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mercredi 29 août 2018

Un massage au poil


Avant de passer sur la table de massage, il y a des procédures à respecter.

D’abord, tu dois prendre rendez-vous en personne. Quand tu arrives, tu es reçu par une jeune fille en pyjama qui t’accueille avec le sourire d’une poule qui vient de pondre son premier œuf. Un peu stone, elle te parle très doucement avec le ton monocorde d’un serpent qui endort Mowgli avant de le déguster. Puis, tu te rends compte qu’ils sont tous comme cela et tu finis par te demander si tu ne t’apprêtes pas à entrer dans une secte, celle des pyjamas noirs.

La prise de rendez-vous se termine par demander ce que tu souhaites comme type de massage et s’il y a des endroits de ton corps à éviter. Bon, ok, on ne te demande pas celles où tu souhaites être manipulé mais, bon, n’insistons pas avec les illuminés. Une fois le rendez-vous enregistré, je me suis quand même demandé si je n’étais pas en train de faire une boulette.

Le jour J à l’heure H, je me présente devant l’autel. Kaa m’attend, les yeux en tête d’épingle, avec le kit du parfait petit massé : un peignoir (blanc), une paire de … semelles qui sont en fait des slashes et, oh surprise, une espèce de cache sexe en papier noir (j’ai supposé que c’était pour l’arracher plus facilement).  Comme je tiens quand même un minimum à ma vertu, j’ai préféré enfiler mon maillot de bain (méfiant que je suis, j’en avais un dans ma poche).

Ensuite, la vestale m’a emmené à ma masseuse qui s’appelle … Juan et qui affiche une barbe de cinq jours. Gloups ! Sur le coup j’ai pensé que j’aurais dû m’équiper d’une ceinture de chasteté mais c’était trop tard.

Juan m’a guidé vers la pièce où il officie. En son centre, trône une espèce de banc avec un trou à une de ses extrémités. Tu dirais une chaise percée sauf que, là, c’est l’autre extrémité de son tube digestif que l’on y place. La musique d’ambiance est du style à endormir un troupeau de zombies en rut en moins de temps qu’il ne faut pour le dire mais je n’étais pas d’humeur à tomber en pâmoison en maillot de bain.

Je m’installe donc sur cet engin, la tête dans le trou et les fesses en l’air. La vue était … comment dire … imprenable … sur les orteils de Juan.

A ce moment, tu te rends compte que tout est joué. En fait, le massage ressemble très fort à un combat de Sumo où un seul des adversaires tourne autour de l’autre. Les règles sont simples : le propriétaire des orteils doit trouver l’endroit le plus sensible de ton corps (ce qui n’est pas très difficile) et le combat peut commencer ! Le Sumo vertical s’évertue à appuyer le plus possible sur la zone sensible pendant que celui en slip doit feindre le stoïcisme le plus total. Ce jeu de serpent et de mangouste peut durer assez longtemps. Il est même permis de feindre la douleur pour diriger l’adversaire vers un endroit tout à fait inoffensif. J’ai essayé mais Mister Orteils 2018 a déjoué la manœuvre et est revenu à la charge à une autre place. Pas à dire mais ils sont très forts, ces pyjamas noirs.

Le jeu a duré une petite heure et s’est soldé par la victoire de la femme à barbe.
Cela dit, à la sortie, je n’avais plus mal aux endroits sensibles. Tout le reste n’était que douleur, mais au moins, ma vertu était sauve.

Eric

mercredi 8 août 2018

Mise en place de l'Enjambée


Pour rappel, l’Enjambée, c’est le nom choisi par les namurois pour baptiser la nouvelle passerelle cyclo-piétonne qui va être installée … en face de chez nous. Ce n’est pas vraiment le petit nom que j’avais choisi. Je préférais … l’entrejambe. Mais, bon, chacun ses goûts et les namurois, coincés qu’ils sont, ont fait un autre choix … Bref !

Pour ceux qui connaissent, sur 500 mètres, Namur est traversée par 3 ponts :
  • le pont de Jambes qui doit dater des romains. Etroit et peu pratique pour les piétons et les cyclistes, c’est celui que nous utilisons régulièrement pour nous rendre à pied au centre-ville
  • le pont des Ardennes qui est légèrement décentré et que nous n’utilisons qu’avec la voiture
  • le pont du Luxembourg est celui sur lequel passe le train. Il est doublé d’un accès piétonnier et, parait-il, cycliste. Très mal foutu, sale et mal famé, il est peu utilisé.

Comme nous avons beaucoup de pognon et que le bourgmestre (à mi-temps) de Namur est un peu mégalo, il a été décidé de construire un quatrième pont qui passera par le nouvel aménagement du Grognon (en cours de travaux jusque 2020). Ce pont, une passerelle en fait, est financé par la Région Wallonne (qui a du pognon aussi) et l’Europe (qui est pétée de thunes). Il est exclusivement réservé aux vélos et aux piétons.

Ne croyez pas que je critique pour le plaisir (même si ce n’est pas entièrement faux 😊) parce que l’installation de cette passerelle va nous mettre le centre de Namur à 2 minutes à pied. C’est dire si nous sommes intéressés.

La base jamboise de cette passerelle a nécessité l’expropriation et la démolition de 6 maisons. Les travaux ont commencé en 2017 par des grues, des bulldozers, des camions et une espèce de foreuse géante destinée à installer des pieux sécants.  Ces opérations nous ont cassé les oreilles pendant des mois.

La Belgique comptant pas mal d’entreprises compétentes aussi il a été décidé de confier le chantier à … des espagnols. Les premiers éléments métalliques sont arrivés en juillet sur des camions … portugais. Les 5 pièces de 37 tonnes chacune sont assemblées sur une barge, juste devant nos fenêtres par les ouvriers ... espagnols assistés de quelques ... hollandais. Vendredi, la barge sera mise en place par un remorqueur (pousseur) ... allemand.

Le week-end prochain, l’idée est de mettre la barge en travers de la Meuse et de remplir la barge d’eau pour faire descendre la passerelle en espérant qu’elle tombe pile dans les bases de chaque côté de l’eau. J’espère qu’ils ont bien calculé leur coup sinon on va se retrouver avec la passerelle de la Méduse.

Comme ils ont pris du retard (tiens, tu m’étonnes !), ils sont en plein sprint, à deux équipes, 24 heures sur 24. C’est vraiment top : la nuit, à moitié endormi, tu te relèves pour pisser et tu te retrouves nez à nez avec un mec en train de souder des bouts de ferrailles à 3 mètres de ta fenêtre. Sur le coup, tu te rachètes un pot de chambre et tu te recouches.

La nuit est assez colorée : non seulement ils soudent et ta chambre à coucher ressemble à un lupanar de Hong-Kong mais, en plus, ils meulent et là, tu te retrouves en plein carnaval de Rio avec des étincelles partout. De temps en temps (toutes les 20 minutes, quoi) ils s’amusent à battre la mesure avec de gros marteaux métalliques : les tambours du Bronx à portée de tympans. D’ici à ce qu’ils nous jouent des derviches tourneurs avec leurs tenues de soudeurs, il n’y a qu’un pas. Et, comme en plus, la température caniculaire actuelle nous fait plus penser au désert de Tasmanie qu’à une ville pluvieuse belge, vous comprendrez aisément que le matin, après s’être levé pour la quinzième fois, on soit légèrement énervé avec quelques envies de meurtres (en série).

Bon, quand ce sera terminé, outre le fait pour Namur de se targuer de posséder le plus grand nombre de ponts au mètre courant, cela va vachement nous faciliter la vie. Enfin … on l’espère …

Eric





samedi 12 mai 2012

Grimpday 2012 à Namur

Cliquez pour voir les photos.
Pour sa septième édition, le Grimpday a pris ses quartiers sur les contreforts de la citadelle de Namur. Trente équipes en provenance de tout le  continent européen se sont affrontées - amicalement - lors d'une compétition très technique de sauvetage par cordes en milieu difficile. Ce challenge est organisé par les pompiers de Namur depuis 2006 et son succès n'a jamais été remis en question. Cette année, les pompiers de Neuchatel (Suisse) remettaient leur titre en jeu et ce sont les pompiers de Venise qui ont remporté l'édition 2012.

dimanche 23 janvier 2011

Shame on Belgium : la manifestation

Bonsoir Tonton,

Aujourd’hui nous avons participé à une manifestation à Bruxelles. Son objectif était de réclamer un gouvernement. Tu vois, Tonton, chez toi, ton peuple aurait plutôt tendance à demander au gouvernement de partir alors que chez nous, on demande à en avoir un, tout simplement. Cela doit être cela qu’on appelle le surréalisme à la belge.

Dans ton pays, une révolution manifestation, c’est organisé. Tu as des gens qui sont chargés de cela. Ils obligent le peuple à manifester. En Belgique, que nenni, il suffit que quatre étudiants postent un message sur internet pour que tout un pays embraye.

Avec 33998 autres compatriotes, nous avons arpenté les artères du centre ville en criant, comme tu me l’as appris, Belgica Libre.

Tu as beaucoup de chance dans ton pays. Chez toi, tous tes ministres sont d’accord entre eux, et ceux qui sont toujours vivants sont toujours d’accord avec toi et ils ne parlent que d’une seule voix : la tienne. Ici, c’est tout le contraire, les politiciens belges ont tous des avis différents. Quand on les regarde à la télévision, on a l’impression qu’ils jouent à « qui-pisse-plus-loin ». Le seul problème, c’est que ce sont nos pieds qu’ils arrosent.

Mais, bon, je ne peux pas trop leur en vouloir car ils souffrent d’une maladie qui s’appelle … comment déjà … ah, oui : la surdité. Ici, les mauvaises langues disent qu’ils ne disposent que de deux neurones qui se battent sans cesse entre eux. Et j’ai plutôt tendance à les croire.

Si ta santé le permet, ne pourrais tu pas venir faire un stage chez nous pour expliquer à ces parasites comment faire un gouvernement ?

Enfin, aujourd’hui, tu peux vraiment être fier de moi. Je suis maintenant un vrai révolutionnaire. Viva la revolution

Ton Fidel,

Eric

PS : quand tu rétabliras les connections internet sur ton île, tu pourras peut être surfer à cet endroit . Tu y trouveras un texte que j’ai déjà publié au mois de septembre.

dimanche 26 septembre 2010

Bande de cons !

J'avoue avoir piqué ce texte sur un autre blog mais j'ai tellement pris du plaisir à le lire que j'ai décidé de vous en faire profiter également.
Ce 26 septembre, Thomas Gunzig a offert un véritable bijou aux auditeurs de la Semaine Infernale, diffusée à 11 h sur La Première.

Bande de cons !
Pas vous, cher public !
Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chefs de groupe, présidents de parti flamand, présidents de parti francophone, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les franc-maçons, les libéraux...
Bande de cons de Flandre
Bande de cons de Bruxelles
Bande de cons de Wallonie.
D'abord à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d'il y a 5 mois.
A tous ceux qui avaient un grand sourire A tous ceux qui avaient les bras en l'air.
Le temps est venu de vous avouer quelque chose :
Les gens n'ont pas voté pour vous parce qu'ils vous aimaient.
Les gens ont voté pour vous parce qu'ils étaient obligés.
A la veille du onze juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klets, de nouilles, d'opportunistes agressifs, de carriéristes sans charisme, de mal fringués, de gros types à l'élocution problématique, de petit nerveux en pleine tendinite de l'égo, de semi-hystériques, de semi-mafieux, de cyniques, de je-m'en-foutiste, de ratés, de tout le reste, de fils à papa, d'experts comptables en décrochage professionnel, d'entrepreneurs en faillite frauduleuse, de sinistres, de pas lavés, de faux gentils, de vrais méchants...
Les Leterme, De Krem, Reynders, Milquet, Michel, De Wever, Maingain, Wattelet, Bacquelaine... Cette morbide collection de névrosés qui nous gouvernent avec leurs troubles anxieux, leur troubles dissociatifs, leur troubles psycho-sexuels, leurs troubles obsessionnels compulsifs.
Et en plus, ils sont tous... si moches...
Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l'impression d'un de ces mariages forcés que l'on organise dans des pays très loin d'ici.
C'est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit ou l'arrière-cousin qui ne se brosse pas les dents.


Bande de cons.
Vous n'avez rien gagné du tout.
Si c'était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu'après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligents, un peu sobres, un peu humains.
Mais non. Donner c'est donner, reprendre c'est voler.
Vous aviez un chouette petit pays, pas très grand mais bien équipé de voisins plutôt sympas bien situé avec la mer, avec la forêt, avec pas trop de charges.
Vous aviez une chouette petite population, pas parfaite parfaite.


Mais en gros, ce n'était pas des talibans non plus, c'était pas des Contras, c'était pas des Tigres Tamouls : une petite population de fabricant de pralines, des marchand de kayaks, des chanteurs à texte, des comiques parfois drôles, des stylistes un peu punk, des postiers plutôt polis, des sportifs en minijupe, des flics à moustache, des tas de gens prêts à travailler plus, à gagner toujours moins et à ne pas dire grand-chose.


Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos.
Une petite population qui n'a rien contre l'Eurovision ni les horodateurs.
Une petite population qui rend visite à ses grands-parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin.
Une petite population de buveurs de bière et de joueurs de kicker.
Une petite population qui emmène ses enfants à Plankendael au printemps et à Paradisio en hiver... Comme ça, sans ennuyer le monde, en VW Touran.
Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte-épargne et une concession au cimetière.
Une petite population qui est plutôt toujours d'accord et en gros une petite population qui ne veut pas d'histoire.


Et vous,
bande de cons,
tout ce que vous trouvez à faire, ce sont ces petites réunions où l'on tourne encore plus en rond que sur un circuit Marklin, ce sont ces petits comités aussi stériles qu'un champs de patates à Tchernobyl, ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat, quand il n'aime pas la marque de ses croquettes, ce sont ces airs de petits tribuns en solde, ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petits poneys tristes de la foire du Midi.
Tout ce que vous trouvez à faire, c'est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique".
Bande de nuls.
Alors moi,
J'ai eu une idée, une grève, une vraie grève, une bonne grève, une grève de tout le monde tant que la politique Belge ressemblera à une conserve de rollmops :


Les enfants n'iront plus à l'école, les femmes enceintes n'accoucheront pas, les déménageurs ne déménageront pas. Navetteurs, ne navettez plus, Alcooliques, n'alcoolisez plus, chauffeurs, ne chauffez plus, pilote, mécanicien, traiteur, boucher, pêcheur, éboueur, esthéticienne, taxidermiste, stripteaseuse, scaphandrier, géomètres expert, fleuriste, trader, opticien, huissier, substitut, gourou, préfet, trésorier, banquier, infographiste, ajusteur, analyste programmeur, technicien, hotline, proxénète, dealer, animateur, orthodontiste, urologue, animateur socioculturel, fossoyeur...
Et tous les autres...
Total Stand By ! On arrête tout...
Et vous verrez que dans trois jours, ils feront moins les malins.

samedi 31 octobre 2009

Halloween 2009




Ma puce fête ses 40 ans mais elle a toujours 10 ans
Elle sait que c’est pas vrai mais elle fait semblant
Ma puce fête ses 40 ans mais elle est loin d’en faire autant
C’est fait exprès, pour aller à Disney plus souvent

Ma puce fête ses 40 ans mais c’est une grande enfant
Dans son cœur, elle n’a pas encore toutes ses dents
Ma puce fête ses 40 ans mais elle n’en fait pas tant
Je voudrais connaître son secret, est-ce parce qu’elle rêve tant ?

Ma puce fête ses 40 ans mais elle n’en n’a pas autant
C’est vous qui comptez vite, elle, elle compte lentement
C’est pour mieux profiter du moment présent
C’est vous qui comptez vite, elle, elle n’arrive qu’à 10 ans

C’est ça son secret
Pour, plus souvent, aller voir Mickey !
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Cliquez ici pour voir l'invitation ou le menu .

samedi 6 décembre 2008

Corrida de Namur : un jogging urbain au centre de Namur


En cette journée de Sait-Nicolas avait lieu la Corrida de Namur. Un circuit urbain de 2.7 km que les joggeurs devaient parcourir trois fois. Le départ et l'arrivée avaient lieu devant la Maison Communale. Plusieurs centaines de participants se sont inscrits.

C'est la crise ...


On nous le crie assez fort et sur tous les toits : c'est la crise et le pouvoir d'achat diminue.

Valérie et moi avons donc décidé de nous tourner vers des sources alimentaires alternatives. De plus, il faut consommer localement et de saison. Au menu ce soir : ragout de grisettes, sauce Whiskas.

jeudi 4 décembre 2008

L'hiver est là et bien là ....


15h00 : neige et brouillard devant la maison.

vendredi 26 septembre 2008

Photokina à Cologne septembre 2008


Chaque deux années a lieu la Photokina dans les halls d'exposition de la ville de Cologne. La Photokina, c'est la plus grande foire photographique au monde. Tous les acteurs qui comptent dans le monde la photo sont présents. Et, bien entendu, il est possible d'essayer tout le matériel proposé.
De nombreux photographes la visitent avec leur appareil photo. J'y étais également avec un petit objectif de 50 mm., assez lumineux (il "ouvre" à 1.8) mais sans flash. C'est loin d'être l'objectif idéal pour ce genre de manifestation mais l'exercice était intéressant.

dimanche 5 novembre 2006

Rallye du Condroz 2006


Valérie et moi ne sommes pas vraiment des fans de compétition automobile (bon, d'accord, on regarde les départs des GP de F1 jusqu'au premier accident) mais, nous avons profité de l'invitation de Carine et Bernard pour, enfin, assister au passage du Rallye du Condroz devant leur demeure.

Pour ne pas sembler trop novices, nous nous sommes d'abord renseignés sur les usages des amateurs de rallye (que l'on appelle parfois "rallyemen").

D'abord, il faut savoir que le rallye automobile est une activité d'extérieur (oui, oui !) et que les afficionados du genre préfèrent la pluie et la neige au soleil. Coup de bol pour nous : plein soleil !

1ère mission de la journée : se trouver une place, de préférence à la sortie d'un virage. Une fois la place trouvée, il faut fixer sa position et s'apprêter à la défendre. Parce qu'on a beau se dire que nous sommes devant les autres, il y aura toujours un autre "autre" qui essayera de se caler devant vous.

Le fan se doit de promener avec lui ses accessoires : la casquette du rallye, le bac de bières, le paquet de cloppes. Le fan n'est jamais seul. Parfois, il traîne sa petite copine qui se doit de participer avec enthousiasme. Mais plus généralement, il retrouve d'autres fans (appelés "potes") avec qui il partage son petit matériel (sauf la petite copine qu'il garde pour lui).

Le rallye ratisse large. De nombreux fans arrivent des confins du royaume. Souvent, ces fans "lointains" na parlent pas la même langue que les fans locaux. Le fan de rallye doit donc être multilingue ... sauf les fans francophones qui sont chez eux quand même (non mais ! ). Mais, quand le fan francophone se déplace vers un "confin" quelconque, il peut parler français. C'est normal, il est invité par les fans locaux.

Le rallye est composé d'étapes spéciales, appelées "spéciales" par les spécialistes ( ! ). Chaque participant à une "spéciale" est chronométré. Le principe est de parcourir toute la spéciale (càd d'arriver au bout) dans le minimum de temps, avec le minimum de casse et le maximum de bruit tout en consommant un maximum de carburant et de gomme.

Dans chaque voiture, il y a deux personnes : une qui conduit (on dit alors qu'elle "pilote") et une autre qui vomit dans son casque (on dit alors qu'elle "co-pilote"). Quand le casque est plein, ils échangent leur siège.

Parfois, une voiture tombe dans le bas côté de la route. On dit alors qu'elle fait un tonneau puis qu'elle est en carafe. Parfois, le "co-pilote" était dans le gaz parce que le "pilote" en a mis trop (des gaz).

Généralement une "spéciale" est parcourue deux fois : une fois de jour et une fois la nuit. Pour la nuit, on équipe les voitures d'arbres de Noël qui servent à éclairer la route.

La nuit, comme il fait froid, les fans se doivent de se mettre "un petit coup derrière la cravate" pour tenir le coup... enfin au début, parce qu'au fur et à mesure que le soir tombe, les fans tombent également. Et comme ils n'ont pas de guirlande lumineuse accrochée au cou, ils ont tendance à marcher en zig-zag.

On s'est un peu perdus dans les 85 catégories de véhicules. Mais, à la fin, on a retenu que c'est François Duval qui a gagné.

Tous nos remerciements à C, B, S et L pour leur accueil.