Cela faisait quelques années que je photographiais le
Namuraid et je me disais bien qu’un jour, cela me plairait de me retrouver de l’autre
côté de l’objectif. Cette année, pour marquer nos vingt ans de mariage, Valérie
m’a proposé de «faire le pas deux ». Le Namuraid commence par 6.3 Km de
course à pieds, suivis de 3.5 Km de kayak en Meuse et se termine par 24 Km de
Vtt sur les contreforts de la Citadelle de Namur.
Nous nous sommes entraînés mais les conditions météo de
cette année n’ont pas vraiment permis de faire cela dans des conditions
optimum. La trace du Vtt nous était très bien connue et ne nous posait pas de
problème.
Habituellement, notre jogging se limite à tourner autour de
la maison sur un circuit asphalté de 6 Km quasiment plat. Trois semaines avant
le départ, nous avons quand même suivi la trace du jogging du Namuraid. Cette
trace n’est quand même pas piquée des hannetons car la Citadelle … ben … çà
monte … puis … il y a la descente. Et, croyez-moi, cette dernière n’est pas de
la petite bière pour l’avant des cuisses.
La grande inconnue, c’était le kayak. Nous connaissions la
descente de la Lesse mais cela ne ressemble quand même pas à la Meuse. Au
Namuraid, c’est 1650 m de remontée de la Meuse avec le vent de face suivi du
retour, avec le courant et le vent dans le dos.
Nous avons regardé nos temps à l’entraînement et évalué le
temps en kayak et nous sommes arrivés à une estimation réaliste de 3h30. Tel
était notre objectif (en plus de celui de terminer la course). La météo était
également un paramètre à surveiller. On ne court pas de la même façon dans la
boue. Si la pluie avait copieusement trempé les chemins la semaine avant, le
dimanche 30 était prévu sec et en partie ensoleillé. Et cela s’est heureusement
vérifié.
550 équipes étaient présentes sur la pointe du Grognon. Le
départ se fait par « pack » de 26 équipes, à partir de 9h30, toutes
les 5 minutes. Valérie et moi sommes dans le premier groupe au départ. Notre
tactique d’équipe était imparable : partir « cool », l’air de
rien (inutile de montrer nos forces) et de miser un maximum sur le Vtt.
Bon, nous sommes partis vraiment très cool … car on s’est
fait dépasser par les 25 autres équipes de notre pack et, très certainement,
par ceux d’un paquet des départs suivants. Arrivés au-dessus de la Citadelle,
nous avons abordé la descente avec précaution. Les pluies de la semaine avaient
rendu le terrain gras et glissant.
L’embarquement des kayaks se faisait à l’école du Génie de
Jambes. Une fois lancés, Valérie a donné le rythme. Quant à moi, comme d’hab,
je me suis contenté de suivre (il faut dire que je n’aurais pas pu faire
autrement car j’occupais la place arrière). Le kayak en Meuse est un peu …
chiant. Une fois lancé, il suffit de garder le cap et … de pagayer. De retour
au Génie, nous montons notre casque, enfourchons nos chaussures, laçons nos
gants et enfilons notre vélo. Chrono : 1h35. Nous sommes dans les temps. A
Jambes, Marc a eu la bonne idée de venir nous encourager à vélo avec Hugo.

Le Vtt s’est fait dans la gadoue et comme nous n’avions pas clipsé
nos garde-boues (histoire d’alléger les vélos), on s’en est pris plein la
tronche et la raie. En gros, la trace Vtt consistait en une bonne montée au
départ de la Meuse, 15 km sur du +/- plat, une bonne grosse descente dans les
bois vers la Sambre, une bonne remontée bien boueuse et pentue pour arriver sur
le dessus de la Citadelle et la descente finale vers le Grognon, notre point de
départ.
Sur la place du Grognon, Christophe and Co nous
attendaient pour le sprint final qui s’est déroulé sous les délires d’une foule
enflammée (bon, d’accord, elle n’était pas si enflammée que cela mais c’est
pour l’image).
Top chrono à l’arrivée … 3h28. Pari gagné.
Marc and Co sont venus nous rejoindre quelques minutes
plus tard pour boire le champagne la bière et manger le caviar le pain saucisse avec nous. Carine, qui avait probablement entendu parler de la glace sur la Place de l'Ange, s'est ajoutée aux festivités. Je n'ai pas encore compris pour quelle raison elle s'était fait déposer en haut de la Citadelle pour, ensuite, redescendre à pieds, mais cela, c'est probablement une autre histoire.
Eric
PS : j'avoue être assez épaté par la performance de Valérie. Tellement épaté que je n'ai pas hésité à répondre "oui" à sa demandeen mariage pour remettre le couvert en 2014.
PS : j'avoue être assez épaté par la performance de Valérie. Tellement épaté que je n'ai pas hésité à répondre "oui" à sa demande
.jpg)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire