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dimanche 14 octobre 2012

La famille s'aggrandit


Dimanche 14 octobre est un jour d’élections communales en Belgique. C’est dire comme la journée promettait d’être excitante. Le pays était  à l’arrêt et, comme les chenilles processionnaires, tous les belges s’en sont allés remplir leur devoir électoral. Histoire de ne pas perdre mon temps, je me suis équipé en version Vtt et je suis allé voter à vélo. Une fois mon choix glissé dans la fente, je suis parti vers une rando de +/- 45 km vers les bois de Marche-les-Dames. Vers les 35 km, je suis rattrapé par François qui me propose de faire un bout de trajet en commun. A la sortie d’un bois, au moment de nous séparer, j’ai entendu un drôle de cri que j’ai d’abord pris pour un oiseau mais qui s’est révélé être … un chat. Un chaton plus exactement. Nous étions à 500 mètres de la première route et j’ai beaucoup de doute que ce chaton ait pu se perdre tout seul à cet endroit. François, très téméraire … est retourné chez lui me laissant en plan avec le bestiau. Vous me connaissez, je n’allais quand même pas le laisser là, au milieu d’un bois à la merci des renards, loups, chasseurs, chien et autres grizzlis locaux. N’écoutant que mon courage à deux mains (je pensais surtout à la tête de Valérie), je l’ai donc glissé dans ma veste de cycliste, au chaud, et ramené à la maison. Il était en relativement bon état mais, comme on pouvait s’en douter, était affamé. Le vétérinaire a confirmé sa bonne forme.

Bon, vous connaissez l’expression : quand il y en a pour deux, il y a en a pour trois. Les deux autres chats sont loins d’être heureux mais il faudra bien qu’ils s’y fassent. Fiveten, c’est son nom (de la marque de vêtements dans lequel je l’ai emballé) a essayé de se faire copain avec Gédéon mais, à part un coup de patte de celui-ci, il n’en a pas eu grand-chose. Chanel, elle, en vieille fille qu’elle est, l’ignore complètement.

Eric

samedi 27 mars 2010

Balade dans les rues de Bruxelles


Après deux semaines de babysitting de Valériane, nous avons décidé de nous aérer un peu les méninges. Enfin, surtout celles des filles ...
Valérie voulait voir l'exposition de Frida Kahlo, Valériane et moi ne voulions rien faire. Comme d'hab., la majorité l'emporta ;-) ... et nous sommes partis vers Bruxelles pour l'expo de cette peintre espagnole, portugaise, guatémaltèque, mexicaine. Je les ai quand même plantées déposées à l'entrée du Bozar pour faire un tour dans le Parc Royal.
Le moins que l'on puisse dire est que pour une ville qui se veut capitale de l'Europe, Bruxelles a encore du chemin à faire en matière d'urbanisme. Il suffit de voir l'état de l'ancienne cité administrative pour s'en rendre compte. Je suppose que le but est encore de laisser pourrir les choses jusqu'à ce que les bâtiments soient irrécupérables et tombent dans les mains de promoteurs.
Après avoir récupéré les deux miss, nous sommes descendus vers la Grand Place pour nous sustenter et jouer aux touristes.

Je me suis décidé à essayer une nouvelle (pour moi) technique de photographie à savoir le HDR. Je ne suis pas vraiment fan mais le rendu peut être intéressant, proche de l'hyperréalisme.

samedi 24 novembre 2007

la Carrière Bossimé à Lives-sur-Meuse


Cette carrière est abandonnée depuis plusieurs années. Elle appartient à la société Gralex. Les bâtiments sont à l'abandon et dans un état de délabrement plus que total. Je préfère ne même pas penser à ce qui à pu passer par ces locaux.

Actuellement, les bâtiments semblent être utilisés comme - au choix - dépotoir, toilettes, baisodrome, grange, et bien d'autres usages dont ma bonne éducation (!) m'empêche d'évoquer.

vendredi 23 novembre 2007

un fortin, dans le champ devant chez nous, la nuit.


J'ai toujours été intrigué par ce fortin, perdu au milieu du champ, en face de la maison. Il a été construit à la fin du 19ème siècle et était en liaison avec le Fort d'Emines






Cette soirée s'annonçait claire et très froide. Aussi, ai-je pris mon courage à deux pieds pour essayer une nouvelle technique de photographie de nuit que l'on appelle "light painting". Littéralement : peinture avec de la lumière.




Il s'agit de positionner l'appareil photo sur un trépied, en mode pose. Ensuite, on se balade devant le sujet en l'éclairant avec des coups de flashs. Les durées de poses sont assez longues (de 30 secondes à plusieurs minutes dans ce cas).



Le résultat est assez aléatoire et demande beaucoup d'essais mais je pense que le résultat en vaut la peine.

dimanche 9 septembre 2007

Journées du patrimoine : Le Fort d'Emines


Pour rappel, la Belgique a obtenu son indépendance en 1830 avec la bénédiction des grandes nations de l'époque : l'Angleterre, la France et l'Allemagne. Dès sa création la Belgique s'est autoproclamée neutre. Et en ce sens, elle se devait de montrer une stricte neutralité vis-à-vis de la France ET de l'Allemagne.

La Belgique a donc construit une position fortifiée à Liège (en direction de l'Allemagne) et à Namur (en direction de la France).

Le Fort d'Emines fait partie de la série de 9 forts qui forment la Position Fortifiée de Namur. Il a été construit entre 1888 et 1891 selon le modèle des forts de Brialmont. Les forts de Namur sont construits en béton non armé et ils étaient prévus pour résister aux armes de 210 mm qui étaient les plus gros calibres de l'époque. Pour information, il faut savoir qu'en 1914, ces forts ont été attaqués avec des obus d'un calibre de 420 mm. (!!).

Les 9 forts de Namur sont équidistants de 5-6 km. de façon à pouvoir de protéger mutuellement et à pouvoir être vus d'un fort à l'autre.

Le fort d'Emines abritait une garnison de +/-400 artilleurs et fantassins.

Pour l'histoire de la prise des forts par les allemands en 1914, je vous renvoie à l'excellent site internet sur les forts belges.

Un autre site très intéressant sur la prise de la position fortifiée de Namur.

dimanche 29 juillet 2007

Le site SNCB de Ronet


Depuis le temps que je passe sur la route reliant Namur à Floreffe, le long de la Sambre, je n'avais jamais prêté beaucoup d'attention à cet ancien bâtiment appartenant à la SNCB situé à côté du champ de tir de Namur.

J'ai décidé de m'y arrêter ce samedi pour prendre quelques photographies. Ne sachant pas trop bien comment y accéder, j'ai d'abord fait le repérage du chemin d'accès à pied, au milieu des orties et des ronces.

Ensuite, je suis revenu avec tout mon matériel photo : sac, caméra, flash et trépied. J'ai d'abord pris quelques photographies extérieures. Après une dizaine de minutes, j'ai vu quelqu'un passer devant une fenêtre, à l'intérieur même du bâtiment. Et cette personne semblait être déguisée en ... soldat romain. Allez savoir pourquoi, j'ai tout de suite pensé à un sdf que ma visite faisait fuir.

Je n'y ai pas prêté plus d'attention que cela et j'ai poursuivi mes clichés.

Ensuite, n'écoutant que mon courage (et, surtout, ma curiosité), je suis rentré dans ce grand bâtiment à grand renfort de bruit, histoire de ne pas me faire égorger dans le silence. Et j'ai repris mes photographies.

Quelque clichés plus tard, j'ai entendu du bruit et j'ai vu descendre mon soldat romain (cela en était bien un) de l'étage, me faire un petit signe de la tête puis disparaître dans une pièce adjacente. Cinq minutes plus tard, de nouveau du bruit et deux jeunes filles habillées en vestales (le nombril à l'air et très peu de vêtements sur elles) entrent dans la pièce où je me trouve. A ce moment, j'ai pensé me retrouver au milieu d'une orgie sexuelle et je m'apprêtais à m'enfuir à toutes jambes (quoique ...) quand l'une des deux vestales s'est excusée de me déranger.

Etant rassuré sur mon sort, la conversation étant initiée, et, le temps de rembobinner ma langue dans ma bouche, je me suis permis de poser LA question qui brulait mes lèvres assèchées dès leur apparition : "Mais, que faites vous ici ? ".

Il s'agissait en fait d'une petite équipe qui tournait un remake d'un film d'un auteur dont j'ai oublié le nom. Je n'ai pas osé demander de quel type de film il s'agissait mais cela n'a pas duré longtemps car ils sont repartis en même temps que moi.

Quoiqu'il en soit, c'était une première pour moi de photographier un bâtiment à l'abandon. Et, je pense ne pas m'en être trop mal tiré.

D'après mes dernières informations, ce bâtiment aurait été détruit en 1979 à la suite d'une fuite de gaz.

A voir également :

Le site de Ronet sur Forbidden - Places