Une météo radieuse était annoncée. Je
suppose que cela devait provenir du reste de l’été indien que les canadiens
nous ont fourgué afin que nous signions leur traité commercial.
Au départ de
Namur, nous étions plutôt dans la brume aussi avons-nous décidé de postposer notre
réveil matin d’une heure, histoire de ne pas se la refaire « gorilla in
the mist » et de voir où nous posons nos roues.
Bien nous en a pris car quand nous sommes arrivés vers 10h,
une place venait de se libérer à 30 mètres des inscriptions. Il s’agissait
probablement d’un gusse qui était parti très tôt en décidant de ne pas suivre
une allure de corbillard et qui a roulé à tombeau ouvert pour être revenu à
temps pour faire les tombes. Ben oui, quoi, c’est la tousse, hein !
Le tracé était planté pas très loin de celui de la semaine
dernière à Overijse mais nous sommes partis dans une direction tout à fait différente
puisque la quasi entièreté de la rando s’est passée dans la forêt de Soignes
qui est superbe en cette saison.
Je vous vois venir, la forêt de Soignes, des grandes et
larges allées toutes plates, un virage tous les 3 kilomètres… Que nenni !
Comme l’année dernière nous avons roulé dans pas mal de singletracks bien
sinueux et rapides à souhait. Bon, vous me direz que ce n’est pas toujours
simple quand on a un de ces anabolisés aux fesses qui fait le forcing pour
passer. Mais heureusement, tout le monde ne se prend pas la citrouille sur
cette rando et les choses se sont bien passées.
J’ai quand même assisté à deux belles chutes dans des
descentes, ma foi, assez techniques. Le premier est resté sur le carreau, l’épaule
en compote, et l’autre a failli y laisser ses os mais il s’est relevé de sa
tombe pour repartir tant bien que mal.
Le fléchage était très bien. Aucun marquage au sol et
uniquement des flèches fluos jaunes en plastique attachées à des piquets, murs,
arbres, … C’est propre et non polluant. A mon avis, c’est vraiment la voie à
suivre.
Le ravito était correct. On y trouvait les habituelles gâteries
ainsi que cette espèce de liquide qui a le goût et la couleur d’une eau de
vaisselle refroidie et qui est sensée nous booster jusqu’à l’arrivée ou, à tout
le moins, jusqu’à l’arrêt à la prochaine feuillée.
A l’arrivée, cinq ou six postes de bike wash étaient opérationnels
avec suffisamment de pression que pour enlever la poussière accumulée par nos
destriers. Nous n’avons pas vu l’ombre d’une flaque d’eau de la journée.
La météo était
vraiment exceptionnelle. Alors, je ne sais pas pour vous mais moi, je pense que
le réchauffement climatique est inéluctable alors, autant en profiter. Ceux qui
veulent lutter contre n’ont qu’à vivre à frigo ouvert.
Eric





























