Comme chaque fois, Profondeville nous a offert une des plus belles randos de l’année. Tracés, fléchages, ravito, sourires des crémières, … rien à redire. A l’arrivée, la Houppe, bière namuroise, coulait à flots.
Que du bonheur.
J’ai juste une remarque relative à ces foutus « verres » consignés qui font perdre du temps à tout le monde. Quand j’ai dû les reporter, c’est une file de 30 mètres qui m’attendait.
dimanche 6 août 2017
samedi 22 juillet 2017
VTT dans les Cornouailles
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Bonjour Tonton Charlie et Tata Camomilla,
Je voulais vous remercier pour votre charmante invitation à
venir faire de la vélocyclette tous terrains sur vos terres du Devon, dans les
Cornouailles. Je vous suis également reconnaissant pour le grimoire (NDLR :
Vertebrate Publishing) que vous
m’avez envoyé qui décrit avec précision les plus beaux chemins de vos villages.
Nous ne doutions pas qu’il nous permettrait de choisir nos traces avec plus de
précision. Pas sécurité, j’ai retranscrit les plus intéressants (ceux qui
partent du château) sur un nouvel appareil qui m’a été fourni par le Mage
Garminus, à savoir le gousset pour
sirculer (*), plus communément appelé GPS.
Le trajet aller ne nous a pas posé de problème si ce n’est
qu’il a coïncidé avec le premier jour de congés d’été des enfants de vos serfs
et cela a occasionné énormément de bouchons de carioles de toutes sortes sur
les routes, déjà très étroites, de votre comté.
Nous sommes passés devant Hastings qui nous a rappelé de
bien tristes souvenirs pour votre famille. Heureusement, Sir Christopher vient
de venger votre honneur, pour la quatrième fois, en la mettant bien profond aux
fromages qui puent.
Nous avons commencé par passer quelques jours dans votre
castel du Devon, dans le parc impérial du Dartmoor. L’arrivée à l’hôtel
au château a été parfaite. Vos laquais ont bien pris soin de nos vélocipèdes
pendant que les servantes nous installaient dans notre suite. A ce propos, je
dois vraiment vous féliciter pour la qualité et l’amabilité de votre petit
personnel. Celui-ci sied comme il se doit à votre rang et vous pouvez être fier
du travail qu’il réalise.
Pour notre premier jour, la météo n’était pas terrible aussi
avons-nous choisi une trace pas trop longue avec un faible dénivelé qui nous a
emmenés dans des coins pas trop éloignés du château. Vos jardiniers ont fait un
travail remarquable et la région est magnifique.
Pourrais-je quand même vous suggérer de leur demander de
tailler les fougères qui, par moment, étaient plus grandes que nous ? A
certains endroits, elles formaient un réseau aussi impénétrable que Laidie Camomilla.
Une machette nous aurait été bien utile (pour les fougères, je veux dire).
Le petit GPS nous a été fortement sollicité car certains
chemins étaient vraiment invisibles et très difficiles à trouver. Les chemins
empruntés sont principalement rocailleux mais nous avons également beaucoup
apprécié de grandes traces dans de l’herbe tondue bien rase par vos moutons. A
ce sujet, ne vous inquiétez pas trop des moultes livres de piece of shit de
divers animaux croisés tout au long de nos périples avec lesquelles nous sommes rentrés au château. Vos valais
nous ont confié un nettoyeur à haute pression qui a bien fait l’affaire.
Puis-je également suggérer à vos cochers de chausser les
carrosses avec des pneus sans tube (des tubeless, quoi !) ? Et si c’est
déjà le cas, de rajouter une dose de lait de caoutchouc. Sans cela, les
nombreux arbustes à épines auraient taillés en pièces nos jantes (déjà que nos
mollets et chevilles, ce n’était pas triste). A l’avant, je privilégierais des chausses
disposant d’une bonne accroche (tels des Maxis High Roller II) tandis que les
roues arrières se contenteraient de modèles privilégiant la motricité. Grâce à
l’excellent drainage de vos terres, la grosse boue qui colle est quasi
inexistante.
Nous vous remercions d’avoir demandé à vos villageois
d’organiser une fête rien que pour nous. Le concours de chiens (où nous avons
remis, en personne, le prix du meilleur chien à six pattes) ainsi que la course
de canards ont été particulièrement appréciés. Le concours de tartes n’a pas
non plus été oublié ni le lancer de noix de coco.
Le lendemain, nous avons choisi une trace plus conséquente,
classée « noire » qui ne faisait pourtant que 32 Km et 700 mètres de
dénivelé positif. Une fois de plus, nous avons pu apprécier la beauté sauvage
de votre comté ainsi que les passages parmi les nombreux animaux laissés en
semi-liberté, sans compter les traversées de jungles de fougères, ronces et
genévriers. Les nombreuses grimpettes n’étaient pas piquées des sauterelles et,
en finalité, nous avons largement dépassé le dénivelé annoncé. A ce sujet,
pourrais-je vous demander d’intercéder auprès de Grand-Tante Lizbeth afin
qu’elle envoie le prévôt et quelques uns de ses sbires expliquer au bastard de scribe
qui a rédigé ce grimoire comment calculer correctement un dénivelé ? Il me
semble que lui empaler le doigt dans l’œil pourrait suffire à ce qu’il
comprenne qu’entre 700 et 1100, il y a une sacrée différence.
A la fin de cette journée, une bière locale a été très
appréciée. Celle-ci est produite par un de vos Ducs qui est en charge de la
prison locale où le brassage se fait dans une cellule. Ce donjon a la
réputation de ne laisser ressortir personne et le Duc semble bien y veiller.
C’est probablement de là qu’il tient son surnom de wanker Trou Duc.
Le lendemain, nous sommes partis vers votre résidence du
nord, dans le parc national de l’Exmoor où nous avons pris nos quartiers dans
une demeure accrochée à la falaise, le long du Bristol Chanel. Comme
d’habitude, cette situation nous a permis de rayonner depuis ce point.
Le départ de notre tracé (« rouge ») du jour
tenait plus de l’escalade que du pédalage aussi avons-nous privilégié … le
poussage. Cela nous aura été bien utile pour la suite de la journée. Arrivé en
haut des falaises, nous avons dialogué avec quelques uns de vos poneys du Devon
tandis que les paisibles grosses vaches à longs poils et larges cornes nous
laissaient passer sans problème. Les nombreux lapins présents dans la région ne
doivent pas être ignorés car ils creusent pas mal de trous (jouettes qu’ils
sont) qui peuvent être fatals aux cavaliers. De nombreuses descentes demandent
un bon niveau technique de la part des chevaliers mais on ne peut pas affirmer
qu’elles soient dangereuses. Au pire, il sera nécessaire de trouver une petite
soubrette pour ôter, une par une, les épines de muriers de nos fesses une fois
rentrés au bercail. La météo nous a gratifiés d’un ciel bleu durant toute la
journée et c’est le visage en banane que nous nous sommes arrêtés dans un pub
pour déguster une bonne bière (Fat Belly)
brassée sur place. Quel beau territoire vous possédez là.
Au sujet du ravitaillement, ne pensez-vous pas qu’il serait
utile de prévoir quelques relais afin de sustenter les chevaliers qui parcourent
vos terres ? Il n’y a, en effet, que très peu d’endroits où se ravitailler
en cours de route et il s’agit d’être prévoyant « à l’avance ».
Nous avons profité d’une journée de pluie pour rendre visite
à vos serfs du village voisin. Nous avons pu trouver un de ces commerçants qui
proposent encore des services aux vélocyclopédistes. Cette échoppe était très
bien achalandée et nous y sommes restés plusieurs heures en profitant également
du bar qui s’y trouve intégré. Il n’y a pas à dire mais vos sujets savent ce
que les chevaliers actuels attendent.
Le trace « noire » que nous avons choisie ensuite
ressemble plus à du steaple chase ou à une fox hunt qu’à une randonnée en vtt
mais c’est avec bravoure que nous nous sommes lancés dans l’aventure. Le
matériel, mécanique et humain, est soumis à rude épreuve et ce serait gageure
que de se lancer dans une telle aventure sans prendre un minimum de précautions
et de tenir compte que la couverture téléphonique sans fil est plus qu’aléatoire
dans ces régions reculées. Il n’est pas non plus inutile de prévoir un
pourpoint de réserve dans la besace dorsale d’autant que le ciel, parfois
capricieux, peut nous faire passer, en une seule journée, par les quatre
saisons, et cela sans Vivaldi. But as you know, we don’t give a shit to (Bart) ze
wezer.
Le terme Singletrack prend ici tout son sens. Il y a tout
juste la place pour poser la largeur d’un pneu et on se demande même comment le
cintre arrive à se faufiler entre les différents obstacles que des malandrins
ont placés sur le chemin au cours des siècles.
Cette semaine nous aura permis de parcourir 20 lieues (NDLR :
une lieue valant 3 milles impériaux, vous n’aurez qu’à faire le calcul J ) pour un dénivelé
total de 9843 pieds. Ce qui, à priori, peut ne pas sembler être extraordinaire,
mais Damn You, nos jarrets s’en souviennent encore.
Encore une fois, chère oncle Charlie, nous vous remercions
pour ces excellentes vacances que nous avons passées en vos lointains
territoires.
Thank you and do not forget to make the bise to Kate.
Damoiseau Eric & Dame Valérie
(*) certains mots ont été adaptés du vieux français et ne
sont peut-être plus en usage actuellement.
PS : Si quelques libertés historiques ont été prises, tous
les événements relatés ici sont rigoureusement exacts. Seuls les noms des
différents protagonistes ont été changés afin de protéger leur intimité.
Pays/territoire :
North Bovey, Newton Abbot TQ13, Royaume-Uni
dimanche 9 juillet 2017
Rando VTT de l'Hermeton à Surice
30.5 ° à l'ombre (mais personne ne nous obligeait à rester à l'ombre), 39 km., 800 M de dénivelé positif, 2 amis, 8 Maredsous, 2 coca-cola, 6 pains saucisses, 1 arrivée du tour de France, 2 glaces, 1 sieste.
samedi 17 juin 2017
VTT au Club Med de Pragelato (Italie)
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Du Vtt au Club Med de Pragelato,
en Italie. Après trois années consécutives à Peisey-Vallandry, il faut dire que
la barre était placée assez haut. A vol d’oiseau, Pragelato se trouve à peine
un peu plus loin que la station française. Mais il faut quand même se farcir le
tunnel du Fréjus et ses 50 euros (A-R). Si Peisey se situe sur un sommet,
Pragelato est plutôt dans une petite vallée. Là, on comprend immédiatement que
n’importe quelle trace Vtt commencera par une sévère montée.
L’arrivée se passe dans un joyeux
désordre. Visiblement, pour une semaine d’ouverture, la machine italienne n’est
pas encore rodée. Mais, bon, on finit par caser la voiture dans un parking
(prépayé à la réservation) qui se situe juste en face d’un parking public et
gratuit L
et on récupère notre chambre. En fait de chambre, il s’agit plutôt d’un appartement :
deux étages, deux chambres, deux toilettes, une grande salle de bain, une kitchenette
(avec frigo). Largement de quoi pouvoir nous étaler et enfermer nos vélos à l’abri
d’éventuelles convoitises. Là, nous avons été bluffés par cette chambre (cochée
« familiale » à la réservation). Il faut quand même dire que ce Club
Med avait été construit à l’origine pour accueillir les journalistes qui
relataient les JO d’hiver de Turin en 2006.
A notre arrivée, les GO italiens
sont toujours en train d’assembler les vtt (neufs) fraîchement réceptionnés.
Deux modèles de BMC aluminium full-suspendus sont disponibles : des 29
pouces avec double plateau ou des 27.5 pouces, mono-plateau avec tige de selle escamotable.
Du beau matériel qui souffrira dans les graviers et cailloux locaux. Pour les handicapés,
deux motocyclettes électriques Haibike sont également proposées à la location.
Ce matériel vaut les Lapierre X-Control mis en œuvre par le Club de Peisey. Comme
d’habitude, nous préférons utiliser nos propres vtt plutôt que ceux du Club.
Nous comprenons très vite qu’ici,
il s’agira bien de Cross Country (XC) et pas de descente (DH) comme en France. Le
XC demande moins de technique que le DH mais il n’en demeure pas moins que sans
un minimum de compétences techniques, à certain moments, cela peut se révéler
assez casse gueule. C’est le constat qu’un GO fera le premier jour avec un
passage par les urgences de l’hôpital de Turin. Résultat : une épaule en
carafe et le reste de la semaine en fauteuil.
Malgré leurs compétences et leur
gentillesse, nous sommes quand même surpris que les GO italiens laissent
certains GM, manifestement pas habitués au Vtt, prendre le départ dans des
chemins assez … délicats.
Ici, il ne s’agit pas de « cours »
de vtt comme à Peisey mais bien de vtt « accompagné ». Comme au ski,
chaque journée propose des pistes vertes, bleues ou rouges, selon leur degré de
difficulté. On peut regretter que les tracés soient souvent résumés à une
grande montée suivie d’une grande descente … par le même chemin. Quelques
tracés se font départs/arrivées Club, d’autres, départ camionnette et retour
vtt et une autre départ et retour en camionnette. Les remontes-pentes ne sont
pas opérationnels. Cela est vraiment dommage car cela aurait pu nous ouvrir d’autres
traces peut-être plus intéressantes.
Dès notre arrivée, pour le
lendemain, nous sélectionnons deux randos bleues. Une le matin et l’autre,
forcément, l’après-midi. Bien nous en a pris car nos organismes n’étant pas
habitués à ces altitudes (2000 m+) nous ont réclamé de l’air que nous avions des
difficultés à fournir. Quoiqu’il en fut, nous sommes quand même arrivés, parmi
les rares, au sommet des côtes sans mettre pied(s) à terre. Les groupes de 6 ou
7 permettent au GO accompagnateur de gérer sa rando sans trop de difficultés.
Les différences de niveau entre les participants se sont faites sentir en début
de séjour mais cela s’est vite calmé J.
Les magnifiques paysages des Alpes italiennes qui nous sont offerts une fois arrivés sur les perchoirs compensent largement les efforts fournis dans les montées.
A Pragelato, l’organisation
est … comment dire … italienne. Le
premier jour, seul un tuyau d’arrosage (sans pistolet) provenant du toit et qui
s’arrêtait à 1.5 m du sol était disponible. Le lendemain, un nettoyeur haute
pression fit son apparition mais sans électricité. Le surlendemain, l’électricité
était là mais le tuyau d’alimentation en eau se dégageait à chaque fois. Deux
personnes, dont une qui terminait mouillée, étaient nécessaires pour nettoyer
un vélo. Au quatrième jour, enfin, l’installation était opérationnelle. Il faut
quand même dire que l’extrême sécheresse faisait que nous ramenions chaque jour
quelques kilos de poussière accrochés aux vélos et qu’il valait mieux prendre
soin de la transmission. Avec les 25 degrés (et plus) qui ont caractérisé cette
semaine, le nettoyage n’a pas posé plus de problème que cela.
Nous avons terminé la semaine
avec 170 km et 3700 mètres de dénivelés positifs, ce qui, croyez-moi, n’est
quand même pas si mal.
Le Club de Pragelato est classifié
4 tridents. Cela signifie que le restaurant n’a pas grand-chose à envier aux
gastronomiques et qu’il a été difficile de résister aux différents plats régionaux
proposés. Le buffet de desserts était vraiment à se taper le cul par terre et
nous n’avons pas hésité à lui faire honneur … chaque jour.
Pour les non-vttistes (càd la
majorité des GM), de nombreuses randonnées pédestres, de difficultés variables,
sont proposées.
N’étant pas fan de clubesteries
et autres joyeusetés du même genre, je ne peux pas me prononcer sur leurs
qualités à Pragelato mais je peux supposer qu’elles sont du même tonneau que
dans les autres stations de la marque.
Le fait que nous choisissons
systématiquement la première semaine d’ouverture de la saison d’été a plusieurs
avantages. D’abord le prix est moitié (voir plus) moindre qu’en pleine saison,
il y a beaucoup moins de monde et les GO sont généralement plus « souples »
à nos demandes. Enfin, il n’y a pas d’ado J
ce qui présage de plus de calme et qui, accessoirement, m’évite d’en égorger un
ou deux J, à
titre préventif, histoire de fixer les limites. Le revers de la médaille est
que le Club monte en charge et que tous les services n’ont pas encore atteint
leur pic de forme.
Eric
lundi 5 juin 2017
VTT Dans le parc national des South Downs
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Pour ma semaine « détente
avec moi-même et mon vtt au fond de ma caverne », j’ai choisi une
destination plus proche que d’habitude. A la place des montagnes écossaises ou
galloises, j’ai pris la destination du South Downs, en Angleterre. Pour y
aller, c’est facile : on va jusque Calais (oui, en France), on se met face
à l’ouest (vers la gauche pour les incultes) et on fait un grand pas en avant
pour enjamber l’espèce de pipi d’eau qui est devant soi. Une fois de l’autre
côté, un petit entre-chat à gauche (vers l’ouest) et vous y êtes. Le South
Downs est un parc national qui s’étend, en gros, entre Brighton et Portsmouth.
Le dimanche est prévu pour un raid (« Epic ») organisé à l’anglaise (voir
mon compte rendu précédent). Le lendemain de mon arrivée (= le vendredi),
j’avais donc opté pour une rando dont la trace était pré-enregistrée dans mon
GPS. Un truc pas trop compliqué ni dénivelé, juste pour se mettre en jambes.
Cette région est parsemée de routes étroites et sinueuses et
la circulation y est pas mal chargée, à toute heure de la journée. Mais tout
circule bien. Le point de départ se situe dans un parking qui ne se trouve ni
sur ma carte ni sur mon GPS. J’en ai été réduit à entrer les coordonnées
latitude-longitude dans le GPS de la voiture pour arriver au bon endroit. Ce
qui fut fait. A peine à 200 mètres d’une route bien chargée, je suis arrivé dans un havre de paix de plénitude, de calme et de verdure dans un parking en
terre quasiment vide.
A partir de là, s’est ouverte une rando idyllique sans
presqu’aucune route, aucune voiture, aucun bruit. Juste les écureuils, les
(gros) lapins, les (petits) faisans et moi. Le pied ! Et en plus, c’était
grand bleu et dans les 25°. Cette trace est un mix de chemins en gravier ou en
sable, de passages dans les sous-bois et de single-tracks qui laissent juste la
place pour les roues du vélo. C’était tellement étroit que les (nombreuses)
orties, lâchées en liberté, n’ont eu de cesse que de me lécher les mollets.
D’un autre côté, cela éveille … surtout la nuit.
Le samedi a été l’occasion de visiter Brighton … enfin …
surtout ses deux magasins de vélos. Le dimanche était bien occupé par cette
course qui m’a obligé à me lever tôt et à sauter l’étape du petit déjeuner à
l’hôtel.
Lundi, la météo était un peu moins ensoleillée mais surtout
très venteuse. Et ce vent ne me quittera pas jusqu’à mon retour en Belgique.
Comme vous le savez déjà, la Grande-Bretagne propose de nombreux bikeparks
destinés à tous les amoureux du Vtt. Je me suis rendu à celui du Queen
Elizabeth Country Park, à une petite trentaine de km de ma base opérationnelle
de Midhurst. J’ai choisi de suivre une trace également pré-enregistrée dans mon GPS, à
l’extérieur du parc. Cela m’a permis d’utiliser les infrastructures locales
(parking, restaurant, toilettes, …) tout en étendant ma zone de
« couverture vttiste ». Bien m’en a pris car, à nouveau, cette rando
était magnifique. Ce ne sont jamais des tracés très techniques mais les jambes
doivent quand même suivre car les dénivelés ne sont pas négligeables.
Casse-croute (Jacked Potatoes) et petit cidre pour coincer cela en début
d’après-midi avant de retourner à Midhurst.
La drache annoncée a commencé à s’affaler sur nous vers la fin
de la journée et s’est étendue jusqu’au lendemain matin.
Ce pays est quand même formidable. Sur une bête petite route
de campagne, il n’y a qu’ici qu’on peut croiser en quelques kilomètres :
deux Ferrari, une poignée de Porsche, six Aston Martin ancienne génération et
deux bagnoles dont je ne connais même pas la marque mais qui font un bruit de
jet en passant à côté de moi et dont le toit devait m’arriver au niveau des
fesses. Les anglais vouent une véritable passion à leur patrimoine automobile
et cela restaure de tous les côtés.
Comme la pluie de la nuit avait sacrément mouillé tout le
bazar, je suis retourné au Queen Elizabeth Park le mardi matin pour me faire
quelques descentes balisées à l’intérieur même du parc. Ce n’était pas vraiment
folichon mais c’était cela ou la boue jusqu’aux oreilles, même si la pluie
avait cessé.
Re-Jacked potatoes et re-cidre avant de re-tourner à l’hôtel
pour une douche chaude bien méritée.
Mercredi, dernier jour, j’ai choisi une rando plus près de
la mer. Soleil et vent sont encore au rendez-vous. J’ai pu faire la causette
avec un couple de chevaux qui devaient probablement être également en vacance (voir les photos) ainsi qu’avec des moutons au drôle de pelage gris. Mais, à
mon avis, mon accent n’a pas du leur plaire parce qu’ils ont commencé à pisser
(de rire ?) quand j’ai entamé la conversation.
La région est fort crayeuse et je pense avoir embarqué sur
mon vélo de quoi alimenter les tableaux noirs des écoles de Namur pendant
quelques générations. Il va falloir
nettoyer tout cela à mon retour afin de pouvoir disposer d’un vélo tout nickel
pour la prochaine rando de dimanche.
J’adore franchement ce pays ainsi que ses habitants. Chaque
fois que j’en reviens, j’en rapporte une vraie banane.
Eric
dimanche 4 juin 2017
VTT à la mode britannique

Bon, me voici de retour de ma première rando organisée en sol
britannique. Il faut quand même que je vous explique parce que, bien entendu,
les anglais ne font jamais les choses comme tout le monde … sans pour cela sous-entendre
qu’ils les font mal, que du contraire.
D’abord, cette rando est organisée par le plus grand site
internet de vente de matériel de vélo en Europe. Il faut s’inscrire à l’avance
et, donc, payer au moment de l’inscription. 37 pounds, ce n’est pas donné. Mais
quand on aime, on ne compte pas. J’espère quand même qu’à ce prix là, ce sera
le grand amour.
Trois distances sont proposées : 17, 29 et 39 miles.
Oui, ici, c’est en miles.
Bien entendu, entre le moment de l’inscription et le D-day,
tu reçois plein de mails avec des promotions fantastiques sur le site internet
de l’organisateur. Mais cela, c’est de bonne guerre.
Quelques semaines avant, tu reçois encore un mail avec une
pièce jointe de 8 ( !) pages qui te ré-explique toute la procédure en te
fournissant, gracieusement, le tracé de la rando, que tu peux même télécharger
dans ton GPS. Ce n’est pas si mal et cela évite d’avoir des messages de ceux
qui se sont perdus parce qu’ils ont loupé une flèche.
Les horaires sont très stricts. Tu dois arriver à 7h20 mais
pas avant et l’enregistrement commence à 7h30, pas une minute avant. A 8h30,
les enregistrements doivent être terminés. Tu fais cela chez nous et c’est le
boxon assuré.

Le D-day, quand tu arrives au départ, tu es accueilli par
une cinquantaine de playmobils en chasubles jaunes (des fois que tu ne les
verrais pas) qui t’indiquent, au centimètre près, où tu dois parquer ton
véhicule. Une fois en place, tu laisses ton vélo accroché à la voiture et tu
prends ton casque pour aller à l’enregistrement où tu te places dans la file
qui correspond à la lettre de ton nom (ton nom ! Imbécile, pas ton prénom …).
Les anglais sont des fanatiques de la file (la queue comme ils disent) et
surtout, ne fait pas comme ce français, qui a essayé de resquiller et qui a
failli se faire arracher les couilles.
Comme tout est organisé, cela va très vite. Sur ton casque,
on te colle une puce pour te chronométrer (pas de casque, pas de rando), tu
reçois une plaque d’identification à fixer à l’avant du vélo, quelques brols d’un
sponsor quelconque et tu repars à ta voiture. Tout cela en 5 minutes, top
chrono.
Ensuite, tu t’apprêtes, tu flânes, tu te grattes ce qui te
démange. Bref, tu fais ce que tu veux en attendant l’heure du départ.
Celui-ci
se fait dans un box, par paquets de trente. Dans le box, on te rappelle encore
une fois les consignes (couleurs des flèches et patati patata …). A l’heure H,
le box part tranquillos. Personne ne te pousse en gueulant « chrono »
(ben tiens, on en a tous un). Deux minutes plus tard, le box suivant est lancé.
Et cela continue jusqu’à épuisement des stocks.
30 minutes après le départ du dernier, les équipes commencent
à déflècher (oui, dans le sens de la course … imbécile va).
Les flèches sont tellement visibles (noir sur fond
rose-violet) qu’un aveugle pourrait ne pas perdre son chemin. Pourquoi donc nous échinons
nous à utiliser des couleurs si peu visibles ? Et pour être certain, on
les place par trois et en plus, il y a de la rubalise rose bonbon. C’est d’un
chic, je ne vous dis pas.
Des fois que des demeurés se seraient inscrits, quasiment à
chaque croisement de route, on a placé un ou deux playmobils avec des drapeaux (jaunes et roses)
pour indiquer le chemin et qu’il faut bien faire attention de ne pas se faire
encorner par une Aston Martin en traversant la route.

Ici, tu prends du dénivelé sans quasiment t’en rendre
compte. Les montées sont généralement très longues sans obstacle du style gros
cailloux, tronc d’arbre ou tuyau d’évacuation comme nous nous plaisons à les
placer devant les roues des vttistes (cà, c’est notre côté jouette et taquin).
Il ne faut pas s’attendre à des descentes hyper-techniques.
Par contre, elles sont généralement très amusantes pour peu qu’elles soient en
single-track (et il y en a pas mal comme cela).
Les paysages sont superbes et les quelques villages que nous
traversons sont d’un charme tout britannique qu’on ne trouve qu’ici (forcément,
vous me direz).
La rando se passe dans une politesse extrême. Personne n’imaginerait
pousser quelqu’un ni même le frôler de trop près. Ce serait « shoking ».
Quand un vttiste se rend compte qu’un autre, plus rapide, est derrière lui, il propose
de le laisser passer. Vous me direz que c’est tellement plus amusant de dégager
la chicane mobile d’un coup de pied en l’envoyant dans le fossé (encore notre
côté taquin) mais ici, cela ne se fait tout simplement pas.

Nous avons eu droit à deux ravitos 5 étoiles. Avec
toilettes, distribution de tout ce que tu peux espérer t’enfiler sans devoir
regonfler ta suspension, un médecin mobile (avec sa moto), une camionnette de
réparation (c’est comme un food-truck sauf que c’est pour réparer les vélos).
A l’arrivée, tu passes dans le portique de chronométrage et
une charmante jeune fille te passe une médaille autour du cou. Si elle y arrive
… parce que dans mon cas, j’ai eu l’impression qu’elle voulait absolument me
fourrer le casque et tout ce qu’il contenait dans son opulente poitrine.
Heureusement, j’y ai échappé. Tu reçois également un t-shirt de finisher (ce
qui est toujours sympa) et une boisson revigorante. C’est surtout ceux pour
lesquels la charmante demoiselle est arrivée à ses fins qui en ont besoin.
Après, tu peux aller au bike wash qui n’a rien à envier aux
nôtres, à l’exception notable de la distribution gratuite de produits de nettoyage (ma foi,
assez efficaces) d’une marque bien connue.
Ensuite, tu peux, au
choix, faire la file aux douches, faire la file au barbecue, faire la file à la
camionnette qui vend des expressos, faire la file pour te faire masser (mais
pas par la fille des médailles). Rassure-toi, grâce à l’organisation
britannique, tout va très vite.
Après tout ce tableau idyllique, on arrive au gros point
noir des randos britanniques à savoir que tu peux te brosser pour trouver la
moindre bière dans un rayon d’un kilomètre. Un concept pareil, chez nous, c’est
inexportable. On comprend mieux, maintenant, la vraie raison du brexit. C’est
tout simplement parce que nous refusons les randos vtt NA.
J’ai terminé la rando avec 63 km et 1500 m de D+ au compteur.
Eric

Pays/territoire :
Fontwell Ave, Fontwell, Arundel BN18 0SX, Royaume-Uni
samedi 15 avril 2017
Stockholm au paradis du outdoor...
Eric bat des records de shopping...
Stockholm
Hahlofs
Stockholm
Peak performance
Stockholm
Berghen
Stockholm
Fjall raven
Stockholm
Icebreaker
Stockholm
Vaude
Stockholm
Sprayway
Stockholm
The north face
Stockholm
Meindl
Stockholm -6 degrés a Pâques....
Chouchou shopping and Starbucks....
Stockholm
Hahlofs
Stockholm
Peak performance
Stockholm
Berghen
Stockholm
Fjall raven
Stockholm
Icebreaker
Stockholm
Vaude
Stockholm
Sprayway
Stockholm
The north face
Stockholm
Meindl
Stockholm -6 degrés a Pâques....
Chouchou shopping and Starbucks....
mardi 11 avril 2017
VTT en série américaine
Ceux qui me connaissent un peu
savent que je suis fan de séries policières américaines avec lesquelles le VTT
partage pas mal de similitudes.
Un épisode d’une série ne
commence pas directement par le générique. Histoire de planter le décor (ou la
victime), on passe d’abord quelques images bucoliques, le paysage, la rue, un
couple de jeunes qui se bécotent, … Juste ce qu’il faut pour savoir où placer ses
deux neurones. Au départ d’une rando, le paysage est évident, la distance entre
notre place de parking et les inscriptions est directement proportionnelle au
succès de la rando. Plus il y a de
monde, plus on stationne loin. Au vtt, on ne se bécote pas (quoique …) mais on
lorgne le matériel environnant : monoplateau, clips, pneus boue, carbone,
tige de selle, … Les adversaires se jaugent : moule bite ou short, jambes
rasées ou forêt amazonienne, mitaines ou gants, en long ou en court, francophone
ou néerlandophone, …
A la télé, juste avant le
générique, les deux jeunes s’aperçoivent qu’ils s’apprêtent à fort niquer sur
un cadavre, la fille pousse un cri perçant … générique. Chez nous, c’est un peu
moins théatral : les chronos, le couteau entre les dents, se poussent des épaules sur la ligne de
départ en pensant enfoncer leur opinel entre les omoplates de celui qui est
devant … départ.
Le générique a cela de bien que
l’on connaît les « héros » qui seront encore présents à la fin de
l’épisode. On y présente parfois la guest star, au bord de l’oubli, qui espère
relancer sa carrière. Au Vtt, c’est plus simple : on est certain que tous
ceux qui partent reviendront et il n’y a pas de vedette. En matière de relance,
par contre, nous sommes les spécialistes.
Bon, le mort l’est toujours, les
détectives détectent, les suspects suspectés sont connus, tout se met joliment
en place. Le départ est lancé, les premières jambes rasées poussent les
premiers touristes dans le fossé et le premier qui rouspète se fait traiter de
con. On adopte un rythme de croisière. Rien d’extraordinaire. Le public est
chaud comme les pop-corns.
Quand survient le premier
événement : la coupure de pub où une actrice sirupeuse vous vente les
mérites de la choucroute mexicaine ou des sardines suisses. Chez nous, c’est le
premier ravito qui offre une ligne rapide aux lapins de garennes qui ont juste le temps de pointer, attraper une banane, pisser un coup, tout cela au vol,
sans mettre pied à terre. Moi, je préfère le mode ravito gourmant qui me permet
d’avaler des morceaux de banane, du chocolat, des gaufres, des quartiers d’oranges,
du matoufet, quelques verres de boisson revigorante et un petit chocolat pour
le dessert. On pisse quand même un coup sur la haie du voisin, histoire de bien
la crâmer et de rendre le sourire à son propriétaire pour l’édition de l’année
suivante. Et on repart, bien lestés.
Après la coupure, les choses se
décantent. Les détectives qui ont bien détecté montrent leur talent de
constatateurs : « Bon sang, Jack, la balle qui lui a perforé le
tympan n’était pas mortelle ». « Mais oui, Jane, cela signifie donc
qu’il était déjà mort avant, çà alors ! ». Au passage, vous
remarquerez que le nom des inspecteurs dépasse rarement deux syllabes :
Jack, Tip, Nick, Jane, Tony, … une par neurone et cela nous permet de bien
suivre les événements. Bon, il y a bien un Horacio de temps en temps mais c’est
plutôt une exception. Les policières sont généralement carénées comme des
fusées Saturne, avec les capots moteurs bien en évidence.
En matière de patronymes, nous ne
nous défendons pas trop mal quoiqu’avec un niveau d’originalité supérieur mais
toujours avec deux syllabes (grand-maxi) : Duj, Pili, Mastro, Robs, Punky,
Myco, … Le niveau de constatation, lui, a plutôt tendance à s’effondrer et les
carénages sont plutôt du côté des garde-boues.
Là, nous sommes dans le vif du
sujet. Les suspects sont vite dé-suspectés un à un. « Morton n’a pas pu
tuer Max car il a été vu sur des caméras de internes au casino de Las
Namuros » dit Gips à Tony, le sourcil en coin, avec l’air de dire que les
images pourraient être truquées.
En Vtt, les caméras sont
absentes. Sauf les Gopro et leurs images qui vous donnent l’impression d’avoir
picolé sur de la tôle ondulée en vous vibro-massant quand vous les regardez.
Les favoris se décantent et nombreux sont ceux obligés de ravaler leur fierté
en laissant s’échapper les meilleurs. Ceux-là sont toujours suspectés de triche
à leur arrivée mais personne n’ose le dire tout haut.
Arrive la seconde coupure où les
mêmes hôtesses peroxydées veulent nous fourguer des tampons hydrosolubles avec
avertisseurs sonores et des démontes pneus électrosensoriels. Tout cela pendant
que mipmip se pointe pour gober une épluchure d’orange, pisser un coup (ben
oui, avec ce qu’ils mettent dans leur bidons, vous pensez bien que cela doit
s’évacuer ) et repartir au grand galop (c’est une image !) dans un nuage de
poussière, face au soleil couchant. Pour les autres, ce sont plutôt les chips,
le reste des bidons d’eau remplis à l’eau du village et il n’y a plus de
chocolat parce que vous vous êtes empiffré au premier ravito et que tout le
monde vous est passé devant.
Dans les séries américaines, le
multiculturalisme est de rigueur. Chez nous, c’est plutôt le culturisme mais,
bon, d’un côté à l’autre de l’Atlantique, on peut bien accepter quelques
différences. Dans l’équipe de base, on trouve toujours un inspecteur blanc, un
noir, un jaune, un rouge, un mélange de tout cela et, souvent, l’inspectrice
est blanche et blonde. Je suppose que c’est parce qu’ils ont du stock à écouler.
Quant à moi, j’ai un VTT noir et orange et comme vous le savez, orange is the new black. Je suis donc
très raccord.
A ce moment, les jeux sont quasi
faits. Le coupable est dans la dernière ligne droite mais cela peut encore
changer sur incident technique, comme une crevaison ou une chute (quoiqu’en y
réfléchissant, il y a toujours une chute dans les feuilletons). Le vttiste lui,
sent l’écurie (et la transpiration), il voit la victoire devant lui mais c’est
sans compter sur Bill qui lui envoie une hache entre les yeux car finalement,
c’était lui, le vrai coupable. Bill, l’ami de longue date, le confident de tous
les jours et, accessoirement, le chef de la brigade des policiers qui n’a pas
supporté qu’on lui pique sa petite amie lors du bal de promo de 1981.
Fin de l’histoire ….
Mais ce n’est pas terminé. Comme
partout, il y a des leçons à retirer de l’épisode. Jack qui était secrètement
amoureux de Jane lui roule un patin (de frein) pendant que jambes rasées raconte
à qui veut l’entendre qu’il était déchaîné et que c’est ce qu’il lui a valu
de mettre deux heures dans la vue de
tout le monde. Mais là, il est un peu pressé par un besoin urgent. Ben tiens …
tu penses bien que, chargé comme il était, il faut bien évacuer.
Moi, j’arrive trois heures plus
tard. Il n’y a plus de bière et les pains saucisses sont froids (ou carbonisés,
selon la saison). Le bike wash n’a plus d’eau et de toutes façons, je m’en
fiche puisque ma voiture est toute seule au milieu du parking.
I’m a poor lonesome cowboy …
Générique …
Saison deux la semaine prochaine
…
Pub …
dimanche 2 avril 2017
VTT La Belgradoise
Comme j’habite au pied de la Citadelle, j’ai pris le train
en marche … au pied du Tienne Maquet. Bon, il faut que je vous explique : le
Tienne Maquet, c’est un peu comme le sexe, il n’y a qu’un sens qui fait du
bien. En ce qui me concerne, j’ai abandonné après les préliminaires (qui, dans
mon cas, ont quand même pris quelques minutes).
J’ai bien pensé à une excuse du style : trop sec, trop mouillé, trop mou, trop dur (quoique !), … mais non. Tout simplement, je n’y arrivais pas. Je n’étais pas le seul, loin de là. J’en ai vus plusieurs qui s’accrochaient aux poignées de leur bicyclette en tentant vainement quelques coups de pédales dans le vide, histoire de simuler. Mais non, ils ont vite dû se retirer de la trace. Et c’est tels des touristes perdus dans un lupanar asiatique que nous sommes arrivés au dessus, en rang d’oignons, un derrière l’autre. Comme je dis souvent à mon épouse : grimper Maquet, ce n’est pas du pipeau.
Dans une autre descente, celle qui arrive côté Sambre, j’ai
vu deux tête-à-queue et, même, un participant faire la brouette avec son vélo
(si si, je vous jure). Bon, il avait perdu sa roue avant mais n’empêche …
J’ai bien pensé à une excuse du style : trop sec, trop mouillé, trop mou, trop dur (quoique !), … mais non. Tout simplement, je n’y arrivais pas. Je n’étais pas le seul, loin de là. J’en ai vus plusieurs qui s’accrochaient aux poignées de leur bicyclette en tentant vainement quelques coups de pédales dans le vide, histoire de simuler. Mais non, ils ont vite dû se retirer de la trace. Et c’est tels des touristes perdus dans un lupanar asiatique que nous sommes arrivés au dessus, en rang d’oignons, un derrière l’autre. Comme je dis souvent à mon épouse : grimper Maquet, ce n’est pas du pipeau.
La rando a continué de manière assez agréable. Je dois bien
dire que mon choix de boudins (spécial boue-qui-colle) n’était pas un « pleasure max » et qu’il aurait
peut-être été plus judicieux de passer aux pneus d’été.
Dans une petite descente bien caillouteuse, plusieurs
participants ont glissé sur la carpette et se sont retrouvés fesses à terre.
Heureusement qu’ils étaient sortis couverts sans quoi ils auraient pu avoir des
problèmes dans les prochains mois.
Dans une autre descente, celle qui arrive côté Sambre, j’ai
vu deux tête-à-queue et, même, un participant faire la brouette avec son vélo
(si si, je vous jure). Bon, il avait perdu sa roue avant mais n’empêche …
Devant moi, j’ai vu un monsieur d’un âge avancé (j’espère qu’il
ne me lit pas) faire sa rando sur une bicyclette hollandaise. Oui oui, une de
celles avec un emplacement grillagé pour poser ses courses au dessus de la roue avant. D’ailleurs,
il ne devait pas être très bien fixé car j’ai remarqué qu’il mettait souvent la
main au panier de sa hollandaise.
Arrivé au départ (vers le 25ème kilomètre pour moi),
je suis descendu du train en marche pour me délester la bourse de 5 euros afin
de me donner bonne conscience. J’ai offert mon bracelet Houppe gratuite au
monsieur avec son vélo hollandais, histoire de l’encourager.
Je ne pense pas déflorer la prochaine rando en annonçant que
ce sera le Tienne Maquet en descente ou pas du tout.
J’espère que vous avez bien compris que ce texte était à
prendre au cinquantième degré … de gris et n’oubliez jamais que le VTT, et le
vélo en général, est avant tout une histoire d’amour.
Eric
dimanche 12 mars 2017
VTTBertem : Classique flamande de début de saison
Les classiques flamandes sont de retour sur le circuit
vttiste belge. Aujourd’hui, c’est à Bertem que j’ai posé mes pneus. Une
classique flamande, cela se prépare. Le vtt hardtail est vraiment celui que l’on
rencontre le plus, contrairement au vélo de cross qui, en début de saison, a quasiment
disparu. Le moulebite lycra noir est très tendance cette année (ben oui … comme
l’année dernière). Les shorts baggy pleins de poches n’ont pas vraiment la
cote. Vous pouvez également laisser votre sac à dos avec son matériel de
camping à la maison. En Flandres, on pédale léger. Avec nos vélos typés enduro,
nous ne sommes pas passés inaperçus. Je comprends mieux, maintenant, la tête
que les américains ont fait en voyant E.T. pédaler sur un vélo hollandais, en
pleine nuit, devant la lune.
Evitez l’huile de tracteur pour votre chaîne. Il y a
tellement de sable dans le coin que vous risqueriez d’en ramener une bétonnière
pleine sans vous en rendre compte. Optez donc pour une huile très légère poly-saturée
avec Omega 3.
Nous étions stationnés à quasi 5 km. de l’inscription. C’est
même la première fois que je vois que le tracé entre le parking et l’inscription
est fléché. A l’inscription, on se marche un peu sur les pneus mais c’est une
affaire rondement menée et nous voilà partis.
Rouler dans cette région me rappelle une bande dessinée d’Astérix.
Celle où Panoramix est kidnappé par un centurion pour qu’il lui mitonne une
bonne marmite de potion magique. Après avoir fait tourner les romains en barriques
avec les fraises de Wépion, Panoramix lui concocte quand même une rasade du breuvage
fortifiant que le centurion s’empresse de tester avec un menhir … qu’il n’arrive
pas à soulever. Qu’importe se dit-il, il ne faut pas voir trop grand pour la
première fois. Il essaye ensuite avec un rocher qu’il n’arrive toujours pas à
faire bouger d’un iota. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il arrive quand même à
soulever un caillou de la taille d’une balle de tennis. La moralité de cette
histoire est que, tout comme le centurion avec sa potion magique, il faut appréhender
les randos vtt flamandes avec beaucoup d’humilité et ne pas vouloir essayer d’en faire trop. Surtout quand
la DLU (date limite d’utilisation) de votre EPO est largement dépassée.
Dites vous bien que même si c’est plat, vous n’arriverez pas
à les suivre. Et si vous essayez, vous n’arriverez pas au bout (je le sais car
j’ai essayé … dans une autre vie).
Là où vous avez une chance, c’est quand, par hasard, un bourbier
s’installe subrepticement sur le tracé. Là, vous n’hésitez pas, vous foncez et
vous faites étalage de votre talent. Ce n’est pas pour rien que les wallons ont
choisi le seul animal qui continue à chanter quand il a les pieds dans la
merde. Non mais ! Faites juste attention de ne pas en étaler de trop et
vous avec. Cela se terminerait par un boonennerie dont les locaux parleraient
encore dans deux générations.
Bon, comme nous étions « invités » et que nous ne
souhaitions pas leur taper la honte, on les a tous laissés passer. Ouais, je
sais … on n’avait pas vraiment le choix non plus.
L’organisation de cette rando est paramilitaire : un
fléchage à faire envie, des signaleurs à chaque traversée de chaussée, des
panneaux pour signaler les dangers (même parfois avec un excès de zèle non
dissimulé) et un indicateur de distance et de pente au pied de chaque côtelette.
Franchement, rien à jeter. Il ne manquait que les pom-pom girls.
A l’arrivée un bikewash à huit postes permettait un dessablage
correct des vélos.
A bientôt pour la prochaine classique flamande à Izegem où
on nous annonce déjà un dénivelé d’enfer.
Eric
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