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mardi 31 août 2021

Les conneries des cyclistes


 J'ai beau être un défenseur des cyclistes et de leurs droits à utiliser les routes, je ne suis pas à l'abri d'une connerie ... mais je ne suis pas le seul.

Eric


lundi 23 août 2021

VTT été 2021


 Ah … quel magnifique été, celui de 2021. Nous nous en souviendrons longtemps. En particulier de la météo qui nous a permis de renouveler le niveau de nos nappes phréatiques mises à mal par l’été dernier.

En 2021, tout a été merveilleux : les agriculteurs ont vu leurs champs correctement arrosés sans nécessiter de pompage dans les rivières, les habitants des régions de la Lesse, de l’Ourthe, de la Meuse, de la Hogne et pleins d’autres ont pu bénéficier gratuitement d’un petit nettoyage de leurs rues et façades ainsi que d’un enlèvement de leurs vieux meubles et électroménagers.

Que dire de plus ? Ah oui … j’ai des palmes qui me poussent entre les orteils mais c’est probablement dû à un des effets secondaires du vaccin contre le coronavirus. Je me demande même si une rangée d’écailles n’est pas entrain de s’installer entre mes omoplates.

Bon, évidemment, comme tout n’est jamais parfait en ce monde de brutes, il a bien fallu qu’une saleté de soleil viennent perturber quelques unes de nos belles journées pluvieuses à souhait. Sans lui, il n’aurait plu qu’une seule fois.

Même les grecs, turcs, américains, espagnols, marocains, algériens, français, sardes, sibériens, canadiens, amazoniens, boliviens, chiliens, finlandais ont pu s’offrir des barbecues géants.

Elle n’est pas belle la vie ?

Si encore nous n’avions pas ces emmerdeurs du GIEC qui viennent nous casser les bonbons avec leur rapport. Ils se plaignent toujours d’un réchauffement climatique. Mais, bon sang, s’il fait trop chaud, ils n’ont qu’à ouvrir leur frigo. Point barre.

Non, vraiment, des étés comme celui-ci on en redemande chaque année.


Eric

jeudi 29 juillet 2021

Une question de mode ...

 

Hier, j’ai repéré la rando des 37 km de Profondeville en mode furtif.

Dès la première côte dans le bois, le ton était donné : cette rando se fera en mode Rolling Stones. Les pluies des semaines dernières ont évacué la moindre parcelle de terre dans beaucoup de chemins et il ne reste que les cailloux. Mes jambes m’ont remercié durant toute la rando.

La descente de la Couleuvrine était étonnamment bien dégagée mais dans le bas, il a fallu slalomer pour éviter les cailloux qui roulent.

La montée vers les 7Meuses s’est faite en mode Easy Rider sur la route mais la descente, assez rock and roll, m’a fait passer très vite en mode pêcheur à la ligne pour suivre le ruisseau.

La remontée sur l’autre versant a nécessité l’utilisation du mode bucheron. Les travaux de débardages ont en effet creusé d’énormes sillons et seule la partie centrale du chemin est utilisable. Si la rando est blindée de monde, nous devrons tous passer en mode chenille processionnaire.

La descente vers Annevoie n’a pas posé trop de problème. Il faut noter que les coulées de boue des dernières semaines ont provoqué des amoncellements de petits cailloux et de graviers à certains endroits. En arrivant trop vite dans ces tas, vous risquez de passer rapidement en mode VanDerPoel (* Cfr définition ci-dessous).

La traversée de la Meuse se fait par l’écluse. Une fois de l’autre côté, il faut passer par le petit tunnel sous les voies du chemin de fer. Avant de vous enfoncer dans ce tunnel, je vous suggère de regarder la petite plaque métallique située du côté gauche de l’entrée et qui indique la date du 15 janvier 1920. Elle représente le niveau de la crue de la Meuse à cette date. Entre le 8 et le 13 janvier 1920, il était tombé 172 mm de précipitations par m2. Regardez autour de vous et essayez de comparez avec la situation des derniers jours. Comme quoi nos arrière-grands-parents n’étaient déjà pas à l’abri des inondations et, à cette époque, ils ne disposaient pas du matériel de sauvetage ni de déblaiement d’aujourd’hui. C’était il y a un siècle.

La remontée sur la rive droite de la Meuse se fait verticalement en mode Iron Man. Le ravinement a sacrément abîmé les traces et quelques (gros) trous se sont formés dans le revêtement, surtout dans le bas de la montée.

Une fois arrivé sur le plateau, je suis passé en mode Homme des bois pour attaquer les singletracks qui m’ont accompagné jusqu’au retour à la Meuse. N’espérez pas y trouver trop de zones permettant les dépassements. Avant de sortir du bois, j’ai du passer en mode porc épic tant les ronces et autres joyeuses orties ont pris du plaisir à me chatouiller les jambes.

Parmi les critiques de la rando de Profondeville, on note souvent l’utilisation de chemins archi-connus dans la région. Je peux vous assurer que ce n’est pas du tout le cas dans cette descente qui m’a fait découvrir des passages qui m’étaient tout à fait inconnus. Ces passages techniques ont un prix à payer car ils m’ont obligé très vite à activer le mode Minnaar.

La remontée sur la rive gauche de la Meuse se fait par le Collège de Burnot et sa célèbre grimpette que nous ne prendrons pas jusqu’au-dessus mais bien en virant à droite à mi-chemin en direction de Profondeville. Cela permet de rejoindre le dessus du plateau afin de se préparer à passer en mode DH puis Rando pour entamer la descente technique vers le point de départ où le mode pilier de comptoir est de rigueur.

En résumé, c’est une très belle trace assez éprouvante et technique qui demande de nombreux passages en mode Kenny Balaey. J’ai terminé avec un bon millier de mètres de D+.

Je voudrais revenir un instant sur l’utilisation de chemins archi-connus. La région de Profondeville comporte un nombre impressionnant de traces, de chemins, de sentiers, de bois, … bref : tout ce qu’il faut pour ravir les vttistes. Ce que j’apprécie particulièrement dans cette organisation c’est qu’ils changent les combinaisons de possibilités chaque année. Alors, oui, ces bouts de traces sont connus individuellement mais ils sont accouplés de manière différente (ou même dans un autre sens) à chaque fois. A mon avis, c’est ce qui fait tout le charme de cette organisation.
 

(*) Le VanDerPoel est une figure artistique bien connue des vttistes. Elle porte le nom de celui qui en est le meilleur spécialiste. Elle consiste en une séparation physique et prolongée de la bicyclette avec son cycliste. Celui-ci poursuit une trajectoire horizontale et légèrement descendante (appelée trajectoire de la pauvre cloche). La roue avant de la bicyclette suit une courbe orientée vers le bas pendant que la roue arrière continue vers l’avant selon une ligne légèrement parallèle à celle du cycliste. Au milieu de sa trajectoire, ce dernier reçoit une poussée complémentaire de la part de la roue arrière appelée Balls Kickback (plus communément appelée « coup de roue dans les burnes »). Cette figure est très rarement réussie car la facétieuse gravité empêche souvent le cycliste d’atterrir en douceur sur la selle du vélo dans le même mouvement. Réussie, cette figure apporte un nombre de points considérable mais quand elle échoue, elle provoque généralement une réinitialisation du compteur du cycliste.


   







mercredi 14 juillet 2021

Alsace : Semaine de VTT et réunion de sexagénaires

 

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dimanche 20 juin 2021

Vtt à Serre-Chevalier

 

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mercredi 16 juin 2021

VTT Printemps 2021

 

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dimanche 28 février 2021

VTT de Huy à Namur (aller en train)

Grâce au RaillPass gratos (oui, oui) reçu la part de notre gouvernement Vivaldi, nous sommes partis vers Huy en train pour revenir par les chemins de traverses sur nos VTT. 



mercredi 24 février 2021

VTT hiver 2020

 

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Printemps cow-boy à Marche-les-Dames


Nous avons déjà eu l'été indien, maintenant, voici le tour du printemps cow-boy : 19° un 24 février, nouveau record.


vendredi 9 octobre 2020

Opération Vivaldi

 Puisque notre généreux gouvernement a décidé de nous offrir des billets de train, nous avons décidé d’en profiter. Le but est de faire croire aux utilisateurs qu’ils vont favoriser le tourisme en Belgique. Bon, d’accord, il aura fallu que la deuxième vague s’amène, en même temps que l’automne, le mauvais temps et les feuilles mortes, pour les recevoir et les utiliser. Inutile de vous dire que le tourisme en cette saison …

Ce cadeau nous permet de prendre deux trajets par mois pendant 6 mois, soit 12 trajets simples. Ben oui … un aller-retour, cela fait deux trajets. Et pas question de reporter les trajets d’un mois sur l’autre.

Inutile de vous préciser que nous ne sommes pas de utilisateurs de la SNCB et que ce que nous en connaissons se limite aux grèves annoncées, aux retards largement relatés dans la presse et aux innocents qui se croient plus costauds qu’une locomotive lancée à 100 à l’heure. J’ignorais même que nous pouvions y embarquer des vélos.

A ce sujet, le transport des vélos n’est pas payant … jusque décembre de cette année. Attention : c’est gratuit mais il faut quand même un ticket pour le vélo que l’on peut télécharger sur le site de la SNCB. Il faut quand même chercher un peu pour trouver où. Sinon, c’est 4 euros.

On a commencé facile : notre idée est de partir de la gare de Jambes (Namur) vers celle de Dinant et de revenir sur le vélo. A Jambes, il y a deux gares, distantes de 150 mètres l’une de l’autre. Bien entendu, j’ai googlelé en partant de la mauvaise. Grrr …

Au jour J, heure H et minute M (ben oui, avec le train, la minute est importante), nous sommes sur le quai. Euh … le bon quai … et … rodidju … c’est de l’autre côté. Il faut passer de l’autre côté des voies et, bien entendu, il y a un train qui s’amène et pas question de se faire raplatir sur son parebrise comme une vulgaire mouche : on attend !

Bon, on y est. Il n’y a plus qu’à patienter en plein vent, avec le caks et le maks sur la tête.

Le train arrive. Il ne faut pas croire que l’on peut s’installer n’importe où avec son vélo. Non non … il faut d’abord repérer le wagon avec le logo d’un vélo car on ne peut monter que dans celui-là. Nous l’avons trouvé de suite et, coup de bol, personne dedans. Il faut dire que nous sommes en pleine semaine, qu’il est 10h32 et qu’il n’y a pas foule à bord.

On case les vélos et on s’installe à côté. Là, nous voyons un (petit) logo qui indique qu’il ne peut y avoir que deux vélos. De fait, il n’y a pas une place folle et je me demande bien comment faire si nous voulions voyager avec des amis (ou pire : avec des gosses).

Bref, nous sommes installés, les railpasses, les cartes d’identité et les tickets pour les vélos prêts à être dégainés à la moindre sollicitation d’un contrôleur … que nous n’avons jamais vu.

Vingt-cinq minutes plus tard, nous débarquons à Dinant … sous le crachin.






Le retour s’est fait sous le signe de la Vivaldi : les 4 saisons, des hauts et des bas, une opposition venteuse et une trace qui s’est terminée par un vote de confiance … en nos capacités.

Ne soyons pas négatifs : nous avons passé une très bonne journée. Ce fut une bonne expérience que nous renouvellerons dès la semaine prochaine vers Ciney.

Cela dit, je n’ose pas imaginer ce que ce serait en heure de pointe ou s’il fallait changer de train … disons (au hasard) … à Bruxelles.


Eric


PS : pour ceux qui sont restés dans leur grotte ces 15 derniers mois, « Vivaldi », c’est le nom qui a été donné à la coalition au pouvoir en Belgique.


samedi 12 septembre 2020

Con Lanta, l'enfer des zéros à Verdun

 

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Mesdames et messieurs, bienvenue à cette 69ème édition de votre émission d’aventures et de divertissements que la mode entière nous envie … à savoir « Con Lanta », le jeu qui dit tout dans son nom.

Pour cette saison, Covid oblige, la direction n’a pas été aussi regardante sur la qualité des candidats mais des sujets en pas trop mauvaise forme ont quand même pu être réunis.

La première moitié des participants, les jaunes, est composée de deux français : « Bomba » Cathy et « Conan » Vincenzo. Cathy compte des billets dans une banque. Son bureau est situé à mi-distance entre la sortie vers les égouts et le coffre-fort. Vincenzo, quant à lui, est spécialisé dans les forages à grande profondeur et au percement de grosses plaques métalliques. Un cocktail détonnant à l’avenir assuré.

L’autre moitié (les oranges) est composée de deux belges retraité et pré-retraitée liégo-namurois : « Calimero » Brigitte et « Killy » Roberto. Brigitte fait partie du cercle très fermé des personnes dissociatives qui arrivent à séparer leur esprit de leur corps (si si, je vous jure que cela existe) tandis que Roberto essaye tant bien que mal de remettre les deux morceaux sur la même personne et dans le bon ordre. Pour ce dernier point, il n’y arrive pas à chaque fois.

Enfin, la dernière moitié des participants (les bleus) « Poyon » Valérie et « Tomcat » Eric sont deux fringuants retraités (enfin … surtout la première) qui avancent derrière tout afin de pousser les autres dans la merde et de leur faire penser que c’est de leur faute. C’est leur tactique habituelle qu’ils ont décidé d’adopter pendant cette édition.

Vous me direz que nous avons là trois moitiés. Ben oui : mon jeu, mon règlement. Na !

La première manche de notre jeu se déroule sur le champ de bataille de Verdun, dans le département de la Meuse. Le budget de cette année ne permettait pas de largage par hélicoptère alors, les trois équipes ont été envoyées par la route, sur leur vélo, en leur priant de ne pas se perdre en route. Arrivés à l’endroit propice, l’épreuve a consisté à suivre un trajet pré-établi en visitant les très nombreux trous de balles rencontrés sur leur chemin. Quand on vous disait que certains essayent d’emmerder les autres …

Vers le milieu de la journée, « Calimero » Brigitte a découvert, en cherchant un endroit pour un besoin naturel, un collier d’immunité sous la forme d’une rivière à spaghettis. Au grand désarroi des autres équipes qui devront se la coltiner le lendemain. Le problème est qu’elle a fait pipi sur les spaghettis, qu’ils n’étaient plus du tout « al dente » et le collier n’était donc plus utilisable.

Durant cette épreuve, l’équipe des jaunes a perdu la moitié de ses membres en une seule fois. Ce qui a obligé le capitaine de l’équipe à pousser son célèbre cri de guerre : « putainmaistesoucathymaistesou ». Et ce, à trois reprises. C’était tout dire de la gravité de la situation. Heureusement, cela s’est très vite arrangé et Vincenzo a retrouvé rapidement sa moitié.

La célèbre épreuve des poteaux a été adaptée au lieu. Le but est de sauter de la tête d’un poteau à l’autre en criant « un petit bonhomme sans rire » à chaque fois. A cette épreuve, Vincenzo s’est montré le plus brillant en totalisant un record de 16.142 bonhommes sans rire.

Vincenzo au départ de l'épreuve des poteaux

Réunies en conseil, les équipes ont décidé de l’élimination des « jaunes » qui ont été condamnés à visiter la ville de Verdun le lendemain.

L’épreuve du dimanche a consisté à rejoindre la citadelle de Montmedy à la ville d’Orval et à en revenir sans avoir dégusté la moindre goutte du célèbre breuvage des moines. Le parcours était agrémenté d’épreuves telles que le déplacement de troncs d’arbres. Il s’agissait également d’éviter les zones de peste porcine africaine. Déjà qu’on n’était pas gâté avec le covid, il ne s’agissait pas de ramener des africains pestiférés chez nous.

Si pas une goutte d’Orval n’a été consommée durant l’épreuve, les équipes se sont rattrapées le soir, au bivouac, autour du feu de camp.

Eric

  

samedi 25 janvier 2020

Run & Bike de Jambes


Janvier 2020, Valérie découvre le Run & Bike.

Run & Bike ? Quesako ? Mais si … c’est le sport où les participants sont un peu radins. La preuve, ils sont obligés de partager un vélo pour deux, histoire de ne pas user les pneus. Bref ! Valérie avait repéré une de ces épreuves au départ de chez nous le 25janvier.

Connaissant l’apôtre, j’ai refusé le test : « mais ma chérie, tu sais bien que ton vélo est trop petit pour moi et qu’il te faut une escabelle pour arriver au mien. Non non .. demande plutôt à une autre victime copine ». Aussitôt dit, une demande fut promptement télégraphiée à Brigitte qui ne refuse jamais un bon coup.

En bon coach, j’ai suggéré un test sur la même distance dans les bois de la Citadelle. Test programmé pour le samedi même.

Bon … ce n’était pas trop mal. Brigitte a couru de manière inversement proportionnelle au pédalage de Valérie ce qui a semblé convenir à tout le monde et qui n’a empêché personne de rouler le lendemain matin à Rivière.

Arrive le jour J et c’est sous dans une purée de pois dans un froid de canard que nous émergeons de nos plumes (de canard).

Départ à 11 h.

Le nombre d’inscrits n’est pas (me semble-t-il) exceptionnel mais le physique des participant( e)s me fait craindre le pire : des gazelles fuselées comme des avions.

Deux distances sont proposées 13.5 et 19.5 km. Sauf erreur de ma part, notre duo est la seule paire unisexuée féminine sur le 20 Km. Et, probablement, la seule paire centenaire.

Le départ du 20 km est donné à 11 h., le 14 km suit un quart d’heure plus tard.

Robert en moi, en bon coaches « vélocypédiés », accompagnons nos pouliches pour les encourager de nos vivas enthousiastes. Notre enthousiasme est seulement débordé par … les premiers coureurs du 14 km qui nous rattrapent … vingt minutes après notre départ.

Le grand parcours comporte une boucle qui nous a permis de voir (de dos) toutes les équipes du 20 km … suivies de celles du 14 km. Soyons positifs : comme nous n’avions plus personne derrière nous, nous avons pu occuper toute la largeur du terrain.

En tant que coaches suiveurs, notre principal souci était de ne pas tomber. Ben oui … la loi de la gravité cycliste fait qu’en dessous d’une certaine vitesse horizontale, tout corps bicyclé plongé dans un environnement aérien … tombe verticalement à une vitesse inversement proportionnelle au carré de l’inclinaison des queues des vaches locales. C’est scientifique !

Une fois arrivés (ouf !) à notre point de départ, quelques organisateurs nous ont fait remarquer que nous étions un peu en avance pour le run & bike de 2021.

Toujours positifs, je tiens à faire remarquer que le duo est arrivé premier dans sa catégorie … et … et … premier au scratch en commençant par la fin. Bravo les filles !

C’est avec bon cœur que nous nous sommes ensuite retrouvés à notre quartier général de la Schtouff autour d’une bière et d’une frite (grande avec mayonnaise pour moi).

Eric













samedi 7 septembre 2019

Week-End sportif à Oostkerke

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vendredi 23 août 2019

La campagne d'Ypres

Après la campagne de Verdun, celle d'Ypres et de l'Yser.

samedi 13 juillet 2019

(en) pagaille chez les para-commandos


Hier, Brigitte, Valérie, Robert et moi avons eu la curieuse idée de participer à un stage d’entraînement au centre des para-commandos cyclo-transportés de Marche-les-Dames. Les descentes en rappels, vélo sur le dos, étaient un peu compliquées mais finalement, nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. Nous n’avions seulement pas prévu que l’humidité actuelle soit de nature à faire pousser les ronces et autres orties qui se sont évertuées à ralentir notre progression dans la jungle locale.


Eric




dimanche 16 juin 2019

Serre-Chevalier 2019

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Comme chaque année à cette saison, les fourmis s’installent dans nos jambes en attente de pédalages alpestres. Et c’est d’autant plus vrai que la météo des premiers mois de 2019 a été maussade et peu propice aux escapades (autant qu’aux escalades) vélocipédiques tous chemins. Dès lors, notre regard s’est à nouveau tourné vers le Club Med qui nous a très souvent réussi en cette saison.

Peisey étant en réfection, nous avons pensé au nouveau Club des Arcs mais l’expérience désastreuse de l’infâme paquebot de Samoëns, l’année dernière, nous en a dissuadés. Aussi nous sommes-nous dirigés vers la semaine d’ouverture de Serre-Chevalier dont beaucoup nous ont vanté les mérites.

Comme de bien entendu, il n’a pas fallu dix secondes à Brigitte, Cathy, Robert et Vincent pour acquiescer et nous suivre dans l’aventure. Bon, ok, j’avais quand même donné quelques arguments de poids à Brigitte : parcours en faux-plats (dans les Alpes !), possibilité de s’envoyer en l’air, le bar gratos à volonté, la météo ensoleillée 356 jours / an, des vélos hyper-légers en carbone renforcés titane avec cassette de 20 plateaux, … Et bien, vous savez quoi ? … elle m’a cru (si si, je vous jure).
Le Club Med de Serre-Chevalier (« Serreche » pour les intimes) accuse son âge (17 ans). Les chambres ne sont pas bien grandes mais confortables. Le mobilier est un peu vieillot mais on s’y sent bien et le cadre, tout comme l’accueil, est chaleureux. Nous déposons nos vélos dans le local à skis où ils reposeront en sécurité.

Dimanche matin, départ dans un (petit) groupe en mode « intermédiaire » (autant démarrer humblement) pour voir de quoi il en retourne. Serreche étant installé au fond d’une vallée, nous nous attendions à commencer des grimpettes interminables sur de larges chemins en gravier. Que nenni … des singletracks en veux-tu en voilà. En rentrant à midi, tout le monde avait la banane. Pour une raison encore inconnue, Brigitte est revenue avec son maillot trempé. Et, non, ce n’était pas de transpiration, malgré ses cinq couches de vêtements (par un soleil de 25°).
Après-midi, départ dans l’autre direction de la vallée, le long d’un (très) petit canal qui demande de la concentration. Brigitte a toujours des problèmes avec son CamelBack duquel elle n’arrive plus à boire. Après lui avoir expliqué, exemples à l’appui, qu’il ne fallait pas sucer et encore moins souffler dans la tétine, le mystère a enfin été résolu : Brigitte avait pris au pied de la lettre mon expression « s’envoyer en l’air » et elle pensait se retrouver en orbite, tête en bas. Raison pour laquelle … elle a enfilé son sac à dos … à l’envers, la sortie d’eau vers le haut.

Serreche dispose d’une piste de pumptrack que nous avons pu essayer. C’est une nouvelle pour nous et j’avoue bien volontiers qu’il serait profitable de disposer d’une telle installation à Namur.
Le lendemain, direction Briançon et le fort des Salettes qui nous offre une vue magnifique sur la ville et les forts qui le protègent. Cette vue a un prix à payer et celui-ci aussi élevé que le chemin qui nous y mène. Une pente moyenne de 13% parsemée de cailloux et de graviers qui roulent sous les roues nous a obligés à puiser dans nos réserves.

Le mercredi, l’équipe des moniteurs de Vtt, qui est vraiment aux petits soins, nous a organisé une montée en altitude (ben oui, on parlerait de plénitude pour une descente) : 700 mètres, d’une traite sur une petite dizaine de km. La descente, très technique qui n’était pas piquée des hannetons, nous a obligés à mettre pied-à-terre à quelques reprises.

Jeudi, la météo matinale était quelque peu maussade. Avec tout notre équipement, nous embarquons dans une camionnette qui nous dépose au-dessus du col du Lautaret. Au Club, nous avons rencontré un couple de bretons qui, n’ayant pas pu obtenir de place ce jour, sont montés, par la route, au-dessus du col. Chapeau bas, Marie et Dominique.

La descente est pleine de surprises. Nous avons traversé quelques torrents et croisé un troupeau de 800 moutons et chèvres qui semblaient trouver bizarre de nous voir débarquer sur leur chemin. A peu de choses près, je me faisais agresser par un Patou (un de ces gros chiens qui protègent les troupeaux). Il a dû me confondre avec un loup.

Le dernier jour, c’est une sortie sur mesure à la journée qui nous attendait. Nous sommes partis à quatre pour une superbe trace de 52 km dans les vallées, avec un petit arrêt dînatoire dans une auberge locale.

Ce fut une très belle semaine avec 260 km et plus de 4.000 M de D+ au compteur.

Une option pour l’année prochaine a déjà été déposée.

Eric

Les médaillées


dimanche 21 avril 2019

lundi 1 avril 2019

Madere 2019 ou l'histoire délirante d'un chat dans un sac

En janvier, Valérie est partie en mission exploratoire sur l’île de Madère. 

Officiellement, c’était pour y retrouver ses parents dans le cadre d’une opération post-professionnelle. Officieusement, il s’agissait de rassembler discrètement des informations relatives au VTT sur cette île.

Pour les incultes, Madère est une île située dans l’océan atlantique, à peu près à la hauteur de Casablanca (oui, au Maroc). Cette île a beau être portugaise, elle n’est pas ensablée le moins du monde car il n’y a pas une seule plage sur ce caillou qui part de la mer jusqu'à une altitude de 1900 mètres.

Du dessus, la surface de cette île ressemble à la tête de Jeanne Moreau (sans la fumée) : une succession de crevasses, de creux et d’à pics, tout cela chiffonné tel un Shar Pei. Mieux vaut ne pas être sujet au vertige ni allergique aux bananes pour visiter cet endroit. A croire que l’île a été colonisée par un troupeau de singes en rut : des bananiers partout.

On m’a vendu Madère comme ceci : « oufti … en janvier la météo était super. De temps en temps un nuage sur les hauteurs et, peut-être (notez le « peut-être »), un peu froid en altitude. En plus, c’est la mecque du VTT. L’agence qui organise une des manches de la coupe du Monde d’Enduro se trouve juste à la sortie de l’hôtel. Et les vélos sont neufs. Il n’y a que des vieux pensionnés et pas de gosse. Ce sera supeeeer !.».

Bon … ok … la mariée est séduisante mais j’avais quand même l’impression d’être caressé dans le sens des poils.

En avril, inutile de s’embarquer avec des accessoires inutiles comme les chaussettes insubmersibles (SealSkin), les longs cuissards, les gants isolés ou les pantalons hydrofuges. Ben voyons !

Le premier jour, on se rend à l’agence FreeRide qui installe nos pédales et nos selles sur les vélos qui nous sont destinés : des Specialized StumpJumper, modèles alu, mono-plateaux, 12 vitesses. Il nous faudra quand même tirer un plateau de 32 dents, ce qui nous promet du plaisir alors que nous sommes habitués à un 28. Ces vélos ne disposent pas de tige de selle amovible. Bah … on fera sans. Les vélos étaient neufs en janvier et, mises à part quelques griffes, ils sont en bon état.

Au niveau de la mer, la température est un peu frisquette mais acceptable. On monte dans la camionnette qui achemine (= qui escalade) notre petit groupe de 6 vttistes vers le point de départ, quelques 1000 mètres plus haut. Là, nous avons tout de suite compris pourquoi Madère est prisée des enduristes : cela ne fait que de descendre.

Le point de départ est dans les nuages (littéralement) et il fait déjà nettement moins chaud. Mais, bon, quelques grimpettes plus tard, notre température corporelle a régulé cela.
A la fin de cette journée, nous comprenons déjà que la semaine s’annonce sportive. Mais, après tout, c’est pour cela que nous sommes venus, non ?

Le lendemain, la météo au niveau de la mer est déjà moins engageante. Nous ne sommes plus que deux (plus notre guide) dans la camionnette. 45 minutes plus tard, on nous largue au milieu d’un nuage et, accessoirement, d’une bonne grimpette. Trois minutes plus tard, la pluie arrive ... suivie de la neige … puis de la glace. Le genre de pluie de grêle à faire pousser les poils en dessous des bras. En moins de temps qu’il ne faut pour les enfiler, nos vestes de pluie sont transpercées. Nous sommes complètement trempés et la température descend juste que ... -2°. Quelques kilomètres plus loin, nous apercevons une autre camionnette FreeRide que notre guide avait appelée. Elle embarque Valérie et son vélo mais comme elle était complète, je suis obligé de continuer sur la route jusqu’au refuge. Les voitures, camionnettes et cars sont quasiment à l’arrêt et je les dépasse tous. La route est couverte de 2 centimètres de billes blanches. Obligés de nous décongeler devant un feu de bois, inutile de vous dire que la journée s’est arrêtée là, après 8 km et 350 mètres de grimpette.

A hauteur de Casablanca, je vous disais…

Le lendemain, 3ème jour du périple, la météo n’est pas plus réjouissante que la veille. Nous décidons de monter « moins haut » que hier. Bien nous en a pris. Nous avons évité les grèlons … mais pas la drache.

La journée ne commence pas trop mal avec une légère pluie supportable. Après une bonne montée nous empruntons un superbe singletrack de 5 km traversant une forêt d’eucalyptus. La trace est parsemée de racines et cela rend le pilotage délicat. C’est une fois sorti de ce single que le déluge nous  tombe sur la tête, par Toutatis, coupant court à nos désirs de pédalage.

A J+4, nous virons carrément vers la pointe ouest de l’île où la météo devait être meilleure. Ne boudons pas notre plaisir : nous n’avons pas eu de drache mais nous terminons quand même bien humidifiés. Cela dit, la trace choisie par notre guide est superbe, en plein milieu des matitis. Une des particularités du sol madérien est qu’il est extrêmement glissant lorsqu’il est humide (si si …) et les descentes se font avec un doigté particulièrement délicat sur les freins. La journée s’achève sous un soleil refroidi par un vent agité.

Le dernier jour, appâtés par la prévision d’une meilleure météo, nous récupérons quelques participants. L’équipe de FreeRide n’a pas osé nous emmener trop haut et nous dépose au départ d’une longue levada. Après une vingtaine de kilomètres, c’est le moment que choisit une racine d’eucalyptus pour traverser ma route et s’engager dans un des rayons de la roue avant … et … bardaf, c’est l’embardée. Le temps de récupérer tous mes os et d’en faire le compte, je me retrouve avec une entorse au poignet qui m’empêche de continuer la route.

Soyons corrects : on m’a vendu un chat dans un sac avec plein de promesses qui n’ont pas été tenues. Mais il faut quand même reconnaître que l’île de Madère ne manque pas de charmes … à condition d’aimer la neige, la pluie et le vent.

😉

Eric


samedi 19 janvier 2019

Salon VeloFollies 2019


Quand on m’a annoncé que mon cours de mécanique du mercredi était annulé pour cause de salon VeloFollies du week-end suivant à Courtrai, j’avoue ne pas avoir compris le lien possible entre ces deux événements qui ne se déroulent pas au même endroit et encore moins au même moment. 
J’avais l’intention de me rendre à ce salon annuel et je ne pense pas que cumuler les deux m’aurait donné un claquage méningique. Mais, bon, je suppose que cela doit être une caractéristique toute « fonctionnariale » du métier d’enseignant.

Bref … VeloFollies : du vendredi au dimanche, chaque janvier à Courtrai, 40.000 personnes sont attendues pour le plus beau parterre vélocipédique que l’on peut voir dans le Benelux.

Mon entrée a été réservée par internet (11.85 € quand même) mais j’aurais tout aussi bien pu la prendre sur place (15 €). Quand on arrive à Courtrai, pas besoin de chipoter parce des stewards sont sur place pour remplir les parkings surveillés (4 €) de manière toute germanique : attente minimale, efficacité maximale. L’entrée se situe à 150 mètres de ma place de parking alors j’ai décidé de laisser ma grosse veste dans la voiture (bien m’en a pris).

En cette période où certains s’amusent à jouer au flipper avec des camions, au tir forain avec des Kalachnikovs, au lancer de batterie de couteaux de maman ou au petit chimiste avec de gros pétards, la sécurité est discrète mais efficace : pas de grand sac ni de sac à dos dans les halls. Comme de toute façon, on me refile déjà un sac de pub à peine passé le portique d’entrée. Une fois vidé, me voilà prêt pour déambuler dans les 6 halls que comporte cette exposition.

Disons-le dès le départ, ce salon est électrique. A part celui des selles Italia, il n’y a pas un seul stand qui ne propose pas de l’électrique, que ce soit le moteur ou les batteries, tout le monde semble avoir son avis sur le sujet.

En effet, sans avoir fait de sondage, je pense que la majorité des vélos proposés sont des vélos de ville, majoritairement motorisés. Et c’est une bonne chose car cela témoigne de la vivacité de la petite reine et de son évolution vers des techniques modernes adaptées au vieillissement de la population. Ah ben oui, j’oubliais … l’âge moyen des visiteurs doit allègrement dépasser les 45 ans. Ce sont eux qui ont le pouvoir d’achat et c’est vers eux que le marché du cycle citadin s’oriente.

Vous comprendrez qu’une bonne partie du public est plutôt composée de quinquas qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, sont très attirés par les vélos de route à assistance musculaire. A chaque fois que je participe à des randos vtt en Flandres, je reste toujours étonné du nombre de participants – relativement âgés - inscrits aux randonnées cyclo qui y sont généralement associées. Le flamand est un cycliste dans l’âme et je ne me pose même plus la question de savoir pour quelle raison ils trustent les plus hautes marches des podiums nationaux.

La grande majorité des vélos « sportifs » proposés sont en carbone mais j’ai été surpris de voir le nombre de « petits » constructeurs nationaux qui travaillent encore l’acier et qui produisent des vélos magnifiques et extrêmement soignés. Les seuls stands à proposer du titane s’adressent à un public averti (triathlètes, …). Il y a même un fabriquant de cadres en bois réalisés à la main.
Quelques stands proposent des décorations sur mesure pour les amateurs (fortunés) de peintures spéciales et personnalisées.

Le VTT ne représente qu’une petite partie de ce salon et je n’y ai pas vu grand-chose de révolutionnaire mis à part une version assez colorée du Blur de Valérie. Dans le rayon des bizarreries, un stand présente un étrange VTT à 4 roues sur lequel on pédale dans une position qui doit être un mélange de celle sur un pédalo et celle d’un accouchement dans une baignoire.

J’ai été assez étonné par le nombre d’exposants de vélos et d’accessoires de bikepacking. La vogue actuelle le retour à la nature, co2, pollution, réchauffement climatique, etc … y est probablement pour quelque chose.

Pour ceux qui veulent s’y essayer, VeloFollies propose une piste d’essais de vélomoteurs. Bizarrement, c’est là que j’ai rencontré la plus grosse concentration de la gente féminine. Je suppose que les femmes se rendent enfin compte que le vélo n’est pas qu’une affaire de testostérone et que, avançant en âge, c’est une activité qui, grâce à la motorisation, peut s’exercer en couple.

Rayons accessoires, on trouve de tout : cela va de la sonnette araignée à la sacoche en pur skai naturel et au panier porte Chihuahua en passant par le casque Captain America et les chaussettes Flanders.

Les gosses ne sont (malheureusement 😉) pas oubliés. Un stand pékinois ( ?) présente une bonne centaine de vélos non comestibles dans toutes les couleurs de la gamme des bonbons Haribo.

En parlant de bouffe, le Kortrijk Xpo propose plusieurs endroits de catering à des prix corrects.

Côté linguistique, ben … vous êtes en Flandres dans un salon qui représente le sport régional flamand et il ne faut pas vous attendre à être accosté avec un accent de Liéchchchch. Mais, comme partout et avec un minimum de politesse, tout se passe très bien. J’ai entendu pas mal de français qui, pour une fois, ne semblaient même pas se plaindre … c’est tout dire.

Eric