Après la campagne de Verdun, celle d'Ypres et de l'Yser.
vendredi 23 août 2019
samedi 3 août 2019
La campagne d'Alsace
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Juillet 2019, nous sommes en France. Le champ de bataille de Verdun est rempli de trous de balles …
Telles des casques à pointe, des
escadrilles de moustiques et autres taons sont à nos basques et nous
mitraillent de leurs dents acérées. Le glas a sonné pour les jolies gambettes
de l'adjudant-chef Valérie qui deviennent des amas de pustules.
La chaleur nous accable et la
sueur coule le long de nos cuirasses et lunettes tandis que nous poussons nos
chars à l’assaut des nombreux bunkers qui parsèment la plaine sèche et
recouverte de cadavres de plantes obsidionales sacrifiées sur l’hôtel de la
canicule ambiante.
Nous jouons à saute-mouton dans
les tranchées jadis remplies de corps poilus. Le terrain s’y prête
particulièrement bien mais demande beaucoup de concentration dans
l’embrouillamini des single-tracks qui se transforment très rapidement en
pump-tracks.
La Meuse est belle et les
pêcheurs sont au bord d’elle, c’est quand même fun de savoir que nous habitons
sur la même rive du même fleuve mais 200 km plus en aval.
La campagne de Verdun terminée, c’est
vers Munster et son arme chimique que nous dirigeons nos chenilles. Impossible
de se perdre : notre GPS nasal nous y conduit sans détour et c’est au
milieu de l’après-midi que le débarquement a lieu dans la verte vallée.
La campagne précédente a laissé
des traces et, c’est de guerre lasse que nous plongeons dans les bains à remous
de la pisciculture locale. Le soir même, histoire de planifier les opérations
futures, les estafettes du bataillon voisin nous rendent visite à la cantine de
notre casernement.
Dès le lendemain, nous
progressons vers Guebwiller (oui, oui, c’est sur les cartes) où nous prenons
notre cantonnement pour les prochains jours.
L’après-midi même, après avoir
récupéré les éléments perturbateurs habituels, nous montons une opération
surprise pour libérer Armand. Je n’ai pas bien compris qui il était mais tout
ce que je sais c’est qu’il est vieux, grand et escarpé. Bon, vous me connaissez :
les ordres sont les ordres et j’ai l’habitude de ne pas les discuter (l’habitude
de la soumission, sans doute). L’assaut est donné sous la conduite des
estafettes de la veille (qui manifestement n’avaient pas bien reconnu le
terrain 😉 ).
L’opération terminée, en plein
repli, coup de bol de la part de l’estafette Vincent qui découvre, par hasard, au
bord du chemin, une bouteille de champagne, au frais dans le ruisseau. On ne s’est
pas fait prier deux fois en pensant à la cloche qui l’a déposée à cet endroit
en pensant que personne n’y toucherait. Pff … il y a quand même des naïfs.
Heureusement, l’estafette Cathy,
une spécialiste enchantée de la flûte nous a-t’on dit, ne s’en sépare jamais
(de ses flûtes) et nous en sort six de sa musette. Au moins, ce n’était pas du
pipeau. Nous en avons profité pour célébrer le soixantième anniversaire de
la libération de la vivandière Brigitte.
Le soir, de retour dans nos
quartiers, nous avons eu droit à une petite démonstration de camouflage urbain
en milieu hostile et humide de la part de Brigitte qui ne s’est pas faite prier
pour nous rappeler toutes les méthodes utilisées par l’ennemi pour tromper la
vigilance de nos soldats, une fois au garde-à-vous.
Le lendemain, c’est une rude
mission qui nous attendait : la prise d’assaut cyclo-transporté d’une colline
de la cote 1325. L’approche a été rendue ardue par les escarmouches des escadres
de moustiques locaux, tous acquis à la cause ennemie. C’était sans oublier que Horum
omnium fortissimi sunt Belgae.
L’approche s’est faite entièrement sous le couvert des
arbres et c’est juste dans les derniers trois kilomètres que nous sommes apparus
à découvert (faut dire qu’il faisait chaud) pour fondre sur les lignes ennemies
(de fait, nous étions bien fondus).
C’est
victorieux que nous sommes arrivés sur un mont chauve. Comme de coutume, les valeureux
vainqueurs victorieux ont remporté le droit de mettre à sac la ville locale, de
violer les femmes et d’emporter tout le bétail présent (à moins que cela ne
soit le contraire ?) ... Bon, comme nous étions quand même un peu fatigués,
on s’est contenté d’une bière avant de se replier en ordre de bataille.
Le lundi,
c’est en peloton que nous avons rendu hommage à tous ceux qui sont morts en
défendant ce pays. Ce n’était pas trop difficile vu qu’ils sont tous morts au
même endroit et qu’on les a tous rangés pour que les générations futures puissent
tourner sept fois la baïonnette dans le ventre de leur adversaire avant de
déclencher une nouvelle guerre.
Nous
sommes revenus avec armes et bagages dans nos cantonnements dès le lendemain.
Eric
jeudi 1 août 2019
samedi 13 juillet 2019
(en) pagaille chez les para-commandos
Hier, Brigitte, Valérie, Robert et moi avons eu la curieuse
idée de participer à un stage d’entraînement au centre des para-commandos cyclo-transportés
de Marche-les-Dames. Les descentes en rappels, vélo sur le dos, étaient un peu
compliquées mais finalement, nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. Nous n’avions
seulement pas prévu que l’humidité actuelle soit de nature à faire pousser les
ronces et autres orties qui se sont évertuées à ralentir notre progression dans
la jungle locale.
Eric
Pays/territoire :
Marche-les-Dames, 5024 Namur, Belgique
dimanche 16 juin 2019
Serre-Chevalier 2019
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Comme chaque année à cette
saison, les fourmis s’installent dans nos jambes en attente de pédalages
alpestres. Et c’est d’autant plus vrai que la météo des premiers mois de 2019 a
été maussade et peu propice aux escapades (autant qu’aux escalades) vélocipédiques
tous chemins. Dès lors, notre regard s’est à nouveau tourné vers le Club Med
qui nous a très souvent réussi en cette saison.
Peisey étant en réfection, nous
avons pensé au nouveau Club des Arcs mais l’expérience désastreuse de l’infâme paquebot
de Samoëns, l’année dernière, nous en a dissuadés. Aussi nous sommes-nous
dirigés vers la semaine d’ouverture de Serre-Chevalier dont beaucoup nous ont
vanté les mérites.
Comme de bien entendu, il n’a pas
fallu dix secondes à Brigitte, Cathy, Robert et Vincent pour acquiescer et nous
suivre dans l’aventure. Bon, ok, j’avais quand même donné quelques arguments de
poids à Brigitte : parcours en faux-plats (dans les Alpes !),
possibilité de s’envoyer en l’air, le bar gratos à volonté, la météo
ensoleillée 356 jours / an, des vélos hyper-légers en carbone renforcés titane
avec cassette de 20 plateaux, … Et bien, vous savez quoi ? … elle m’a cru
(si si, je vous jure).
Le Club Med de Serre-Chevalier
(« Serreche » pour les intimes) accuse son âge (17 ans). Les chambres
ne sont pas bien grandes mais confortables. Le mobilier est un peu vieillot
mais on s’y sent bien et le cadre, tout comme l’accueil, est chaleureux. Nous
déposons nos vélos dans le local à skis où ils reposeront en sécurité.
Dimanche matin, départ dans un
(petit) groupe en mode « intermédiaire » (autant démarrer humblement)
pour voir de quoi il en retourne. Serreche étant installé au fond d’une vallée,
nous nous attendions à commencer des grimpettes interminables sur de larges
chemins en gravier. Que nenni … des singletracks en veux-tu en voilà. En
rentrant à midi, tout le monde avait la banane. Pour une raison encore
inconnue, Brigitte est revenue avec son maillot trempé. Et, non, ce n’était pas
de transpiration, malgré ses cinq couches de vêtements (par un soleil de 25°).
Après-midi, départ dans l’autre
direction de la vallée, le long d’un (très) petit canal qui demande de la
concentration. Brigitte a toujours des problèmes avec son CamelBack duquel elle
n’arrive plus à boire. Après lui avoir expliqué, exemples à l’appui, qu’il ne
fallait pas sucer et encore moins souffler dans la tétine, le mystère a enfin
été résolu : Brigitte avait pris au pied de la lettre mon expression
« s’envoyer en l’air » et elle pensait se retrouver en orbite, tête
en bas. Raison pour laquelle … elle a enfilé son sac à dos … à l’envers, la
sortie d’eau vers le haut.
Serreche dispose d’une piste de
pumptrack que nous avons pu essayer. C’est une nouvelle pour nous et j’avoue
bien volontiers qu’il serait profitable de disposer d’une telle installation à
Namur.
Le lendemain, direction Briançon
et le fort des Salettes qui nous offre une vue magnifique sur la ville et les
forts qui le protègent. Cette vue a un prix à payer et celui-ci aussi élevé que
le chemin qui nous y mène. Une pente moyenne de 13% parsemée de cailloux et de
graviers qui roulent sous les roues nous a obligés à puiser dans nos réserves.
Le mercredi, l’équipe des
moniteurs de Vtt, qui est vraiment aux petits soins, nous a organisé une montée
en altitude (ben oui, on parlerait de plénitude pour une descente) : 700
mètres, d’une traite sur une petite dizaine de km. La descente, très technique qui
n’était pas piquée des hannetons, nous a obligés à mettre pied-à-terre à
quelques reprises.
Jeudi, la météo matinale était
quelque peu maussade. Avec tout notre équipement, nous embarquons dans une
camionnette qui nous dépose au-dessus du col du Lautaret. Au Club, nous avons
rencontré un couple de bretons qui, n’ayant pas pu obtenir de place ce jour,
sont montés, par la route, au-dessus du col. Chapeau bas, Marie et Dominique.
La descente est pleine de
surprises. Nous avons traversé quelques torrents et croisé un troupeau de 800
moutons et chèvres qui semblaient trouver bizarre de nous voir débarquer sur leur chemin. A peu de choses près, je me faisais agresser par un Patou (un de
ces gros chiens qui protègent les troupeaux). Il a dû me confondre avec un
loup.
Le dernier jour, c’est une sortie
sur mesure à la journée qui nous attendait. Nous sommes partis à quatre pour
une superbe trace de 52 km dans les vallées, avec un petit arrêt dînatoire dans
une auberge locale.
Ce fut une très belle semaine
avec 260 km et plus de 4.000 M de D+ au compteur.
Une option pour l’année prochaine
a déjà été déposée.
Eric
Pays/territoire :
Serre Chevalier, 05240 La Salle-les-Alpes, France
dimanche 21 avril 2019
lundi 1 avril 2019
Madere 2019 ou l'histoire délirante d'un chat dans un sac
En janvier, Valérie est partie en
mission exploratoire sur l’île de Madère.
Officiellement, c’était pour y retrouver ses parents dans le cadre d’une opération post-professionnelle. Officieusement, il s’agissait de rassembler discrètement des informations relatives au VTT sur cette île.
Officiellement, c’était pour y retrouver ses parents dans le cadre d’une opération post-professionnelle. Officieusement, il s’agissait de rassembler discrètement des informations relatives au VTT sur cette île.
Pour les incultes, Madère est une
île située dans l’océan atlantique, à peu près à la hauteur de Casablanca (oui,
au Maroc). Cette île a beau être portugaise, elle n’est pas ensablée le moins
du monde car il n’y a pas une seule plage sur ce caillou qui part de la mer
jusqu'à une altitude de 1900 mètres.
Du dessus, la surface de cette
île ressemble à la tête de Jeanne Moreau (sans la fumée) : une succession
de crevasses, de creux et d’à pics, tout cela chiffonné tel un Shar Pei. Mieux
vaut ne pas être sujet au vertige ni allergique aux bananes pour visiter cet
endroit. A croire que l’île a été colonisée par un troupeau de singes en
rut : des bananiers partout.
On m’a vendu Madère comme
ceci : « oufti … en janvier la
météo était super. De temps en temps un nuage sur les hauteurs et, peut-être
(notez le « peut-être »), un
peu froid en altitude. En plus, c’est la mecque du VTT. L’agence qui organise
une des manches de la coupe du Monde d’Enduro se trouve juste à la sortie de
l’hôtel. Et les vélos sont neufs. Il n’y a que des vieux pensionnés et pas de gosse.
Ce sera supeeeer !.».
Bon … ok … la mariée est
séduisante mais j’avais quand même l’impression d’être caressé dans le sens des
poils.
En avril, inutile de s’embarquer
avec des accessoires inutiles comme les chaussettes insubmersibles (SealSkin),
les longs cuissards, les gants isolés ou les pantalons hydrofuges. Ben
voyons !
Le premier jour, on se rend à
l’agence FreeRide qui installe nos pédales et nos selles sur les vélos qui nous
sont destinés : des Specialized StumpJumper, modèles alu, mono-plateaux,
12 vitesses. Il nous faudra quand même tirer un plateau de 32 dents, ce qui
nous promet du plaisir alors que nous sommes habitués à un 28. Ces vélos ne
disposent pas de tige de selle amovible. Bah … on fera sans. Les vélos étaient
neufs en janvier et, mises à part quelques griffes, ils sont en bon état.
Au niveau de la mer, la
température est un peu frisquette mais acceptable. On monte dans la camionnette
qui achemine (= qui escalade) notre petit groupe de 6 vttistes vers le point
de départ, quelques 1000 mètres plus haut. Là, nous avons tout de suite compris
pourquoi Madère est prisée des enduristes : cela ne fait que de descendre.
Le point de départ est dans les
nuages (littéralement) et il fait déjà nettement moins chaud. Mais, bon,
quelques grimpettes plus tard, notre température corporelle a régulé cela.
A la fin de cette journée, nous comprenons
déjà que la semaine s’annonce sportive. Mais, après tout, c’est pour cela que
nous sommes venus, non ?
Le lendemain, la météo au niveau
de la mer est déjà moins engageante. Nous ne sommes plus que deux (plus notre
guide) dans la camionnette. 45 minutes plus tard, on nous largue au milieu d’un
nuage et, accessoirement, d’une bonne grimpette. Trois minutes plus tard, la
pluie arrive ... suivie de la neige … puis de la glace. Le genre de pluie de grêle
à faire pousser les poils en dessous des bras. En moins de temps qu’il ne faut
pour les enfiler, nos vestes de pluie sont transpercées. Nous sommes complètement
trempés et la température descend juste que ... -2°. Quelques kilomètres plus
loin, nous apercevons une autre camionnette FreeRide que notre guide avait
appelée. Elle embarque Valérie et son vélo mais comme elle était complète, je
suis obligé de continuer sur la route jusqu’au refuge. Les voitures,
camionnettes et cars sont quasiment à l’arrêt et je les dépasse tous. La route
est couverte de 2 centimètres de billes blanches. Obligés de nous décongeler
devant un feu de bois, inutile de vous dire que la journée s’est arrêtée là,
après 8 km et 350 mètres de grimpette.
A hauteur de Casablanca, je vous
disais…
Le lendemain, 3ème
jour du périple, la météo n’est pas plus réjouissante que la veille. Nous
décidons de monter « moins haut » que hier. Bien nous en a pris. Nous
avons évité les grèlons … mais pas la drache.
La journée ne commence pas trop
mal avec une légère pluie supportable. Après une bonne montée nous empruntons
un superbe singletrack de 5 km traversant une forêt d’eucalyptus. La trace est
parsemée de racines et cela rend le pilotage délicat. C’est une fois sorti de
ce single que le déluge nous tombe sur
la tête, par Toutatis, coupant court à nos désirs de pédalage.
A J+4, nous virons carrément
vers la pointe ouest de l’île où la météo devait
être meilleure. Ne boudons pas notre plaisir : nous n’avons pas eu de
drache mais nous terminons quand même bien humidifiés. Cela dit, la trace
choisie par notre guide est superbe, en plein milieu des matitis. Une des
particularités du sol madérien est qu’il est extrêmement glissant lorsqu’il est
humide (si si …) et les descentes se font avec un doigté particulièrement délicat
sur les freins. La journée s’achève sous un soleil refroidi par un vent agité.
Le dernier jour, appâtés par la
prévision d’une meilleure météo, nous récupérons quelques participants.
L’équipe de FreeRide n’a pas osé nous emmener trop haut et nous dépose au
départ d’une longue levada. Après une vingtaine de kilomètres, c’est le moment
que choisit une racine d’eucalyptus pour traverser ma route et s’engager dans un
des rayons de la roue avant … et … bardaf, c’est l’embardée. Le temps de
récupérer tous mes os et d’en faire le compte, je me retrouve avec une entorse
au poignet qui m’empêche de continuer la route.
Soyons corrects : on m’a vendu
un chat dans un sac avec plein de promesses qui n’ont pas été tenues. Mais il
faut quand même reconnaître que l’île de Madère ne manque pas de charmes … à
condition d’aimer la neige, la pluie et le vent.
😉
Eric
samedi 16 février 2019
Make climate great again
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16 février 2019, 18° à Namur.
C’est
la température la plus élevée jamais détectée à Namur à cette date.
Alors, les
gars, je ne sais pas pour vous mais, moi, le réchauffement climatique, je suis
pour.
Vive Trump.
Vive les gros moteurs thermiques
avec plein de CO2.
Vive les combustibles fossiles.
A bas le GIEC et vive les
climatosceptiques. Et fuck le trou d’ozone dans la couche culotte de l’atmosphère.
Bon, là-dessus, je revends mes
panneaux solaires et j’achète des actions pour les mines de charbon allemandes.
Eric
mercredi 30 janvier 2019
Namur sous la neige
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Ok, je sais que certains adorent
la neige et qu’ils s’éclatent à s’étaler sur les trottoirs, à rouler deux énormes
boules rien que pour jouer avec et à se casser le dos en dégageant la neige
avec une pelle ( ... à moins que ce ne soit se rouler une pelle en jouant avec les deux boules 💗). Faute de grenades lacrymogènes, d’autres préfèrent s’envoyer
des boulettes de neige durcie à la figure. Mais, franchement, moi, ce n’est pas
mon truc.
A quand un bon vieux
réchauffement climatique qui nous transforme le salon en sauna, qui rend chaque
gorgée de bière fraîche meilleure que la précédente et qui nous fait dépenser
des fortunes en glaces moka-pistache ? Là, j’en suis au point de rêver de
pouvoir voter pour Trump 😉.
Eric
samedi 19 janvier 2019
Salon VeloFollies 2019

Quand on m’a annoncé que mon
cours de mécanique du mercredi était annulé pour cause de salon VeloFollies du
week-end suivant à Courtrai, j’avoue ne pas avoir compris le lien possible entre ces
deux événements qui ne se déroulent pas au même endroit et encore moins au même
moment.
J’avais l’intention de me rendre à ce salon annuel et je ne pense pas
que cumuler les deux m’aurait donné un claquage méningique. Mais, bon, je suppose que cela doit être une
caractéristique toute « fonctionnariale » du métier d’enseignant.
Bref … VeloFollies : du
vendredi au dimanche, chaque janvier à Courtrai, 40.000 personnes sont attendues pour le
plus beau parterre vélocipédique que l’on peut voir dans le Benelux.
Mon entrée a été réservée par
internet (11.85 € quand même) mais j’aurais tout aussi bien pu la prendre sur
place (15 €). Quand on arrive à Courtrai, pas besoin de chipoter parce des
stewards sont sur place pour remplir les parkings surveillés (4 €) de manière
toute germanique : attente minimale, efficacité maximale. L’entrée se
situe à 150 mètres de ma place de parking alors j’ai décidé de laisser ma
grosse veste dans la voiture (bien m’en a pris).
En cette période où certains s’amusent
à jouer au flipper avec des camions, au tir forain avec des Kalachnikovs, au
lancer de batterie de couteaux de maman ou au petit chimiste avec de gros pétards,
la sécurité est discrète mais efficace : pas de grand sac ni de sac à dos dans
les halls. Comme de toute façon, on me refile déjà un sac de pub à peine passé
le portique d’entrée. Une fois vidé, me voilà prêt pour déambuler dans les 6
halls que comporte cette exposition.
Disons-le dès le départ, ce salon
est électrique. A part celui des selles Italia, il n’y a pas un seul stand qui
ne propose pas de l’électrique, que ce soit le moteur ou les batteries, tout le
monde semble avoir son avis sur le sujet.
En effet, sans avoir fait de sondage,
je pense que la majorité des vélos proposés sont des vélos de ville, majoritairement
motorisés. Et c’est une bonne chose car cela témoigne de la vivacité de la petite
reine et de son évolution vers des techniques modernes adaptées au vieillissement
de la population. Ah ben oui, j’oubliais … l’âge moyen des visiteurs doit
allègrement dépasser les 45 ans. Ce sont eux qui ont le pouvoir d’achat et c’est
vers eux que le marché du cycle citadin s’oriente.
Vous comprendrez qu’une bonne
partie du public est plutôt composée de quinquas qui, contrairement à ce qu’on
pourrait penser, sont très attirés par les vélos de route à assistance
musculaire. A chaque fois que je participe à des randos vtt en Flandres, je
reste toujours étonné du nombre de participants – relativement âgés - inscrits
aux randonnées cyclo qui y sont généralement associées. Le flamand est un
cycliste dans l’âme et je ne me pose même plus la question de savoir pour
quelle raison ils trustent les plus hautes marches des podiums nationaux.
La grande majorité des vélos « sportifs »
proposés sont en carbone mais j’ai été surpris de voir le nombre de « petits »
constructeurs nationaux qui travaillent encore l’acier et qui produisent des
vélos magnifiques et extrêmement soignés. Les seuls stands à proposer du titane
s’adressent à un public averti (triathlètes, …). Il y a même un fabriquant de
cadres en bois réalisés à la main.
Quelques stands proposent des
décorations sur mesure pour les amateurs (fortunés) de peintures spéciales et personnalisées.
Le VTT ne représente qu’une
petite partie de ce salon et je n’y ai pas vu grand-chose de révolutionnaire mis
à part une version assez colorée du Blur de Valérie. Dans le rayon des
bizarreries, un stand présente un étrange VTT à 4 roues sur lequel on pédale
dans une position qui doit être un mélange de celle sur un pédalo et celle d’un
accouchement dans une baignoire.
J’ai été assez étonné par le
nombre d’exposants de vélos et d’accessoires de bikepacking. La vogue actuelle le
retour à la nature, co2, pollution, réchauffement climatique, etc … y est probablement
pour quelque chose.
Pour ceux qui veulent s’y
essayer, VeloFollies propose une piste d’essais de vélomoteurs. Bizarrement, c’est
là que j’ai rencontré la plus grosse concentration de la gente féminine. Je
suppose que les femmes se rendent enfin compte que le vélo n’est pas qu’une
affaire de testostérone et que, avançant en âge, c’est une activité qui, grâce à
la motorisation, peut s’exercer en couple.
Rayons accessoires, on trouve de
tout : cela va de la sonnette araignée à la sacoche en pur skai naturel et
au panier porte Chihuahua en passant par le casque Captain America et les chaussettes Flanders.
Les gosses ne sont (malheureusement 😉)
pas oubliés. Un stand pékinois ( ?) présente une bonne centaine de vélos non
comestibles dans toutes les couleurs de la gamme des bonbons Haribo.
En parlant de bouffe, le Kortrijk
Xpo propose plusieurs endroits de catering à des prix corrects.
Côté linguistique, ben … vous
êtes en Flandres dans un salon qui représente le sport régional flamand et il
ne faut pas vous attendre à être accosté avec un accent de Liéchchchch. Mais,
comme partout et avec un minimum de politesse, tout se passe très bien. J’ai
entendu pas mal de français qui, pour une fois, ne semblaient même pas se
plaindre … c’est tout dire.
Eric
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