samedi 15 avril 2017

Stockholm au paradis du outdoor...

Eric bat des records de shopping...


Stockholm
Hahlofs


Stockholm
Peak performance


Stockholm
Berghen


Stockholm
Fjall raven


Stockholm
Icebreaker


Stockholm
Vaude


Stockholm
Sprayway


Stockholm
The north face


Stockholm
Meindl

Stockholm -6 degrés a Pâques....
Chouchou shopping and Starbucks....

mardi 11 avril 2017

VTT en série américaine

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis fan de séries policières américaines avec lesquelles le VTT partage pas mal de similitudes.

Un épisode d’une série ne commence pas directement par le générique. Histoire de planter le décor (ou la victime), on passe d’abord quelques images bucoliques, le paysage, la rue, un couple de jeunes qui se bécotent, … Juste ce qu’il faut pour savoir où placer ses deux neurones. Au départ d’une rando, le paysage est évident, la distance entre notre place de parking et les inscriptions est directement proportionnelle au succès  de la rando. Plus il y a de monde, plus on stationne loin. Au vtt, on ne se bécote pas (quoique …) mais on lorgne le matériel environnant : monoplateau, clips, pneus boue, carbone, tige de selle, … Les adversaires se jaugent : moule bite ou short, jambes rasées ou forêt amazonienne, mitaines ou gants, en long ou en court, francophone ou néerlandophone, …

A la télé, juste avant le générique, les deux jeunes s’aperçoivent qu’ils s’apprêtent à fort niquer sur un cadavre, la fille pousse un cri perçant … générique. Chez nous, c’est un peu moins théatral : les chronos, le couteau entre les dents,  se poussent des épaules sur la ligne de départ en pensant enfoncer leur opinel entre les omoplates de celui qui est devant … départ.

Le générique a cela de bien que l’on connaît les « héros » qui seront encore présents à la fin de l’épisode. On y présente parfois la guest star, au bord de l’oubli, qui espère relancer sa carrière. Au Vtt, c’est plus simple : on est certain que tous ceux qui partent reviendront et il n’y a pas de vedette. En matière de relance, par contre, nous sommes les spécialistes.

Bon, le mort l’est toujours, les détectives détectent, les suspects suspectés sont connus, tout se met joliment en place. Le départ est lancé, les premières jambes rasées poussent les premiers touristes dans le fossé et le premier qui rouspète se fait traiter de con. On adopte un rythme de croisière. Rien d’extraordinaire. Le public est chaud comme les pop-corns.

Quand survient le premier événement : la coupure de pub où une actrice sirupeuse vous vente les mérites de la choucroute mexicaine ou des sardines suisses. Chez nous, c’est le premier ravito qui offre une ligne rapide aux lapins de garennes qui ont juste le temps de pointer, attraper une banane, pisser un coup, tout cela au vol, sans mettre pied à terre. Moi, je préfère le mode ravito gourmant qui me permet d’avaler des morceaux de banane, du chocolat, des gaufres, des quartiers d’oranges, du matoufet, quelques verres de boisson revigorante et un petit chocolat pour le dessert. On pisse quand même un coup sur la haie du voisin, histoire de bien la crâmer et de rendre le sourire à son propriétaire pour l’édition de l’année suivante. Et on repart, bien lestés.

Après la coupure, les choses se décantent. Les détectives qui ont bien détecté montrent leur talent de constatateurs : « Bon sang, Jack, la balle qui lui a perforé le tympan n’était pas mortelle ». « Mais oui, Jane, cela signifie donc qu’il était déjà mort avant, çà alors ! ». Au passage, vous remarquerez que le nom des inspecteurs dépasse rarement deux syllabes : Jack, Tip, Nick, Jane, Tony, … une par neurone et cela nous permet de bien suivre les événements. Bon, il y a bien un Horacio de temps en temps mais c’est plutôt une exception. Les policières sont généralement carénées comme des fusées Saturne, avec les capots moteurs bien en évidence.

En matière de patronymes, nous ne nous défendons pas trop mal quoiqu’avec un niveau d’originalité supérieur mais toujours avec deux syllabes (grand-maxi) : Duj, Pili, Mastro, Robs, Punky, Myco, … Le niveau de constatation, lui, a plutôt tendance à s’effondrer et les carénages sont plutôt du côté des garde-boues.

Là, nous sommes dans le vif du sujet. Les suspects sont vite dé-suspectés un à un. « Morton n’a pas pu tuer Max car il a été vu sur des caméras de internes au casino de Las Namuros » dit Gips à Tony, le sourcil en coin, avec l’air de dire que les images pourraient être truquées.

En Vtt, les caméras sont absentes. Sauf les Gopro et leurs images qui vous donnent l’impression d’avoir picolé sur de la tôle ondulée en vous vibro-massant quand vous les regardez. Les favoris se décantent et nombreux sont ceux obligés de ravaler leur fierté en laissant s’échapper les meilleurs. Ceux-là sont toujours suspectés de triche à leur arrivée mais personne n’ose le dire tout haut.

Arrive la seconde coupure où les mêmes hôtesses peroxydées veulent nous fourguer des tampons hydrosolubles avec avertisseurs sonores et des démontes pneus électrosensoriels. Tout cela pendant que mipmip se pointe pour gober une épluchure d’orange, pisser un coup (ben oui, avec ce qu’ils mettent dans leur bidons, vous pensez bien que cela doit s’évacuer ) et repartir au grand galop (c’est une image !) dans un nuage de poussière, face au soleil couchant. Pour les autres, ce sont plutôt les chips, le reste des bidons d’eau remplis à l’eau du village et il n’y a plus de chocolat parce que vous vous êtes empiffré au premier ravito et que tout le monde vous est passé devant.

Dans les séries américaines, le multiculturalisme est de rigueur. Chez nous, c’est plutôt le culturisme mais, bon, d’un côté à l’autre de l’Atlantique, on peut bien accepter quelques différences. Dans l’équipe de base, on trouve toujours un inspecteur blanc, un noir, un jaune, un rouge, un mélange de tout cela et, souvent, l’inspectrice est blanche et blonde. Je suppose que c’est parce qu’ils ont du stock à écouler. Quant à moi, j’ai un VTT noir et orange et comme vous le savez, orange is the new black. Je suis donc très raccord.

A ce moment, les jeux sont quasi faits. Le coupable est dans la dernière ligne droite mais cela peut encore changer sur incident technique, comme une crevaison ou une chute (quoiqu’en y réfléchissant, il y a toujours une chute dans les feuilletons). Le vttiste lui, sent l’écurie (et la transpiration), il voit la victoire devant lui mais c’est sans compter sur Bill qui lui envoie une hache entre les yeux car finalement, c’était lui, le vrai coupable. Bill, l’ami de longue date, le confident de tous les jours et, accessoirement, le chef de la brigade des policiers qui n’a pas supporté qu’on lui pique sa petite amie lors du bal de promo de 1981.

Fin de l’histoire ….

Mais ce n’est pas terminé. Comme partout, il y a des leçons à retirer de l’épisode. Jack qui était secrètement amoureux de Jane lui roule un patin (de frein) pendant que jambes rasées raconte à qui veut l’entendre qu’il était déchaîné et que c’est ce qu’il lui a valu de  mettre deux heures dans la vue de tout le monde. Mais là, il est un peu pressé par un besoin urgent. Ben tiens … tu penses bien que, chargé comme il était, il faut bien évacuer.

Moi, j’arrive trois heures plus tard. Il n’y a plus de bière et les pains saucisses sont froids (ou carbonisés, selon la saison). Le bike wash n’a plus d’eau et de toutes façons, je m’en fiche puisque ma voiture est toute seule au milieu du parking.

I’m a poor lonesome cowboy …

Générique …

Saison deux la semaine prochaine …

Pub …


Eric 






dimanche 2 avril 2017

VTT La Belgradoise

Comme j’habite au pied de la Citadelle, j’ai pris le train en marche … au pied du Tienne Maquet. Bon, il faut que je vous explique : le Tienne Maquet, c’est un peu comme le sexe, il n’y a qu’un sens qui fait du bien. En ce qui me concerne, j’ai abandonné après les préliminaires (qui, dans mon cas, ont quand même pris quelques minutes). 

J’ai bien pensé à une excuse du style : trop sec, trop mouillé, trop mou, trop dur (quoique !), … mais non. Tout simplement, je n’y arrivais pas. Je n’étais pas le seul, loin de là. J’en ai vus plusieurs qui s’accrochaient aux poignées de leur bicyclette en tentant vainement quelques coups de pédales dans le vide, histoire de simuler. Mais non, ils ont vite dû se retirer de la trace. Et c’est tels des touristes perdus dans un lupanar asiatique que nous sommes arrivés au dessus, en rang d’oignons, un derrière l’autre. Comme je dis souvent à mon épouse : grimper Maquet, ce n’est pas du pipeau.

La rando a continué de manière assez agréable. Je dois bien dire que mon choix de boudins (spécial boue-qui-colle) n’était pas un « pleasure max » et qu’il aurait peut-être été plus judicieux de passer aux pneus d’été.

Dans une petite descente bien caillouteuse, plusieurs participants ont glissé sur la carpette et se sont retrouvés fesses à terre. Heureusement qu’ils étaient sortis couverts sans quoi ils auraient pu avoir des problèmes dans les prochains mois.

Dans une autre descente, celle qui arrive côté Sambre, j’ai vu deux tête-à-queue et, même, un participant faire la brouette avec son vélo (si si, je vous jure). Bon, il avait perdu sa roue avant mais n’empêche …

Devant moi, j’ai vu un monsieur d’un âge avancé (j’espère qu’il ne me lit pas) faire sa rando sur une bicyclette hollandaise. Oui oui, une de celles avec un emplacement grillagé pour poser ses courses au dessus de la roue avant. D’ailleurs, il ne devait pas être très bien fixé car j’ai remarqué qu’il mettait souvent la main au panier de sa hollandaise.

Arrivé au départ (vers le 25ème kilomètre pour moi), je suis descendu du train en marche pour me délester la bourse de 5 euros afin de me donner bonne conscience. J’ai offert mon bracelet Houppe gratuite au monsieur avec son vélo hollandais, histoire de l’encourager.

Je ne pense pas déflorer la prochaine rando en annonçant que ce sera le Tienne Maquet en descente ou pas du tout.

J’espère que vous avez bien compris que ce texte était à prendre au cinquantième degré … de gris et n’oubliez jamais que le VTT, et le vélo en général, est avant tout une histoire d’amour.

Eric