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lundi 23 août 2021

VTT été 2021


 Ah … quel magnifique été, celui de 2021. Nous nous en souviendrons longtemps. En particulier de la météo qui nous a permis de renouveler le niveau de nos nappes phréatiques mises à mal par l’été dernier.

En 2021, tout a été merveilleux : les agriculteurs ont vu leurs champs correctement arrosés sans nécessiter de pompage dans les rivières, les habitants des régions de la Lesse, de l’Ourthe, de la Meuse, de la Hogne et pleins d’autres ont pu bénéficier gratuitement d’un petit nettoyage de leurs rues et façades ainsi que d’un enlèvement de leurs vieux meubles et électroménagers.

Que dire de plus ? Ah oui … j’ai des palmes qui me poussent entre les orteils mais c’est probablement dû à un des effets secondaires du vaccin contre le coronavirus. Je me demande même si une rangée d’écailles n’est pas entrain de s’installer entre mes omoplates.

Bon, évidemment, comme tout n’est jamais parfait en ce monde de brutes, il a bien fallu qu’une saleté de soleil viennent perturber quelques unes de nos belles journées pluvieuses à souhait. Sans lui, il n’aurait plu qu’une seule fois.

Même les grecs, turcs, américains, espagnols, marocains, algériens, français, sardes, sibériens, canadiens, amazoniens, boliviens, chiliens, finlandais ont pu s’offrir des barbecues géants.

Elle n’est pas belle la vie ?

Si encore nous n’avions pas ces emmerdeurs du GIEC qui viennent nous casser les bonbons avec leur rapport. Ils se plaignent toujours d’un réchauffement climatique. Mais, bon sang, s’il fait trop chaud, ils n’ont qu’à ouvrir leur frigo. Point barre.

Non, vraiment, des étés comme celui-ci on en redemande chaque année.


Eric

mercredi 16 juin 2021

VTT Printemps 2021

 

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dimanche 5 avril 2020

Le confinement, JC + 18


Bon, en ce qui me concerne, je pratique la distanciation sociale depuis pas mal d’années. La situation actuelle n’est donc pas problématique. De plus, cela fait déjà une bonne trentaine d’années que je suis confiné avec Valérie. Pas de problème non plus. Euh … enfin si … mais je vis avec, comme qui dirait que je fabrique des anticorps (style carapace) mais que je ne fais pas de rejet. Cela s’appelle le commensalisme (allez voir au dico).


Mais là, j’ai entendu qu’on menaçait de ne plus pouvoir sortir le vélo à plus d’un kilomètre de chez moi et mon (bon) sang n’a fait qu’un tour (de roue). Cela fait trois mois qu’il fait un temps de chiotte et, aujourd’hui, on annonce 20° à l’ombre. Même si on n’est pas obligé de s’y mettre, cela fait quand même beaucoup.

Du coup (de pédale), j’ai sorti les vélos pour un tour de 50 kilomètres (avec ma confinée). Na !
Cela dit, il serait temps que cela se déconfine. En passant devant la friture, je me suis surpris à saliver. C’est grave, docteur ?

Eric













jeudi 13 février 2020

Californication


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Coronavirus, SRAS, H1N1, grippe aviaire, asiatique, africaine, … ras le bol de ces saletés orientales qui en veulent à notre peau. Nous, on a choisi de se mettre à l’abri de tout cela dans un endroit où nous serons certains de ne pas être touchés.

Nous avons donc décidé de partir loin, très loin, dans un pays où tout sent le propre et le désinfecté … à savoir : les Etats-Unis, la côte ouest et San Francisco en particulier. Là, pas de cochon ni de chinoiserie ni de pestiféré annoncé.  
Bon, ok, vous me direz qu’il y en a bien un qui ne semble pas être au mieux de sa forme mais là, c’est probablement dû à son foie, à son coiffeur (qui devrait être pendu), à son maquilleur ou à son peintre qui s’est trumpé de pot. A moins que cela ne soit tout simplement à son habitude de rire jaune. Quoique … pour cette dernière, il faut arriver à comprendre la plaisanterie et dans son cas, ce n’est pas gagné.

Bref, après nous avoir demandé cinquante fois à quand remontait notre dernier voyage en Chine (des fois qu’on aurait envie d’y aller), les douaniers nous ont laissés débarquer aux amériques (via Londres).

Super hôtel, en plein centre-ville, en bordure du quartier … chinois, que nous avons traversé, en gros une vingtaine de fois, au milieu des légumes bizarres, des poissons vivants ou morts, des accessoires les plus improbables tout en surnageant une mer de nains masqués, tous aussi bridés les uns que les autres (vu qu’on ne voyait que leurs yeux, il faut dire que cela se remarquait).

San Francisco est une ville très plate … à condition de se cantonner à la plage. En dehors de cela, c’est plutôt du style « Martine à la montagne ». Ce n’est pas pour rien que les américains ont installé des « cable cars », sortes de remonte-pentes, qui permettent aux touristes de gravir les collines locales. A ce sujet, s’il vous prenait l’envie de visiter cette ville, je vous suggère, avant votre départ, de visionner le film « Bullitt » (avec Steve McQueen) et, en particulier, la scène de course poursuite à travers les rues de San Francisco.

Plutôt que de visiter comme d’habituels touristes, nous avons choisi l’option de la location de … vélos (si si, je vous jure) qui nous a permis de nous déplacer facilement. Coup de bol, malgré une température parfois frisquette, la météo était au rendez-vous et c’est sous le soleil que nous avons traversé le Golden Gate ( = le pont qui barre la baie de S-F) et que nous nous sommes perdus à Sausalito et Tiburon. Nous sommes revenus à bon port en empruntant le ferry. Nous n’étions pas les seuls …

Le lendemain, même mode de locomotion mais dans la ville jusqu’aux maisons peintes (painted ladies) en passant par le Golden Gate park et Ocean Beach sur l’océan Pacifique pour terminer à Presidio.

Se déplacer à vélo est très sécurisant aux Etats-Unis car la circulation automobile est bien plus cool qu’en Belgique. Les automobilistes font très attention aux cyclistes (qui possèdent leur propre bande de circulation) et aux piétons. Il faut reconnaître que, au contraire de chez nous, ces derniers respectent également la signalisation.

J’avais pris la précaution de réserver des restaurants « à l’avance » et bien nous en a pris. Délibérément, nous avions fait le choix d’une cuisine typiquement américaine (c’est-à-dire chinoise et italienne) avec une exception pour les hamburgers qui sont, comme chacun le sait, internationaux.
Après six jours de ville, nous descendons vers le sud à bord d’une voiture de location (une Chevrolet Impala) super équipée. A condition de connaître la direction à emprunter, conduire est assez facile aux Etats-Unis. Les américains sont globalement respectueux des limitations de vitesses (qui sont plus basses que chez nous) et du code de la route. Même si les cinq ou six bandes d’autoroutes peuvent impressionner, les trajets sont assez cool.

Le sud … c’est vers Santa-Cruz. Ce n’est pas sans une émotion certaine que nous visitons l’usine Santa-Cruz, là où nos vélos sont nés. Bon, ok, nous en avons quand même profité pour emprunter deux VTT neufs (des Santa Cruz Tallboy de plus de 10.000 $ chacun) pour un tour dans le bike park local. Sous un soleil généreux, il n’y avait qu’un seul singletrack d’une bonne trentaine de kilomètres avec 650 m de dénivelé positif. Comme le terrain était bien sec, le grip était très bon alors vous pensez bien que nous en avons profité. C’est avec tristesse (mais avec la banane) que vous avons dû rendre nos vélos à l’usine.

Le soir, c’est encore un restaurant typiquement américain (un thaï) qui nous attendait.
Le lendemain, nous avons pris de la hauteur vers le parc national du Yosemite. Habituellement, en cette saison, il est sous la neige ou il pleut (au choix). Cette année, c’est sous le soleil que nous l’avons visité (ben si !).

Dans ce parc, qui est gigantesque, il n’y a pas d’autre choix que de se balader en marchant (pff ….). Sur nos trois jours, nous avons dû marcher (et monter et descendre) une bonne soixantaine de kilomètres. Inutile de vous dire que nous étions rétamés en fin de journée. Franchement, les paysages sont époustouflants et ne ressemblent en rien à ce que nous avons déjà vu.

Sur nos deux semaines, nous avons marché plus de 120 kilomètres. Et même chose pour le(s) vélo(s).
Comme prévu, nous n’avons pas vu la trace du moindre virus … ce qui ne m’a pas empêché de ramener en Belgique, une toux monumentale qui m’a fait craindre, un instant à l’aéroport, une déportation vers Guantanamo.

Bon, là-dessus, j’ai vraiment envie d’une bière qui ne ressemble pas à de la pisse de cheval. En tous les cas, pas une Corona, hein !

Eric


lundi 27 août 2018

VTT au Club Med de Samoëns


L’ouverture d’un nouveau Club Med alpin qui propose le VTT a immédiatement attiré notre attention. Nous nous sommes dit qu’en choisissant la dernière semaine des vacances, il ne devrait plus y avoir ni trop de monde ni trop de gosses.

Mal nous en a pris ! 450 gosses ! Maintenant, je sais à quoi ressemblera l’enfer, quand j’y arriverai à sa porte. Ca gueule, ça crie, ça pleurniche, ça court … tant et si bien, qu’avec Valérie, nous avons commencé un concours de croche-pieds 👿 en mode « assiette en main ». On a quand même bien rigolé après avoir réussi quelques ricochets d'anthologie 😈.

Bon, vous nous connaissez : nous sommes venus à Samoëns en tant que vttistes pour pratiquer ce sport (nous avions nos propres vélos). C’est tout dire que les spectacles et autres jeux de bistrots étaient loin d’être une priorité pour nous. Notre intérêt se portait sur le Crosscountry (niveau rouge) et la descente (DH) (niveau bleu-rouge).

Samoëns dispose de trois pistes de DH classifiées bleue, rouge et noire. La noire n’est pas du tout utilisée car trop dangereuse. J’estime que la bleue est au moins du niveau d’une rouge dans d’autres centres et la rouge est l’équivalent d’une noire. Cela pour indiquer le niveau. J’avoue avoir été surpris de voir des personnes en initiation DH s’attaquer directement à cette « bleue ». D’après ce que j’en sais, cette piste a occasionné plusieurs accidents (clavicules et poignets) durant la saison. J’ignore s’il y a un lien de cause à effet mais une piste verte serait bien nécessaire. Ce qui me semble aberrant, c’est que le Massif dispose d’assez d’endroits pour pouvoir développer une réelle initiation sur des pistes vertes/bleues et ce, directement au départ du Club (les descentes vers Morillon). Cela dit, les GO responsables de la DH m’ont semblé compétents et suffisamment didactiques que pour faire passer les messages. J’ai apprécié les gilets avec protections intégrées, l’obligation de porter un casque intégral et l’échauffement des articulations avant le « run ».

En ce qui concerne le crosscountry (XC), je suis beaucoup plus critique. D’abord, le Club est installé à 1600 mètres et il faut quasiment systématiquement descendre dans la vallée (avec les « œufs ») pour prendre les vélos (chez un loueur) avant de commencer à rouler. 40 minutes de perdues à l’aller et 20 au retour limitent donc les durées des randos👎. Les GO sont compétents mais assez mal organisés 👎. L’équipe est en place depuis deux mois et ils en sont encore à devoir se guider au GPS pour des parcours, ma foi, assez simples. Au départ de la journée, ils ont chaque fois été incapables de donner une estimation réaliste de la longueur et du dénivelé du parcours. A croire qu’ils débarquaient.

En matière de professionnalisme, ils sont encore loin de celui de l’équipe de Peisey-Vallandry👍.

Les vélos🚲 sont fournis par un loueur de la vallée. Je veux bien croire qu’ils étaient neufs en début de saison mais là, la dernière fois qu’ils ont dû voir une goutte d’huile ou de graisse, cela devait dater de leur sortie d’usine. Plusieurs vélos ont des roues voilées. D’après ce que j’ai pu voir, l’entretien se résume souvent à un coup de nettoyeur à haute pression. A voir le peu de soin apporté à ces pauvres vélos, je doute qu’ils fassent long feu et je ne conseillerais à personne de les racheter en fin de saison.

Comme d’habitude, on s’inscrit le soir pour les activités du lendemain. A Samoëns, pour obtenir une place, il faut s’y prendre bien à l’avance. Si vous arrivez moins d’une demi-heure avant l’heure prévue, vous aurez déjà une file d’une bonne vingtaine de personnes devant vous. La meilleure solution est de se poster devant le comptoir au moins 45 minutes avant l’ouverture et d’envoyer une autre personne, 3 étages plus bas, pour le ravitaillement en bières. Ce n’est franchement pas top. Plusieurs personnes se sont senties, à juste titre, grugées par ce système. Je ne vous dis pas non plus que les inscriptions se trouvent juste à la sortie du mini-club. Il y en a quelques-uns qui ont failli apprendre à voler rapidement.

Le personnel du Club est souriant et aimable à souhait. Chacun arrive toujours à nous faire penser qu’il n’est là que pour nous. C’est vraiment l’esprit du Club tel qu’il doit l’être et c’est très bien ainsi.
En ce qui concerne le bâtiment, j’avoue devoir vraiment me creuser les méninges pour lui trouver quelque chose de positif. J’aimerais connaître le stagiaire geek architecte qui a pondu un tel dédale de couloirs. Les dessous de tables devaient être inversément proportionnels à la taille des ascenseurs parce que c’est la seule explication que j’ai trouvée pour avoir installé un système aussi mal torché. Les affiches collées par un peu partout pour vanter les mérites de la marche à pied et le fait d’emprunter les escaliers ne m’ont pas convaincu une seule seconde. Une poussette et une paire de parents suffisent à remplir la cabine. Imaginez ce que cela donne aux heures d’ouvertures du restaurant ou lors des arrivées et départs.

Je suppose que quelqu’un a dû se faire bien mousser en trouvant plus approprié de baptiser les étages d’une lettre plutôt que, comme partout, par des chiffres mais c’est tout sauf pratique. Cela l’est encore plus quand on commence l’alphabet à la lettre C, que l’on saute le K (selon les endroits où on se trouve dans le Club) pour passer directement du J au L, que pour passer d’un côté du I à l’autre, il faut descendre de deux lettres et remonter ces mêmes deux lettres par un autre ascenseur ou encore quand on vous dit que la réception est au H.

La taille de ce « village » tend vers le gigantisme et il ressemble plus à une usine à GM qu’à un village de vacances.

Notre chambre était claire mais, comparée à celles de Peisey, était un tiers plus petite. Sa taille rendait difficile le séchage du linge après le sport.

En résumé, je ne peux pas dire que nous ayons passé une mauvaise semaine mais si on cumule les pertes de temps à attendre les ascenseurs et/ou les œufs, nous aurions certainement pu rouler d’avantage sans devoir subir ces inconvénients.

Vous comprendrez aisément que le Club Med de Samoëns ne risque pas de nous revoir et que nous encourageons ceux qui veulent réellement faire du Vtt XC à se rendre dans d’autres villages tels que Peisey ou même Pragelato qui ont une taille plus humaine et une équipe vtt mieux rodée.

J’ajoute que nous étions tentés d’inaugurer la saison d’été 2019 du nouveau village des Arcs 1600 mais, vu la taille du paquebot, je pense que nous attendrons le feedback des premiers clients.

Eric



dimanche 8 avril 2018

Rando de Grand-Leez


Après l’une des randos les plus dures de l’année à Malonne, sous une météo printanière et ensoleillée…
L’une des plus longues de l’année, sous une météo estivale de 23°… à l’ombre !!!

En dehors de la météo et de l’organisation parfaite, le clou de la rando de Grand-Leez fut incontestablement ses bois couverts de jonquilles à perte de vue !!!
En témoignent les quelques photos prises au vol… si l’on peut dire. Un vrai paradis sur terre…

Valérie





samedi 22 juillet 2017

VTT dans les Cornouailles

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Bonjour Tonton Charlie et Tata Camomilla,

Je voulais vous remercier pour votre charmante invitation à venir faire de la vélocyclette tous terrains sur vos terres du Devon, dans les Cornouailles. Je vous suis également reconnaissant pour le grimoire (NDLR : Vertebrate Publishing) que vous m’avez envoyé qui décrit avec précision les plus beaux chemins de vos villages. Nous ne doutions pas qu’il nous permettrait de choisir nos traces avec plus de précision. Pas sécurité, j’ai retranscrit les plus intéressants (ceux qui partent du château) sur un nouvel appareil qui m’a été fourni par le Mage Garminus, à savoir le gousset pour sirculer (*), plus communément appelé GPS.

Le trajet aller ne nous a pas posé de problème si ce n’est qu’il a coïncidé avec le premier jour de congés d’été des enfants de vos serfs et cela a occasionné énormément de bouchons de carioles de toutes sortes sur les routes, déjà très étroites, de votre comté.

Nous sommes passés devant Hastings qui nous a rappelé de bien tristes souvenirs pour votre famille. Heureusement, Sir Christopher vient de venger votre honneur, pour la quatrième fois, en la mettant bien profond aux fromages qui puent.

Nous avons commencé par passer quelques jours dans votre castel du Devon, dans le parc impérial du Dartmoor. L’arrivée à l’hôtel au château a été parfaite. Vos laquais ont bien pris soin de nos vélocipèdes pendant que les servantes nous installaient dans notre suite. A ce propos, je dois vraiment vous féliciter pour la qualité et l’amabilité de votre petit personnel. Celui-ci sied comme il se doit à votre rang et vous pouvez être fier du travail qu’il réalise.

Pour notre premier jour, la météo n’était pas terrible aussi avons-nous choisi une trace pas trop longue avec un faible dénivelé qui nous a emmenés dans des coins pas trop éloignés du château. Vos jardiniers ont fait un travail remarquable et la région est magnifique.

Pourrais-je quand même vous suggérer de leur demander de tailler les fougères qui, par moment, étaient plus grandes que nous ? A certains endroits, elles formaient un réseau aussi impénétrable que Laidie Camomilla. Une machette nous aurait été bien utile (pour les fougères, je veux dire).

Le petit GPS nous a été fortement sollicité car certains chemins étaient vraiment invisibles et très difficiles à trouver. Les chemins empruntés sont principalement rocailleux mais nous avons également beaucoup apprécié de grandes traces dans de l’herbe tondue bien rase par vos moutons. A ce sujet, ne vous inquiétez pas trop des moultes livres de piece of shit de divers animaux croisés tout au long de nos périples avec lesquelles  nous sommes rentrés au château. Vos valais nous ont confié un nettoyeur à haute pression qui a bien fait l’affaire.

Puis-je également suggérer à vos cochers de chausser les carrosses avec des pneus sans tube (des tubeless, quoi !) ? Et si c’est déjà le cas, de rajouter une dose de lait de caoutchouc. Sans cela, les nombreux arbustes à épines auraient taillés en pièces nos jantes (déjà que nos mollets et chevilles, ce n’était pas triste). A l’avant, je privilégierais des chausses disposant d’une bonne accroche (tels des Maxis High Roller II) tandis que les roues arrières se contenteraient de modèles privilégiant la motricité. Grâce à l’excellent drainage de vos terres, la grosse boue qui colle est quasi inexistante. 
Nous vous remercions d’avoir demandé à vos villageois d’organiser une fête rien que pour nous. Le concours de chiens (où nous avons remis, en personne, le prix du meilleur chien à six pattes) ainsi que la course de canards ont été particulièrement appréciés. Le concours de tartes n’a pas non plus été oublié ni le lancer de noix de coco.

Le lendemain, nous avons choisi une trace plus conséquente, classée « noire » qui ne faisait pourtant que 32 Km et 700 mètres de dénivelé positif. Une fois de plus, nous avons pu apprécier la beauté sauvage de votre comté ainsi que les passages parmi les nombreux animaux laissés en semi-liberté, sans compter les traversées de jungles de fougères, ronces et genévriers. Les nombreuses grimpettes n’étaient pas piquées des sauterelles et, en finalité, nous avons largement dépassé le dénivelé annoncé. A ce sujet, pourrais-je vous demander d’intercéder auprès de Grand-Tante Lizbeth afin qu’elle envoie le prévôt et quelques uns de ses sbires expliquer au bastard de scribe qui a rédigé ce grimoire comment calculer correctement un dénivelé ? Il me semble que lui empaler le doigt dans l’œil pourrait suffire à ce qu’il comprenne qu’entre 700 et 1100, il y a une sacrée différence.

A la fin de cette journée, une bière locale a été très appréciée. Celle-ci est produite par un de vos Ducs qui est en charge de la prison locale où le brassage se fait dans une cellule. Ce donjon a la réputation de ne laisser ressortir personne et le Duc semble bien y veiller. C’est probablement de là qu’il tient son surnom de wanker Trou Duc.

Le lendemain, nous sommes partis vers votre résidence du nord, dans le parc national de l’Exmoor où nous avons pris nos quartiers dans une demeure accrochée à la falaise, le long du Bristol Chanel. Comme d’habitude, cette situation nous a permis de rayonner depuis ce point.

Le départ de notre tracé (« rouge ») du jour tenait plus de l’escalade que du pédalage aussi avons-nous privilégié … le poussage. Cela nous aura été bien utile pour la suite de la journée. Arrivé en haut des falaises, nous avons dialogué avec quelques uns de vos poneys du Devon tandis que les paisibles grosses vaches à longs poils et larges cornes nous laissaient passer sans problème. Les nombreux lapins présents dans la région ne doivent pas être ignorés car ils creusent pas mal de trous (jouettes qu’ils sont) qui peuvent être fatals aux cavaliers. De nombreuses descentes demandent un bon niveau technique de la part des chevaliers mais on ne peut pas affirmer qu’elles soient dangereuses. Au pire, il sera nécessaire de trouver une petite soubrette pour ôter, une par une, les épines de muriers de nos fesses une fois rentrés au bercail. La météo nous a gratifiés d’un ciel bleu durant toute la journée et c’est le visage en banane que nous nous sommes arrêtés dans un pub pour déguster une bonne bière (Fat Belly) brassée sur place. Quel beau territoire vous possédez là.

Au sujet du ravitaillement, ne pensez-vous pas qu’il serait utile de prévoir quelques relais afin de sustenter les chevaliers qui parcourent vos terres ? Il n’y a, en effet, que très peu d’endroits où se ravitailler en cours de route et il s’agit d’être prévoyant « à l’avance ».

Nous avons profité d’une journée de pluie pour rendre visite à vos serfs du village voisin. Nous avons pu trouver un de ces commerçants qui proposent encore des services aux vélocyclopédistes. Cette échoppe était très bien achalandée et nous y sommes restés plusieurs heures en profitant également du bar qui s’y trouve intégré. Il n’y a pas à dire mais vos sujets savent ce que les chevaliers actuels attendent.

Le trace « noire » que nous avons choisie ensuite ressemble plus à du steaple chase ou à une fox hunt qu’à une randonnée en vtt mais c’est avec bravoure que nous nous sommes lancés dans l’aventure. Le matériel, mécanique et humain, est soumis à rude épreuve et ce serait gageure que de se lancer dans une telle aventure sans prendre un minimum de précautions et de tenir compte que la couverture téléphonique sans fil est plus qu’aléatoire dans ces régions reculées. Il n’est pas non plus inutile de prévoir un pourpoint de réserve dans la besace dorsale d’autant que le ciel, parfois capricieux, peut nous faire passer, en une seule journée, par les quatre saisons, et cela sans Vivaldi. But as you know, we don’t give a shit to (Bart) ze wezer.

Le terme Singletrack prend ici tout son sens. Il y a tout juste la place pour poser la largeur d’un pneu et on se demande même comment le cintre arrive à se faufiler entre les différents obstacles que des malandrins ont placés sur le chemin au cours des siècles.    

Cette semaine nous aura permis de parcourir 20 lieues (NDLR : une lieue valant 3 milles impériaux, vous n’aurez qu’à faire le calcul J ) pour un dénivelé total de 9843 pieds. Ce qui, à priori, peut ne pas sembler être extraordinaire, mais Damn You, nos jarrets s’en souviennent encore.
Encore une fois, chère oncle Charlie, nous vous remercions pour ces excellentes vacances que nous avons passées en vos lointains territoires.

Thank you and do not forget to make the bise to Kate.

Damoiseau Eric & Dame Valérie


(*) certains mots ont été adaptés du vieux français et ne sont peut-être plus en usage actuellement.

PS : Si quelques libertés historiques ont été prises, tous les événements relatés ici sont rigoureusement exacts. Seuls les noms des différents protagonistes ont été changés afin de protéger leur intimité.


samedi 30 juillet 2016

Rando de Haut-Le-Wastia

Petit échauffement du samedi sur les traces des VTTistes invisibles, avant d’attaquer les Crêtes de la Burdinale… tout aussi invisibles… ce dimanche. 




dimanche 15 mai 2016

VTT dans le Peak District

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Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de m’éclipser en Grande-Bretagne pour une semaine de  VTT. Précédemment, j’y allais avec quelques amis mais cette année, ils ont décidé de prendre une autre direction qui ne me convenait pas vraiment. Et comme la solitude ne me pose pas de problème, nous sommes partis juste nous deux : mon vélo et moi.

Précédemment, ce sont surtout les bike-parks écossais et gallois qui avaient l’honneur de mon passage. Le Lake District n’a pas non plus été en reste. Cette année, une fois n’étant pas coutume, j’ai choisi le Peak District (au nord-ouest de l’Angleterre) et uniquement des tracés « nature » c-à-d non aménagés par la main de l’homme, au milieu des moutons, des vaches et des oiseaux en tous genres.

Statistiquement, la dernière semaine de mai est la moins pluvieuse et c’est donc cette période que j’ai privilégiée. Bien m’en a pris car il a fait beau, quoiqu’un peu frisquet, toute la semaine. Seul le mercredi a été bien arrosé. Mais cela m’a permis une coupure et une visite de Manchester.

Dans le Peak District, c’est le mot « Peak » qui est important. En effet, les dénivelés sont assez importants et tombent rarement en dessous des 1000 mètres pour un tracé de 30 Km. Inutile de vous dire que mes jambes ne voulaient plus me parler en fin de journée. A côté de cela, j’en ai reçu plein la vue. Quels paysages magnifiques !  A part quelques marcheurs et vttistes, j’avais vraiment l’impression d’être seul au milieu d’une espèce de grande lande désertique.

Bizarrement, la région semble être un nid à Santa-Cruz. Ce qui tombait bien car une petite intervention technique a été nécessaire sur mon vélo. Le bike-shop du coin est un dealer Santa-Cruz qui m’a arrangé cela en moins d’une heure.

J’avais choisi une station de base en plein milieu du parc national ce qui m’a permis, quasiment chaque jour, de démarrer la journée directement de l’hôtel.

La semaine s’est achevée avec 150 km et 4000 mètres de D+ au compteur. Ce qui n’est quand même pas si mal.

Eric


VTT Peak District 2016.

dimanche 4 octobre 2015

VTT à Braine l'Alleud



En matière de Vtt, le Brabant n'est pas réputé pour ses dénivelés. Mais, bon, le dimanche s'annonçait superbe et la seule autre rando disponible était celle de Mazy que nous avons déjà pratiqué à moultes occasions. Comme nous ne connaissions pas celle de Braine l'Alleud, nous avons embarqué tout le bazar et filé en direction du Collège Cardinal Mercier. Avec un nom pareil, toutes les paires de saints devaient bien être de notre côté.
Valérie, probablement un peu refroidie par la rando de dimanche dernier où elle avait terminé à la ramasse miettes, s'est lancée sur un modeste 35 Km mais qui s'est quand même révélé être un 42, ce qui n'est quand même pas si mal.
Quant à moi, je suis parti sur le 55 km (58 en réalité).
Bon, c'est vrai que ce n'était pas la vallée de la Meuse mais, par contre, les paysages sont à la hauteur et je ne vous parle même pas des propriétés que nous avons eu l'occasion de voir. Nous avons du écumer l'ensemble des single-tracks du Brabant. Croyez moi, le mot "single" y trouve toute son importance car, à certains endroits, il y avait juste de quoi passer un guidon (et encore). Pas question d'y penser à doubler.
Bref, encore une super journée qui s'est terminée avec une Bertinchamp et un pain-saucisse en compagnie d'une paire de gallois qui avaient repéré mon t-shirt.

Eric

dimanche 27 septembre 2015

VTT des Chenappans à Genappe


A la faveur de l'été indien, nous nous sommes lancés, aux aurores, sur le 60 Km.

dimanche 30 août 2015

Retour sur la terre de ses ancêtres

Pour Valérie, la rando Vtt de hamois a été une espèce de pélerinage sur les terres de ses ancêtres. Cette rando est classée Top One sur la liste annuelle de nos randos 2015.


Les amoureux du vélo

La promenade du Champ du Bois

Les hommes sandwiches

dimanche 16 août 2015

On ze road again ... again


 Seconde sortie de "poignet-cassé" sur la rando de Loyers. Le poignet, la rando, la météo, la bière et le pain-saucisse : que demander de mieux ?


samedi 11 avril 2015

samedi 29 mars 2014

Randonnée sportive à Crupet

... ou quand Hugues découvre qu'il peut faire de très jolies photos avec son smartphone... Il ne lui reste plus qu'à découvrir les selfies...

dimanche 18 août 2013

VTT des pompiers, à Dinant



De retour de cette magnifique rando qui s’est hissée en première position de mes randos favorites de l’année.
Parti pour un 45 qui en faisait finalement 41 pour un bon 935 D+, ce qui n’est pas mal du tout. La trace était exceptionnelle avec un fameux paquet de singletracks que je ne connaissais pas. Bon, ok, je ne connais pas bien le sud-ouest de Dinant. Les locaux rectifieront si nécessaire.
Le singletrack, le long de la Meuse,  pour arriver au 1er ravito d’Hastière était jouissif.
J’aurais cependant  apprécié un fléchage plus précis. A certains carrefours, il fallait quand même bien regarder pour trouver une flèche « O2Biker ». La montée vers le rocher de Freir était de toute beauté, tout comme la vue en arrivant au-dessus (un peu gâchée par la pluie, je vous l’accorde). La redescente était limite pète-gueule et a nécessité plusieurs descentes de vélo. J’ai également pesté sur les barbelés qui essayaient de m’attraper (voir de carrément m’enlacer) au passage.
Quant aux pompiers, que dire ? Avez-vous déjà rencontré un pompier pas sympa ? Non, ben alors, tout est dit.
Je pense que tout le monde a apprécié les multiples passages de la Lesse, y compris les kayakeurs qui n’en sont pas encore revenus. Je ne félicite pas les lopettes qui ont préféré emprunter le pont du chemin de fer plutôt que de mouiller leur maillot.
Seul bémol, et là je suis vraiment très déçu … je pensais quand même que le final serait une traversée de le Meuse, à la nage indienne avec vélo sur le dos. Et ben non, même pas … L’année prochaine peut-être ?
Eric

mercredi 31 juillet 2013

L'IRLANDE CELTIQUE VERTE ET MYSTERIEUSE

J'aurais pu dire que nous n'avions pas de mots pour décrire notre magnifique voyage... Puis vous me connaissez... j'en ai trouvés quand même... ;-)
Nous voulions un "magnifique grand voyage de rêve" pour fêter nos 20 ans de mariage cette année.
Des fois que l'on en ferait des nuls d'habitude... :-O
La spécificité cependant : je lâchais les commandes, Eric s'occupait absolument de tout... sauf des bagages !!!
Et pas le coup de m'emmener sur les traces de notre voyage de noces... ça ne lui ressemblait pas de toutes façons, j'ai même pas eu peur... ;-)
Nous avons déterminé tout ce qui, pour nous deux, était important dans un voyage et trouvé les points de convergence pour choisir la destination idéale :
* un riche passé historique et culturel - un beau patrimoine qui en témoigne
* la liberté de circuler partout à deux sans contrainte aucune et sans risque (politique, sanitaire, ...)
* des paysages naturels qui valent le déplacement
* des défis sportifs à alterner avec des découvertes plus relax... disons par exemple un jour sur deux
* une ambiance, une culture vivante bien marquée
* du confort pour nous abriter
* une assiette, soit simple mais locale et de bons produits de qualité, soit gastronomique à l'occasion
* une langue étrangère était un plus
* et surtout, surtout : pas de tourisme de masse
Quant au temps, à part éviter la canicule et le soleil du sud, on s'en fout royalement, d'autant que c'est toujours dans ces cas-là que l'on est verni !!!
Nous nous sommes donc tout naturellement tournés, en plein mois de juillet, vers les pays nordiques et scandinaves, les pays baltes, la Grande Bretagne... et l'Irlande, qui a retenu notre choix !
En plus de répondre entièrement à toutes nos attentes + un temps splendide totalement imprévu, l'Irlande figure sans aucun doute au palmarès des pays les plus beaux qu'il nous ait été donné de visiter à ce jour !!!
A ajouter à cela une sympathie et un accueil tout à fait incroyables des irlandais, partout où nous sommes passés.
Nous avons atterri a Dublin, ville qu'Eric a choisi d'emblée de passer car nous avions eu l'occasion d'y séjourner 4 jours il y a quelques années.
Dublin vaut le voyage pour son ambiance toute particulière, ses pubs, la visite de Guiness et de Jameson, et son histoire contemporaine que nous avons eu la grande chance de revoir avec un historien local à l'époque ; mais présente certainement le patrimoine architectural le plus faible de toutes les capitales européennes.
On peut en dire de même de toutes les "grandes" villes irlandaises : les maisons colorées, les pubs et l'ambiance valent le détour mais le patrimoine architectural pas trop. Les églises, entre autres, sont nombreuses, récentes (1, 2, 3 siècles), ordinaires et ne valent pas que l'on s'y attarde.
Nous n'en dirions pas de même du patrimoine rencontré dans les campagnes irlandaises, truffées de châteaux forts, d'abbays, de tours et de ruines en tous genres qui datent des 11ième, 12ième, 13ième, 14ième, 15ième siècles et qui témoignent de la riche histoire du pays. De même ces campagnes témoignent d'une période plus sombre : celle de la grande famine, représentée partout par les kilomètres de murs de la famine qui délimitent partout pâturages, champs et cultures.
Toutes ces vieilles pierres sont surprenantes et donnent un caractère très mystérieux aux paysages d'Irlande, qui de plus, sont souvent survolés de ciels dignes des plus grands photographes !!!
Bref, nous arrivons à Dublin et prenons possession de notre voiture de location que nous remplaçons directement par une automatique... en effet, la conduite à gauche, nous connaissions déjà pas mal... mais avec notre propre voiture... quand on se retrouve avec le volant à droite, pour conduire à gauche et prendre tous les rond-points par la gauche... ça fait un choc au début !!! Probablement parce que nous partions avec des euros en poche, et non des pounds, nous avions quelque peu oublié que nous conduirions à gauche en Irlande... Nous décidons d'éliminer d'emblée le problème du changement de vitesses à main gauche...
Et nous prenons la route de Cashel, où Eric nous a réservé une chambre pour deux nuits dans un vieux château toutefois très confortable... avec de la toile de Jouy aux murs... tout un style... Notre situation centrale à Cashel nous permet de visiter The Cashel Rock, un ancien château très bien conservé du 12ième siècle. Ainsi qu'une abbaye cistercienne toute proche dans la campagne. La visite guidée est très intéressante et nous constatons en attendant le guide que non, finalement, nous ne sommes pas les seuls perdus ici. Un autre château quelques villages plus loin, le Cahir Castle, entouré de douves, nous permet de faire une longue balade le long de l'eau. Nous y visionnons un film historique qui répond à pas mal de questions. Nous nous rappellerons vite que tout tourne autour des guerres entre l'Irlande et la Grande Bretagne bien sur... des querelles entre catholiques et protestants... de Cromwell qui a fait vraiment beaucoup de dégâts au patrimoine local... enfin pour ce qui concerne la partie "récente" de l'histoire... car les Normands sont passés par là aussi auparavant... et d'autres encore avant eux...
Nous quittons ensuite notre fief central pour la côte, plein sud, à Kinsale.
Nous arrivons au petit port de plaisance, dans un hôtel qui a toute une histoire, avec un pub plein d'animation, en plein centre du village.
Nous y prenons nos quartiers pour 2 jours. Grand soleil, ambiance, et 4 très belles boucles trouvées à l'Office du Tourisme local : l'une qui nous amène au Fort Saint Charles, l'autre au fort Saint James, deux morceaux de Kinsale qui s'étalent à gauche et à droite du petit port sur des kilomètres avec des points de vue magnifiques.
Nous croisons là quelques touristes mais certainement pas de quoi s'alarmer...
Nous mangeons la pêche du jour... composée autant de poissons tout frais que de fruits de mer.
Nous aurons quelques surprises culinaires au cours de notre voyage : les plateaux de fruits de mer se servent... chauds... cuits à la vapeur ou grillés... au petit déjeuner, nous prenons chaque matin le full Irish Breakfast... et le black pudding n'est pas du tout du pudding mais bien du boudin noir... c'est pour cela qu'il y a aussi le white pudding... :-) Il ressemble très fort à notre boudin sauf qu'il est truffé de céréales de blé... surprenant mais très bon.
Quant aux poissons, nous commandons sans savoir et puis nous cherchons le soir dans le dictionnaire pour savoir que nous avons mangé : du bar de ligne, du cabillaud, de la lotte et bien sur du saumon. Et du saumon fumé qui est parmi les meilleurs au monde.
Chaque assiette est accompagnée d'un grand plat de légumes frais locaux, beaucoup de carottes, et d'un plat de pommes de terre, soit en gration, soit en purée.
Pour en terminer avec l'assiette, nous n'aurons pas faim en Irlande... l'histoire locale explique bien sur tout naturellement pourquoi la quantité fait partie des critères de qualité des irlandais... à signaler cependant que la quantité ne remplace pas la qualité ni la variété et le goût, contrairement à ce que l'on trouve malheureusement dans d'autres pays développés. Nous aurons vraiment très bien mangé dans ce pays, en s'écartant bien sur des endroits fréquentés par les touristes et en privilégiant les auberges fréquentées par les irlandais eux-mêmes. Nous avons néanmoins de suite compris qu'il nous faudrait abandonner la formule : entrée - plat - fromage -dessert... pour s'en tenir au seul plat la plupart du temps... :-)
Après le County de Tipperary et le County de Cork, nous prenons la direction du Kerry.
Le Kerry est probablement le plus beau des County que nous ayons vus. Les nationales sont belles mais elles y sont larges comme notre rue de Vedrin à Daussoulx... les panneaux qui appellent à respecter la vitesse maximum de... 100km !!! nous font bien rire... Eric aura certainement fait sa plus faible moyenne de toute l'histoire avec quelque chose comme du... 50km/h... résultat semblable à notre tour de la Corse... :-D Des panneaux rappellent régulièrement qu'il faut rouler à gauche... :-) On a quand même vu deux voitures à droite durant tout notre périple... Pas mal d'américains reviennent sur les traces de leurs ancêtres et se font surprendre aussi.
L'irlande est bordée de kilomètres de routes fleuries de hauts Fuchsias qui font parfois 2m, eux-mêmes bordés de fleurs sauvages orange vif que nous avons pris pour des lys sauvages. Il y a autant de fleurs que de feuilles, c'est splendide comme chemins. Le sud et l'ouest en sont remplis. Nous suivons les côtes découpées comme des puzzles pour arriver au bout du monde, dans un mini port appelé Portmagee, face à l'île de Valentia où nous logeons en B&B.
Sur le port, un pub bien local... à 18h, nous y sommes une dizaine... on ne sait par quelle opération une heure plus tard, nous nous y retrouvons bien à 100 !!! mais d'où viennent tous ces gens dans cet endroit perdu et sans âme qui bouge à km à la ronde ???
Pour prendre contact avec la culture irlandaise, les pubs sont un incontournable. On y écoute les pêcheurs locaux, on y regarde les courses de chevaux (et les chapeaux qui vont avec le folklore...), on y cause courses de lévriers, football irlandais et hurling, le sport national. ET, on y boit la Guiness et le Cidre Bulmers à la pompe.
Nous prendrons donc nos quartiers deux jours au Moorings, le seul pub du port, où nous passerons deux soirées mémorables.
L'île de Valentia nous permet de faire une grande randonnée de 22km, le tour de l'île par la seule route... et de comprendre ce que c'est l'hospitalité ici.
En effet, pour notre premier (et dernier) jour de pluie, nous décidons de prendre la route malgré le temps déjà à la pluie et les bourrasques annoncées... et nous nous retrouvons complètement sous eau après 5km... nous trouvons refuge dans un champs, dans l'embrasure d'une toute vieille grange... pas grand chose à l'horizon, pluie battante... 1/2 heure plus tard... la pluie battait toujours... et on voit s'agiter deux bras au loin... par-dessus la haie... nous quittons notre refuge pour aller voir : une Manon des sources des temps modernes (vraiment un top modèle !!!) nous dit "Come in and have a tea or coffee to warm you up !!!"... je précise qu'à 20° nous n'avions pas froid du tout mais nous la suivons (Eric croit qu'il a une vision et qu'il va se réveiller bientôt...!!!)... nous laissons tout notre barda trempé dans le hall et nous entrons dans son séjour où nous attendaient, très intéressés par ces étrangers 4 mini top modèles (Eric se réveille...) : Torri, 9 ans, Jodi, 4 ans, Jack, 2 ans et James, 7 mois que Torri dépose immédiatement dans mes bras "You want to hold the baby in your arms ?". Nous profiterons du bagou de Torri pour apprendre plein de choses intéressantes sur les irlandais, leur mode de vie, l'école,... La maman pendant ce temps, nous apporte : tea, coffee, toasts, cheese and tomatoes... Elle me fait en passant le plus beau des compliments du séjour... (enfin venant d'un inconnu objectif :-D... ) Alors que je lui explique que nous sommes en voyage pour nos 20 ans de mariage, elle s'exclame : "Oh my God, did you marry at ten !?!!!?"... euh... non, non, quand même pas, at 16 je lui joke !!! ;-) C'est enchantés et surpris par cette heure d'hospitalité naturelle que nous reprendrons la route par une pluie battante... on ne pouvait tout de même pas les bloquer toute la journée... et j'insiste malgré tout pour continuer le tour qui ne faisait "plus que" +/- 17km... alors que Loulou se serait bien vu faire demi-tour... Nous avons été heureux tous les deux d'avoir persévéré car 2h plus tard, nous étions à la pointe de l'île, le soleil et le grand vent arrivaient pour tout sécher... sauf nos godasses... et nous avions devant les yeux des payages splendides... qui fumaient hors de la verdure... sur l'eau... nous sommes rentrés secs 3h plus tard... même mon jean's pourtant trempé à mort... et nous avons bourré nos chaussures de papier journal... ça, c'est international !!! Et notre hôtesse qui s'inquiétait nous attendait avec le tea and the scones...
C'est là que nous avons fêtés nos 20 ans de mariage, au bout du monde, à Portmagee... face aux îles Skellig, leurs puffins et leurs fous de Bassan...
Ce voyage est décidément extraordinaire !
Nous prenons la route à regret... mais ça ne dure pas longtemps car nous remontons vers l'ouest, toujours par cette magnifique côte déchiquetée, et nous arrivons à Doolin. Facile, comme à Kinsale et comme à Valentia... y a pour ainsi dire qu'une rue...
Eric a choisi l'endroit sur deux critères : il y a deux musts à voir absolument - il y a une table gastronomique. Résultat : il a réservé 3 jours ! Bien vu chéri !!!
Premier souper : la table est effectivement excellente ! On peut reprendre la formule entrée-plat-dessert momentanément... :-D
Première journée de marche : les Moher Cliffs sont effectivement splendides !!! Comme d'habitude, nous ne séjournons pas sur le lieu du must en question... un sentier côtier de 12km, qui longe les falaises à pic, nous permettra d'y accéder de la plus belle des façons, serpentant parmi les vaches et les moutons, et voyant apparaître au fur et à mesure, sur 8 kilomètres, ces falaises noires remplies d'oiseaux... pour arriver au clou de la visite... c'est à dire qu'après 2h30 de marche seuls au monde... nous tombons sur des centaines de touristes, de cars et de voitures qui sont au Moher Center, à la pointe des falaises. C'est dangereux, périlleux et merveilleux !!! Une grande journée dont nous nous souviendrons, des paysages à couper le souffle, également quand nous revenons par le long des falaises, quittant les fourmils (énormément d'espagnols et de français) et la civilisation...
Second souper : on va faire toute la carte si possible...
Seconde grande journée de marche : nous nous étions méfiés la veille du sentier côtier qui affichait en grand "Caution : high level of fitness required !"... il était de fait assez physique... mais cette randonnée "the black head", à l'autre bout de la péninsule... n'indiquait rien... ni dénivelés, ni kilomètres... nous sommes partis équipés mais assez light... sans savoir... Nous avons découvert des paysages lunaires splendides, surplombant la magnifique baie de Galway... mais nous n'avons pas du tout contourné la fameuse black head lunaire comme nous le pensions... nous en avons juste escaladées 3 comme des chèvres, et redescendre au niveau de la mer à chaque fois, pour finalement suivre un ruisseau d'eau vive qui nous ramenait au bord de la mer après une fameuse trotte... de l'ordre de 30km mais on a souffert, en plein soleil... heureusement merci le vent. Nous croisons ce jour-là 3 autres fous tout en haut, des français, avec qui nous sommes heureux de comparer les cartes car la nôtre était rudimentaire...
Dernier souper : 20h au lit mais sans avoir manqué les 3 services !!!
Grosse nuit de sommeil de 12h... ce ne sera pas la seule. On a dormi comme des bébés avec ce grand air !
Nous quittons le County de Clare et nous prenons la route pour Galway.
Cette ville typiquement irlandaise nous rappelle que la culture celte est très vivante ici.
Tout est inscrit en deux langues partout. Anglais et gaéllique. Mais à Galway, c'est plus qu'ailleurs, la radio est en gaéllique dans les magasins, pas mal d'inscriptions dont nous ne comprenons pas un mot sont en gaéllique uniquement. La petite Torri nous avait expliqué qu'à l'école, dès 7 ans, on apprend le gaéllique. Bon, sa maman nous a dit après qu'étant adulte, plus personne ne s'en souvient... Je précise que nous ne comprenons rien à la lecture mais que nous sommes aussi recalés à l'audition car pour couronner le tout, le gaéllique ne se prononce pas du tout comme il s'écrit... trop faciiiiiiile ! C'est le genre de détail qui m'arrête pour 1/2 jour de frustration...
Les pubs proposent bien souvent des groupes de musique aux instruments bien celtes une fois la nuit tombée, particulièrement à Doolin, qui est la capitale de la musique irlandaise.
Galway vaut le détour pour son ambiance et ses pubs, ses maisons colorées... mais 1/2 jour suffit à la visiter.
Nous partons le second jour dans le Connemara car Galway est aux portes de ce lieu mythique pour tout amateur de Michel Sardou.
Nous sommes dans le County de Galway, très différent du Kerry et du Clare. Moins beau à notre goût mais très particulier et qui vaut tout de même un fameux détour d'une journée. Les lacs se comptent par dizaines, de toutes les tailles (y a aussi des flaques...) et les 12 Bens, des montagnes pelées, sont impressionnantes. Clifden, la capitale, est une petite ville très sympa. Ce sera une journée de voiture principalement mais qui valait la peine.
Nous retrouvons Galway et sa toute grande foule de touristes en soirée. Et un House Hôtel divin, british et classe à souhait, à la déco burlesque... pour une seconde nuit parfaite dans un endroit parfait.
Notre voyage se termine tout doucement. Nous quittons les bords de mer pour repartir dans le pays, en direction de Dublin, avec un arrêt de deux jours repos complet à Athlone. Là, un grand hôtel nous attend, avec un grand confort, une belle rivière pour faire quelques kilomètres à plat... et déjà nous remémorer les magnifiques choses que nous avons vues dans ce superbe pays accueillant et vert, vert, vert... Pandora étant international, Eric trouve un joli petit trèfle vert à 4 feuilles à ajouter à mon bracelet.
Nous nous faisons la réflexion que nous avons vu bien plus de vaches que de moutons (ils sont souvent blancs à tête et pattes noires)... D'ailleurs la viande de boeuf locale elle aussi était excellente !!!
Nous aurons vu énormément de maisons de poupées. Plein de petites maisons d'ouvriers ou de pêcheurs avec juste une porte et une fenêtre mais toujours colorées de couleurs pétantes, fleuries abondamment, bien entretenues,... rien de triste mais un passé très pauvre en Irlande... les nouvelles constructions sont d'ailleurs simples, modestes, fonctionnelles. Juste correctes mais aucun matériau noble comme on peut en trouver chez nous. Beaucoup de matériaux d'imitation peu charmants. Il n'y a pas ici de vrai beau bois, de vraies belles pierres bleues, de belles briques anciennes, des toits d'ardoises... du stuc, du PVC, des imitations bois, des toits de shingel. Rien qui vale le détour.
Beaucoup de familles nombreuses encore en Irlande, plein de petites têtes rousses ou blondes, bouclées... et d'yeux verts...
Mon chéri nous avait préparé le voyage parfait dont nous rêvions et nous en garderons des souvenirs impérissables. De plus, le soleil était là tous les jours et nous nous rendons compte en parlant avec les irlandais que c'est vraiment un gros coup de chance ! Nous avons découvert une île qui ne ressemble à rien de ce que nous avions vu auparavant... mais avec un peu d'Angleterre, un peu d'Andorre, un peu de Bretagne sauvage...
Dernière précision : nous n'avons pas regretté nos vélos que nous avions volontairement écartés du voyage car nous en faisons abondamment toute l'année, toutes les semaines. En effet, l'infrastructure routière irlandaise ne convient pas du tout à ce mode de locomotion et rien n'est prévu pour. Les routes sont déjà beaucoup trop étroites que pour se croiser à deux voitures, alors tout vélo prend vraiment de gros risques, surtout dans les très nombreux lacets et tournants. La visibilité est très mauvaise. Nous avons eu vraiment peur pour les pauvres cyclistes que nous avons du dépasser ça et là. Nous avions pensé exactement la même chose en Corse. Dans le sud et l'ouest, on peut oublier aussi les bus et les trains... seule la voiture permet de se déplacer pour voir du pays correctement... associée aux randonnées pédestres.
Lors de nos randonnées, certains chemins auraient été pas mal pour le VTT mais vélos et chiens étaient interdits... nous avons pensé que c'était probablement car nous passions directement dans des alpages où moutons et vaches paissaient calmement...
Merci le Guide Vert qui reste pour nous la référence incontournable.
Nous avons malheureusement emporté 2 kilos de romans pour rien... prévus pour les pauses transat que nous n'avons pas faites...
Impressions en direct de Dublin International Airport... pendant que le grand a disparu dans un magasin spécialisé en... whiskey (avec un "e") irlandais !!!