dimanche 19 août 2018

VTT de Lens-Saint-Rémy


Lens-Saint-Remy. Pour ceux qui ne connaissent pas, cela se situe en Hesbaye. Et la Hesbaye, ce n’est pas vraiment une région apparentée aux Alpes. En gros, c’est assez plat.

L’année dernière, je m’y étais bien plu alors, comme il n’y avait rien d’autre dans mon coin, j’y suis retourné.

Les douze premiers kilomètres étaient … comment dire … assez … soporifiques. J’ai cru m’endormir sur le bitume du ravel et sur les larges chemins en graviers, plats comme la main.

Cà, c’était avant le ravito. Parce qu’après, c’est devenu un peu sportif, surtout juste après le ravito. Les deux boucles du 52 étaient très bucoliques, notamment le long de la Mehaigne. J’avoue que le passage sous le viaduc de Huccorgne m’a donné quelques sueurs froides et j’ai accéléré le mouvement.

Le fléchage était très précis et en nombre suffisant. Il est dommage que les flèches se perdaient parfois au milieu de la peinture d’autres signalisations d’autres randos (comme celle des crêtes de la Burdinale). Il serait quand même temps qu’on légifère sur ce point sinon, dans quelques années, nos bitumes ressembleront à des wagons de la SNCB.

J’ai terminé avec 56 Km et 900 M de D+.

L’after au centre du village est assez sympathique. Deux points de bike-washes alimentés par une eau sous bonne pression ont accéléré le nettoyage du vélo.

L’absence de parking gardé ne m’a pas permis de m’éterniser. Tant que les organisateurs ne comprendront pas qu’un bike-park surveillé est primordial, ils perdront des clients au bar. A ce sujet, je retiens l’excellent exemple de Chimay où il fallait montrer patte-blanche pour récupérer son destrier.

Eric


mercredi 8 août 2018

Mise en place de l'Enjambée


Pour rappel, l’Enjambée, c’est le nom choisi par les namurois pour baptiser la nouvelle passerelle cyclo-piétonne qui va être installée … en face de chez nous. Ce n’est pas vraiment le petit nom que j’avais choisi. Je préférais … l’entrejambe. Mais, bon, chacun ses goûts et les namurois, coincés qu’ils sont, ont fait un autre choix … Bref !

Pour ceux qui connaissent, sur 500 mètres, Namur est traversée par 3 ponts :
  • le pont de Jambes qui doit dater des romains. Etroit et peu pratique pour les piétons et les cyclistes, c’est celui que nous utilisons régulièrement pour nous rendre à pied au centre-ville
  • le pont des Ardennes qui est légèrement décentré et que nous n’utilisons qu’avec la voiture
  • le pont du Luxembourg est celui sur lequel passe le train. Il est doublé d’un accès piétonnier et, parait-il, cycliste. Très mal foutu, sale et mal famé, il est peu utilisé.

Comme nous avons beaucoup de pognon et que le bourgmestre (à mi-temps) de Namur est un peu mégalo, il a été décidé de construire un quatrième pont qui passera par le nouvel aménagement du Grognon (en cours de travaux jusque 2020). Ce pont, une passerelle en fait, est financé par la Région Wallonne (qui a du pognon aussi) et l’Europe (qui est pétée de thunes). Il est exclusivement réservé aux vélos et aux piétons.

Ne croyez pas que je critique pour le plaisir (même si ce n’est pas entièrement faux 😊) parce que l’installation de cette passerelle va nous mettre le centre de Namur à 2 minutes à pied. C’est dire si nous sommes intéressés.

La base jamboise de cette passerelle a nécessité l’expropriation et la démolition de 6 maisons. Les travaux ont commencé en 2017 par des grues, des bulldozers, des camions et une espèce de foreuse géante destinée à installer des pieux sécants.  Ces opérations nous ont cassé les oreilles pendant des mois.

La Belgique comptant pas mal d’entreprises compétentes aussi il a été décidé de confier le chantier à … des espagnols. Les premiers éléments métalliques sont arrivés en juillet sur des camions … portugais. Les 5 pièces de 37 tonnes chacune sont assemblées sur une barge, juste devant nos fenêtres par les ouvriers ... espagnols assistés de quelques ... hollandais. Vendredi, la barge sera mise en place par un remorqueur (pousseur) ... allemand.

Le week-end prochain, l’idée est de mettre la barge en travers de la Meuse et de remplir la barge d’eau pour faire descendre la passerelle en espérant qu’elle tombe pile dans les bases de chaque côté de l’eau. J’espère qu’ils ont bien calculé leur coup sinon on va se retrouver avec la passerelle de la Méduse.

Comme ils ont pris du retard (tiens, tu m’étonnes !), ils sont en plein sprint, à deux équipes, 24 heures sur 24. C’est vraiment top : la nuit, à moitié endormi, tu te relèves pour pisser et tu te retrouves nez à nez avec un mec en train de souder des bouts de ferrailles à 3 mètres de ta fenêtre. Sur le coup, tu te rachètes un pot de chambre et tu te recouches.

La nuit est assez colorée : non seulement ils soudent et ta chambre à coucher ressemble à un lupanar de Hong-Kong mais, en plus, ils meulent et là, tu te retrouves en plein carnaval de Rio avec des étincelles partout. De temps en temps (toutes les 20 minutes, quoi) ils s’amusent à battre la mesure avec de gros marteaux métalliques : les tambours du Bronx à portée de tympans. D’ici à ce qu’ils nous jouent des derviches tourneurs avec leurs tenues de soudeurs, il n’y a qu’un pas. Et, comme en plus, la température caniculaire actuelle nous fait plus penser au désert de Tasmanie qu’à une ville pluvieuse belge, vous comprendrez aisément que le matin, après s’être levé pour la quinzième fois, on soit légèrement énervé avec quelques envies de meurtres (en série).

Bon, quand ce sera terminé, outre le fait pour Namur de se targuer de posséder le plus grand nombre de ponts au mètre courant, cela va vachement nous faciliter la vie. Enfin … on l’espère …

Eric





jeudi 2 août 2018

samedi 28 juillet 2018

Le concept du Bilboquet ...


Ce week-end, nous recevions deux amis français. Ouais … je sais ce que vous allez me dire : « des amis » et « français » dans la même phrase, c’est un peu bizarre en ce moment pour un belge….

D’abord, ils sont alsaciens et, en plus, ils rient à mes vannes à deux balles sur la meilleure façon de tuer un français. Cela ouvre déjà pas mal de portes et d’opportunités.

Et en plus, s’ils sont sympatoches, on ne va quand même pas se refuser le plaisir de se revoir, deux journées, au coin d’un bois … sur un VTT, bien sûr. Parce que ces deux-là sont également des vététistes. Cathy ne se sent plus dès que le gradient monte et, une fois les chevaux lâchés, elle est impossible à rattraper. Bon, une française, qui roule à l’eau claire à l’insu de son plein gré, sur un vélo sans moteur et qui laisse tous ses poursuivants derrière elle, c’est assez rare que pour être applaudi. Vincent ne se sent plus dès qu'il voit une descente bien casse-gueule et, une fois le cheval lâché, il est impossible à rattraper.

Heureusement qu’il nous reste les descentes afin de ne pas nous la faire minable. Même Brigitte s’y est mise en développant une technique de descente particulièrement innovante et qui consiste à séparer son corps de son vélo et d’espérer réunir les deux dans le bas de la descente. La technique (dénommée technique du bilboquet) est prometteuse mais demande encore un peu d’entraînement afin d’affiner dans le final.

La journée de samedi avait pour but d’appréhender le tracé VTT du XTerra 2018. Les connaisseurs reconnaîtront que la barre était placée assez haut au point que nous avons dû écourter quelque peu la randonnée afin de procéder au premier ravitaillement … à la Cuve à Bière(s), en plein centre de Namur. J’avoue bien humblement que c’est la première fois que je posais mon séant à cet endroit. Ce qui m’a permis de découvrir une carte de bières tout à fait inconnues. Mon choix s’est porté vers une IPA de Chicago. Nos amis français, eux, ne sont pas encore habitués à la consommation de nectar de qualité et nous avons préféré les orienter vers un truc un peu plus fruité pour commencer, histoire d’éviter le claquage.

Les températures caniculaires actuelles nous ont permis de souper au clair de lune, sur un bateau ancré le long de la Meuse.

Dimanche, nous avons prévu une trace de 50 km qui partait le long de la Meuse vers Profondeville. De là, nous sommes montés aux « 7meuses » puis redescendus puis remontés puis redescendus … bref, vous avez compris le principe. Nous avons trouvé une terrasse ouverte à Arbre (Valérie et moi avions déjà repéré le terrain il y a deux semaines.). Bien nous en a pris parce que trouver un bar à moins de 10 km à la ronde relevait du miracle.

Le temps de recoller Brigitte sur son vélo, nous sommes redescendus au niveau de la Meuse avant de repartir vers notre point de départ … non sans nous arrêter à la Guinguette pour un ravitaillement en Houppe et en glaces.

Pour le soir, nous avons prévu un repas typiquement belge (une fois) à savoir … des frites (une fois). C’est à la Schtouff, à côté de chez nous que nous nous sommes retrouvés pour la dernière soirée. Les frites ont coulé à flot et les sachets de bières n’ont pas manqué au point que Brigitte (encore elle) s’est à nouveau dissociée de son esprit avant d’entamer un one-women-show sur les étoiles et la composition de ses épaules douloureuses. Je n’ai pas compris tout ce qu’elle racontait mais tout le monde semblait bien s’amuser.

Une fois n’étant pas coutume, nous avons fait la fermeture de la Schtouff et de la friterie avant de repartir vers nos destinations respectives et de reprendre la triste monotonie du cours de nos vies.
Merci à Cathy, Brigitte, Valérie, Robert et Vincent. Nous avons vraiment passé un chouette week-end en compagnie de personnes très agréables.

Eric

PS : Cathy et Vincent … vous pouvez compter sur nous pour appuyer votre demande de naturalisation. Nous nous occuperons de votre immigration.

samedi 23 juin 2018

Peisey - Vallandry, les Alpes ... et le VTT

C’est notre cinquième passage à Peisey et je dois bien dire que nous en revenons toujours aussi enchantés. 

Nous y allons pour le VTT, càd que les autres activités sont quelques peu zappées. L’équipe de GO (du moins ceux que nous avons fréquentés) est vraiment très bien. Toujours un sourire et toujours faire comme si nous étions le centre de leur intérêt. En ce qui nous concerne, c’est vraiment l’équipe de PlayBike qui nous fait revenir chaque année. Ils sont vraiment exceptionnels. 

Comme chaque année, le matériel est neuf et ce sont d’excellents « formateurs ». Je ne suis pas un fan des vélomoteurs électriques mais je conçois que des personnes en manque d’activité ou ne désirant pas se faire mal puissent y trouver leur compte. 

Comme nous avons la chance de pouvoir comparer avec les années précédentes, je dirais que la qualité du restaurant a diminué avec les années. Mais je dois avouer que Peisey avait un chef pâtissier assez exceptionnel. C’était une première pour les amis avec qui nous sommes venus et eux, ont trouvé le restaurant vraiment bien.



La présence de PlayBike sera déterminant pour notre visite, l’année prochaine, au nouveau village des Arcs que nous avons pu voir en construction.


Eric

mardi 1 mai 2018

Vtt de Bois-de-Villers

45 Km, 1200 m. de dénivelé (positif) ... après les forts 💪, le réconfort 😋😋...





samedi 28 avril 2018

Les Happy Bike Days


Pour ceux qui ne connaissent pas les Happy Bike Days, il s’agit d’une grande foire au VTT organisée dans un endroit « nature » par le magazine O2Bikers, « grand » magazine belge qui s’est fait une spécialité dans le secteur des Vtt.
Je l’ai connu à la Citadelle de Namur, à Malmedy et, depuis quelques années, à Houffalize, la Mecque belge du Vtt. Nous en sommes à la 21ème édition.

Le principe est simple : pour un montant relativement modique (25 €, repas de midi compris), on peut essayer tous les Vtt que les gentils exposants veulent bien mettre à la disposition des gentils cyclistes. Ici, ce sont les firmes (ou leurs importateurs) qui viennent présenter leurs machines. Càd que vous trouverez le haut du panier dans tous les domaines, des vélos neufs, généralement tous frais sortis des chaînes de montages. En deux minutes, je me suis retrouvé avec une machine de 8000 euros sous les fesses.

Vous débarquez juste avec votre casque, vos pédales … et la vue est à vous. Ici, il ne s’agit pas d’un salon commercial. Les gusses qui préparent les vélos à vos dimensions sont des techniciens spécialistes de la marque et pas des vendeurs de cacahuètes qui essaient de vous faire signer un bon de commande. En gros, vos interlocuteurs savent de quoi ils parlent. Et pour peu que vous vous en donniez la peine en néerlandais, en anglais ou même en français, ils aiment discuter avec « leurs » utilisateurs.

Plusieurs circuits sont proposés selon votre niveau, celui de la machine et vos souhaits du jour. Le circuit « noir » avec un gravel, ce n’est donc pas une bonne idée. Les enduristes étaient sur une piste séparée et bénéficiaient d’un lift.

Les Happy Bike Days (HBD pour les initiés) sont couplés au Roc d’Ardennes.  Pendant 3 jours, la ville de Houffalize est coupée du monde, les habitants ont fait des provisions et ne sortent plus de chez eux sous peine d’être fauchés en pleine retraite. Il faut dire que ceux qui ont tenté de quitter le village vers le nord sont probablement tombés sur le rallye de wallonie et ses branleurs de pédales 😈qui confondent virilité, bruit et taille du moteur de leur bagnole.

A Houffalize, les vélomoteurs électriques sont très bien représentés et étaient tous de sortie … surtout après l’heure de table👿. J’ai une préférence toute personnelle pour les vrais vélos, ceux qui nécessitent encore d’utiliser l’entièreté de ses muscles pour avancer et qui vous obligent à transpirer😊.  

La marque tchèque Superior, qui m’était tout à fait inconnue, proposait une série de vélos ultra-légers dont un full-suss à moins de 10 Kg. Cet ultra-plume est assez agréable à piloter mais la roue avant à parfois tendance à se dérober. Dans la série « maman, j’ai fait régime »,  j’ai particulièrement apprécié le Scalpel de Cannondale, tout carbone (même la fourche mono-bras et les jantes) … à un prix … qui met également votre portefeuille au régime.

Très honnêtement, je dois bien avouer que mon coup de cœur va toujours à Santa-Cruz qui propose des vélos parfaitement équilibrés. Le tout nouveau Blur (également un poids plume) m’a vraiment épaté. Je regrette l’absence d’une tige de selle téléscopique (ok, je sais, c’est un vélo de cross-country) mais n’empêche … Les blocages de fourche et d’amortisseur n’ont pas vraiment retenu mon attention car je ne suis pas fan de ces dispositifs. Mais pour le reste … pfff … une fusée.
Toujours dans la même écurie, j’ai essayé le nouveau Tallboy. J’écris « nouveau » car, en comparaison avec mon « ancien » modèle, la géométrie a été revue. Le vélo est plus ramassé sur lui-même. Ce qui fait que mon taille L deviendrait plutôt un XL dans ce nouveau design. Mais quel plaisir de pilotage💗.

Un des stands proposait (à la vue uniquement) des KTM. Il s’agit sur stand de l’équipe 123VTT où les deux charmantes hôtesses nous ont proposé de prendre l’apéritif. Vous connaissez tous ma bonté d’âme et je n’ai pas eu le cœur de refuser leur verre de Lupulus, bière locale plus que délicieuse. Bon, ok, après cela, nous n’étions plus en état de remonter directement sur un vélo alors nous sommes allés dîner. Si j’ai bien compris, cette équipe waremmienne est surtout composée de jeunes. Et il semble qu’ils ont fait un très bon résultat au Roc.

L’après-midi s’est terminée en mode cool, sous le soleil.

C’est une journée qui vaut vraiment la dépense. Et, même si je n’y participe pas chaque année, c’est à chaque fois un grand plaisir, surtout quand la météo est de la partie … comme ce samedi. Je plains ceux du dimanche qui vont se retrouver dans une gadoue pas possible avec l’obligation de passer au bike-wash après chaque essai.

Eric

vendredi 27 avril 2018

dimanche 8 avril 2018

Rando de Grand-Leez


Après l’une des randos les plus dures de l’année à Malonne, sous une météo printanière et ensoleillée…
L’une des plus longues de l’année, sous une météo estivale de 23°… à l’ombre !!!

En dehors de la météo et de l’organisation parfaite, le clou de la rando de Grand-Leez fut incontestablement ses bois couverts de jonquilles à perte de vue !!!
En témoignent les quelques photos prises au vol… si l’on peut dire. Un vrai paradis sur terre…

Valérie





dimanche 1 avril 2018

Quebec au temps des sucres


Cela fait des années que nous souhaitions nous rendre au Québec pendant la période des sucres et de ses cabanes.

Ce moment-là est le secret bien gardé du célèbre sirop d’érable. Il faut quand même vous expliquer le principe. D’abord on passe au dépanneur local (le super-marché, quoi !) s’acheter quelques boîtes de sirop d’érable ainsi que quelques autres ingrédients (liquides pour la plupart) et on repart avec ses marchandises au milieu d’un bois dans une cabane (oui, je sais : « ma cabane au Canada » 😉).

Au milieu de cette cabane, vous retrouvez un gang de potes qui n’attendent qu’une chose : que vous déballiez les ingrédients annexes. Ensuite, on fait chauffer une grande bassine d’eau (avec toute la neige qu’il y a, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de l’eau). Une fois à température sauna, on ouvre les cans (les boîtes) de sirop et on les balance dans la flotte. La proportion est plus ou moins équivalente à celle de ce que les potes portent à leur bouche : entre 7 et 10 % 👀. Mais au stade où les participants sont déjà 💥, les proportions deviennent disproportionnées.

On laisse chauffer tout le bazar jusqu’à épuisement des ingrédients puis on injecte le tout dans des tuyaux qui filent directement vers un réseau qui circule, telle une toile d’araignée, vers l’ensemble des pauvres érables (qui n’ont rien demandé) et on leur force ce liquide sous leur écorce par un trou préalablement foré dans leur tronc.

Facile, non ?

💕

Eric