un de ces anabolisés aux fesses qui fait le forcing pour passer. Mais heureusement, tout le monde ne se prend pas la citrouille sur cette rando et les choses se sont bien passées.

J’ai quand même assisté à deux belles chutes dans des descentes, ma foi, assez techniques. Le premier est resté sur le carreau, l’épaule en compote, et l’autre a failli y laisser ses os mais il s’est relevé de sa tombe pour repartir tant bien que mal.

Le fléchage était très bien. Aucun marquage au sol et uniquement des flèches fluos jaunes en plastique attachées à des piquets, murs, arbres, … C’est propre et non polluant. A mon avis, c’est vraiment la voie à suivre.

Le ravito était correct. On y trouvait les habituelles gâteries ainsi que cette espèce de liquide qui a le goût et la couleur d’une eau de vaisselle refroidie et qui est sensée nous booster jusqu’à l’arrivée ou, à tout le moins, jusqu’à l’arrêt à la prochaine feuillée.

A l’arrivée, cinq ou six postes de bike wash étaient opérationnels avec suffisamment de pression que pour enlever la poussière accumulée par nos destriers. Nous n’avons pas vu l’ombre d’une flaque d’eau de la journée.

La météo était vraiment exceptionnelle. Alors, je ne sais pas pour vous mais moi, je pense que le réchauffement climatique est inéluctable alors, autant en profiter. Ceux qui veulent lutter contre n’ont qu’à vivre à frigo ouvert.

Eric