jeudi 2 août 2018
samedi 28 juillet 2018
Le concept du Bilboquet ...
Ce week-end, nous recevions deux
amis français. Ouais … je sais ce que vous allez me dire : « des amis »
et « français » dans la même phrase, c’est un peu bizarre en ce
moment pour un belge….
D’abord, ils sont alsaciens et,
en plus, ils rient à mes vannes à deux balles sur la meilleure façon de tuer un
français. Cela ouvre déjà pas mal de portes et d’opportunités.
Et en plus, s’ils sont
sympatoches, on ne va quand même pas se refuser le plaisir de se revoir, deux
journées, au coin d’un bois … sur un VTT, bien sûr. Parce que ces deux-là sont
également des vététistes. Cathy ne se sent plus dès que le gradient monte et,
une fois les chevaux lâchés, elle est impossible à rattraper. Bon, une
française, qui roule à l’eau claire à l’insu de son plein gré, sur un vélo sans
moteur et qui laisse tous ses poursuivants derrière elle, c’est assez rare que
pour être applaudi. Vincent ne se sent plus dès qu'il voit une descente bien casse-gueule et, une fois le cheval lâché, il est impossible à rattraper.
Heureusement qu’il nous reste les
descentes afin de ne pas nous la faire minable. Même Brigitte s’y est mise en
développant une technique de descente particulièrement innovante et qui
consiste à séparer son corps de son vélo et d’espérer réunir les deux dans le
bas de la descente. La technique (dénommée technique du bilboquet) est prometteuse mais demande encore un peu d’entraînement
afin d’affiner dans le final.
La journée de samedi avait pour
but d’appréhender le tracé VTT du XTerra 2018. Les connaisseurs reconnaîtront
que la barre était placée assez haut au point que nous avons dû écourter
quelque peu la randonnée afin de procéder au premier ravitaillement … à la Cuve
à Bière(s), en plein centre de Namur. J’avoue bien humblement que c’est la
première fois que je posais mon séant à cet endroit. Ce qui m’a permis de
découvrir une carte de bières tout à fait inconnues. Mon choix s’est porté vers
une IPA de Chicago. Nos amis français, eux, ne sont pas encore habitués à la
consommation de nectar de qualité et nous avons préféré les orienter vers un
truc un peu plus fruité pour commencer, histoire d’éviter le claquage.
Les températures caniculaires
actuelles nous ont permis de souper au clair de lune, sur un bateau ancré le
long de la Meuse.
Dimanche, nous avons prévu une
trace de 50 km qui partait le long de la Meuse vers Profondeville. De là, nous
sommes montés aux « 7meuses » puis redescendus puis remontés puis
redescendus … bref, vous avez compris le principe. Nous avons trouvé une
terrasse ouverte à Arbre (Valérie et moi avions déjà repéré le terrain il y a
deux semaines.). Bien nous en a pris parce que trouver un bar à moins de 10 km
à la ronde relevait du miracle.
Le temps de recoller Brigitte sur
son vélo, nous sommes redescendus au niveau de la Meuse avant de repartir vers
notre point de départ … non sans nous arrêter à la Guinguette pour un ravitaillement en Houppe et en glaces.
Pour le soir, nous avons prévu un
repas typiquement belge (une fois) à savoir … des frites (une fois). C’est à la Schtouff, à
côté de chez nous que nous nous sommes retrouvés pour la dernière soirée. Les
frites ont coulé à flot et les sachets de bières n’ont pas manqué au point que Brigitte
(encore elle) s’est à nouveau dissociée de son esprit avant d’entamer un one-women-show
sur les étoiles et la composition de ses épaules douloureuses. Je n’ai pas
compris tout ce qu’elle racontait mais tout le monde semblait bien s’amuser.
Une fois n’étant pas coutume,
nous avons fait la fermeture de la Schtouff et de la friterie avant de repartir
vers nos destinations respectives et de reprendre la triste monotonie du cours
de nos vies.
Merci à Cathy, Brigitte, Valérie,
Robert et Vincent. Nous avons vraiment passé un chouette week-end en compagnie
de personnes très agréables.
Eric
PS : Cathy et Vincent … vous
pouvez compter sur nous pour appuyer votre demande de naturalisation.
Nous nous occuperons de votre immigration.
samedi 23 juin 2018
Peisey - Vallandry, les Alpes ... et le VTT
C’est notre cinquième passage à Peisey et je dois bien dire que nous en revenons toujours aussi enchantés.
Nous y allons pour le VTT, càd que les autres activités sont quelques peu zappées. L’équipe de GO (du moins ceux que nous avons fréquentés) est vraiment très bien. Toujours un sourire et toujours faire comme si nous étions le centre de leur intérêt. En ce qui nous concerne, c’est vraiment l’équipe de PlayBike qui nous fait revenir chaque année. Ils sont vraiment exceptionnels.
Comme chaque année, le matériel est neuf et ce sont d’excellents « formateurs ». Je ne suis pas un fan des vélomoteurs électriques mais je conçois que des personnes en manque d’activité ou ne désirant pas se faire mal puissent y trouver leur compte.
Comme nous avons la chance de pouvoir comparer avec les années précédentes, je dirais que la qualité du restaurant a diminué avec les années. Mais je dois avouer que Peisey avait un chef pâtissier assez exceptionnel. C’était une première pour les amis avec qui nous sommes venus et eux, ont trouvé le restaurant vraiment bien.
La présence de PlayBike sera déterminant pour notre visite, l’année prochaine, au nouveau village des Arcs que nous avons pu voir en construction.
Eric
mardi 1 mai 2018
samedi 28 avril 2018
Les Happy Bike Days
Pour ceux qui ne connaissent pas les Happy Bike Days, il s’agit
d’une grande foire au VTT organisée dans un endroit « nature » par le
magazine O2Bikers, « grand » magazine belge qui s’est fait une
spécialité dans le secteur des Vtt.
Je l’ai connu à la Citadelle de Namur, à Malmedy et, depuis
quelques années, à Houffalize, la Mecque belge du Vtt. Nous en sommes à la 21ème
édition.
Le principe est simple : pour un montant relativement
modique (25 €, repas de midi compris), on peut essayer tous les Vtt que les
gentils exposants veulent bien mettre à la disposition des gentils cyclistes.
Ici, ce sont les firmes (ou leurs importateurs) qui viennent présenter leurs
machines. Càd que vous trouverez le haut du panier dans tous les domaines, des
vélos neufs, généralement tous frais sortis des chaînes de montages. En deux
minutes, je me suis retrouvé avec une machine de 8000 euros sous les fesses.
Vous débarquez juste avec votre casque, vos pédales … et la
vue est à vous. Ici, il ne s’agit pas d’un salon commercial. Les gusses qui
préparent les vélos à vos dimensions sont des techniciens spécialistes de la
marque et pas des vendeurs de cacahuètes qui essaient de vous faire signer un
bon de commande. En gros, vos interlocuteurs savent de quoi ils parlent. Et
pour peu que vous vous en donniez la peine en néerlandais, en anglais ou même
en français, ils aiment discuter avec « leurs » utilisateurs.
Plusieurs circuits sont proposés selon votre niveau, celui
de la machine et vos souhaits du jour. Le circuit « noir » avec un
gravel, ce n’est donc pas une bonne idée. Les enduristes étaient sur une piste
séparée et bénéficiaient d’un lift.
Les Happy Bike Days (HBD pour les initiés) sont couplés au
Roc d’Ardennes. Pendant 3 jours, la
ville de Houffalize est coupée du monde, les habitants ont fait des provisions
et ne sortent plus de chez eux sous peine d’être fauchés en pleine retraite. Il
faut dire que ceux qui ont tenté de quitter le village vers le nord sont
probablement tombés sur le rallye de wallonie et ses branleurs de pédales 😈qui confondent
virilité, bruit et taille du moteur de leur bagnole.
A Houffalize, les vélomoteurs électriques sont très bien
représentés et étaient tous de sortie … surtout après l’heure de table👿. J’ai une préférence toute personnelle pour les vrais vélos,
ceux qui nécessitent encore d’utiliser l’entièreté de ses muscles pour avancer et qui vous obligent à transpirer😊.
La marque tchèque Superior, qui m’était
tout à fait inconnue, proposait une série de vélos ultra-légers dont un full-suss
à moins de 10 Kg. Cet ultra-plume est assez agréable à piloter mais la roue
avant à parfois tendance à se dérober. Dans la série « maman, j’ai fait régime », j’ai particulièrement apprécié le Scalpel de
Cannondale, tout carbone (même la fourche mono-bras et les jantes) … à un prix …
qui met également votre portefeuille au régime.
Très honnêtement, je dois bien avouer que mon coup de cœur va
toujours à Santa-Cruz qui propose des vélos parfaitement équilibrés. Le tout
nouveau Blur (également un poids plume) m’a vraiment épaté. Je regrette l’absence
d’une tige de selle téléscopique (ok, je sais, c’est un vélo de cross-country)
mais n’empêche … Les blocages de fourche et d’amortisseur n’ont pas vraiment
retenu mon attention car je ne suis pas fan de ces dispositifs. Mais pour le
reste … pfff … une fusée.
Toujours dans la même écurie, j’ai essayé le nouveau Tallboy.
J’écris « nouveau » car, en comparaison avec mon « ancien »
modèle, la géométrie a été revue. Le vélo est plus ramassé sur lui-même. Ce qui
fait que mon taille L deviendrait plutôt un XL dans ce nouveau design. Mais
quel plaisir de pilotage💗.
Un des stands proposait (à la vue uniquement) des KTM. Il s’agit
sur stand de l’équipe 123VTT où les deux charmantes hôtesses nous ont proposé
de prendre l’apéritif. Vous connaissez tous ma bonté d’âme et je n’ai pas eu le
cœur de refuser leur verre de Lupulus, bière locale plus que délicieuse. Bon,
ok, après cela, nous n’étions plus en état de remonter directement sur un vélo
alors nous sommes allés dîner. Si j’ai bien compris, cette équipe waremmienne est
surtout composée de jeunes. Et il semble qu’ils ont fait un très bon résultat
au Roc.
L’après-midi s’est terminée en mode cool, sous le soleil.
C’est une journée qui vaut vraiment la dépense. Et, même si
je n’y participe pas chaque année, c’est à chaque fois un grand plaisir,
surtout quand la météo est de la partie … comme ce samedi. Je plains ceux du
dimanche qui vont se retrouver dans une gadoue pas possible avec l’obligation
de passer au bike-wash après chaque essai.
Eric
vendredi 27 avril 2018
dimanche 8 avril 2018
Rando de Grand-Leez
Après l’une des randos les plus dures de l’année à Malonne,
sous une météo printanière et ensoleillée…
L’une des plus longues de l’année, sous une météo estivale
de 23°… à l’ombre !!!
En dehors de la météo et de l’organisation parfaite, le clou
de la rando de Grand-Leez fut incontestablement ses bois couverts de jonquilles
à perte de vue !!!
En témoignent les quelques photos prises au vol… si l’on
peut dire. Un vrai paradis sur terre…
dimanche 1 avril 2018
Quebec au temps des sucres
Cela fait des années que nous souhaitions nous rendre au
Québec pendant la période des sucres et de ses cabanes.
Ce moment-là est le secret bien gardé du célèbre sirop d’érable.
Il faut quand même vous expliquer le principe. D’abord on passe au dépanneur local
(le super-marché, quoi !) s’acheter quelques boîtes de sirop d’érable ainsi
que quelques autres ingrédients (liquides pour la plupart) et on repart avec
ses marchandises au milieu d’un bois dans une cabane (oui, je sais : « ma
cabane au Canada » 😉).
Au milieu de cette cabane, vous retrouvez un gang de potes
qui n’attendent qu’une chose : que vous déballiez les ingrédients annexes.
Ensuite, on fait chauffer une grande bassine d’eau (avec toute la neige qu’il y
a, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de l’eau). Une fois à
température sauna, on ouvre les cans (les boîtes) de sirop et on les balance
dans la flotte. La proportion est plus ou moins équivalente à celle de ce que
les potes portent à leur bouche : entre 7 et 10 % 👀. Mais au stade où les
participants sont déjà 💥, les proportions deviennent disproportionnées.
On laisse chauffer tout le bazar jusqu’à épuisement des
ingrédients puis on injecte le tout dans des tuyaux qui filent directement vers
un réseau qui circule, telle une toile d’araignée, vers l’ensemble des pauvres
érables (qui n’ont rien demandé) et on leur force ce liquide sous leur écorce
par un trou préalablement foré dans leur tronc.
Facile, non ?
💕
Eric
dimanche 11 mars 2018
L'effet du VTT sur nos organismes
Il est exact que Valérie et moi sommes des fans de VTT (= le vélo de montagne pour ceux qui ne
parlent pas comme nous 😉). Et je suis certain que vous pensez tous que
nous sommes dans une forme physique et intellectuelle éblouissante et que le
vélo a une excellent influence sur tous les trucs qui sont secrétés entre nos
deux oreilles et qui portent un nom imprononçable se terminant par « ine »
(endorphine, dopamine, adrénaline, morphine, libertine, capucine, tétine, …).
Et ce n’est pas faux … dans mon cas 😈.
Vous êtes habitués de voir nos photographies qui vous
montrent des athlètes en action, en plein effort, en train de développer nos
muscles d’airain. Mais avez-vous déjà vu les effets de ces exercices sur notre
organisme … ou, en tous les cas, sur celui de Valérie 😊
?
Après une trace VTT, la première chose que fait Valérie, est
de se lancer sur un sachet de frites accompagné d’une bière (pour commencer).
Ok, la bière et les frites belges (je tape le premier qui me parle de french fries 😡) ont ce petit quelque chose
qui vous rend dépendant mais certains y sont plus sensibles que d’autres.
La preuve en images (poussez le son de votre haut-parleur) 😊😊😊.
dimanche 4 mars 2018
Huldenberg
Ce week-end, dans le namurois, il n’y avait pas grand-chose
à se mettre sous la dent aussi nous sommes allés voir de l’autre côté de la
frontière linguistique, du côté de Huldenberg. C’est le patelin voisin de
Overijse où la rando vtt nous a déjà vus passer quelques fois. On s’est dit :
bof … Huldenberg, cela doit être comme celle d’Overijse (qui, cela dit, était
déjà très bien). Et bien, que nenni … c’était encore mieux.
Une organisation à la flamande : tu arrives avec ta
bagnole et toutes les places de parking sont déjà prises. Peu importe, une
cohorte de Playmobils, version 1.0, sont là pour te guider vers des emplacements
libres. On nous a fait garer à côté du cimetière. Heureusement que ce n’était
pas prémonitoire ☹.
Ensuite, tu démontes tes brols de la voiture et tu pars aux
inscriptions, dans un très beau hall des sports. Bizarrement, tu payes d’abord (5
€) et tu déposes ton bulletin d’inscription dans une boîte, au départ de la
rando. J’avais déjà vu cette façon de faire à Overijse.
Il faut quand même savoir qu’à Namur, il n’y avait plus un
flocon de neige dans les chemins. A Huldenberg, c’était loin d’être le cas :
neige et glace étaient toujours présentes et certains l’ont appris à leurs
dépens. Dans certains canyons encore couverts de neige, nous avons eu l’impression
d’entrer dans un frigo. Sur les hauteurs, par contre, en plein soleil, le
printemps s’annonçait déjà.
Je dois bien dire que j’ai rarement vu un fléchage aussi
bien fait. Bien visible, après une bifurcation, un rappel des distances, un
petit panneau en bas de chaque côte pour indiquer le dénivelé, plusieurs panneaux
Strava. Nous avons également eu droit à
quelques beaux passages dans des propriétés privées.
Les ravitos étaient bien fournis et, chose rare, une
toilette était disponible.
Globalement, le nombre de kilomètres sur l’asphalté était
très réduit. Je pense que les organisateurs ont très bien exploité leur région
afin de faire parcourir un maximum de très beaux singles dans les bois.
A l’arrivée, une dizaine de bikewashes connectés à la lance
à incendie locale ont permis de décrasser les vélos qui en avaient bien besoin.
Vestiaires et douches (chaudes) pour le décrassage des passagers.
Après l’after, retour vers notre parking qui, comme tous les
cimetières, se trouve en haut … tout en haut (pfff …) du patelin.
Franchement, de nombreuses organisations devraient s’inspirer
de celle-ci.
A refaire, sans modération …
Eric
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