Ne croyez pas que je me dévoue pour écrire des comptes
rendus sur les rando Vtt organisées de l’autre côté de la frontière
linguistique. D’abord, c’est très loin de chez moi … vous pensez : 30
kilomètres, c’est tellement éloigné et puis c’est un pur hasard si nous aimons
aller rouler là bas. Aujourd’hui, nous avons transporté nos bécanes à Overijse.
Une fois sur place, il a fallu en trouver une … de place. A
deux kilomètres à la ronde, pas moyen de caser sa bagnole. Et le départ avait
lieu d’un club installé en plein milieu des champs. C’est tout dire comme la
fréquentation risque d’être explosive.
A l’inscription, première bizarreté : on paye d’abord (5
euros) et puis, après, on remplit sa fiche que l’on place dans une urne. L’inverse
de ce que nous sommes habitués de faire.
Contrairement à Aalter qui affichait un profil digne de
celui de ma première petite copine, celui d’Overijse m’a plutôt fait penser à
la silhouette de Sandra Kim, un lendemain de tournage de pub pour Mora. Mine de
rien, ce n’était donc pas très plat, même pour la Flandre et même si nous avons
fait quelques incursions en BW.
Même ici, nous avons pu côtoyer quelques mobylettes
électriques et on se demande bien pourquoi. Si on a fait croire aux habitants
de Knokke que la montée sur la digue était un col de catégorie 1, une enquête
approfondie a pu déterminer que les détenteurs brabançons de ces engins pensent
qu’appuyer sur les pédales agrandit les rides du trou de balle. N’importe quoi !
Cela dit, c’est vrai qu’une cure de Botox à cet endroit peut avoir des dommages
collatéraux insoupçonnés.
Ici, le fléchage est exclusivement fait par des panneaux accrochés
à tout ce qui peut faire office de support. Pas de peinturlurage de la route et
on ne risque pas de suivre les flèches de la rando de l’année dernière sans y
prendre garde. Tout bien réfléchi, c’est une bonne idée mais cela doit demander
un sacré travail de défléchage. Chaque traversée de route est « protégée »
par un signaleur qui n’a pas trop à faire car les automobilistes locaux sont
assez respectueux des vélos.
Nous avons beaucoup apprécié le tracé (entièrement différent
de celui de l’année dernière) qui nous a fait passer par de bien beaux
endroits. Il y avait quelques singletracks mais qui demandaient peu de
technique.
Le ravito était très bien achalandé. Rien à y redire. Et, de
plus, un accessoire jamais vu chez nous y est installé, à savoir … des
toilettes (style toilettes mobiles de ma copine Kathy). … euh … je ne veux pas
dire qu’il n’y a pas de bidoches chez nous mais ils ne sont jamais présents sur
des parcours vtt. Cela peut sembler inutile mais, d’abord, cela évite à la
population locale de se retrouver avec toutes ses haies brulées par les
déjections de résidus de bière de la veille. Ensuite, cela peut s’avérer utile
pour les possesseurs de mobylettes électriques qui n’ont pas bien lu les
contre-indications liées à l’usage de certains médocs. Enfin, je fais partie de ceux qui pensent que
l’avenir du vélo et du vtt en particulier passe par les femmes. Et si vous
voulez attirer plus de femmes, il faut des toilettes, propres si possible.
Quant à la météo, pas de doute : nous sommes entrés de
pleins pieds dans l’automne. Je pense que le thermomètre n’a pas du dépasser 5
degrés. Toutefois, il faisait bien sec et nous avons eu très peu de boue.
A l’arrivée, le bike wash était royal. Une douzaine de postes
avec de la pression en suffisance. Juste de quoi virer le sable récolté dans
nos transmissions.
A l’année prochaine,
Eric




















