samedi 20 juin 2020

Oostkerke : le déconfinement


La (première) période de confinement est maintenant dernière nous. Elle nous a permis de tourner en rond dans notre région au départ de chez nous, contrairement aux français qui étaient limités à leur jardin.

Après avoir écumé de nombreuses centaines de kilomètres sur nos chemins, nous avons saisi la première occasion pour aller planter nos pneus dans une autre région de notre (beau) pays. Et nous avons choisi … l’arrière-pays de la côte belge. Vous me direz que ce n’est pas une région propice à notre sport. Raison de plus pour s’y rendre et essayer de dénicher les bons chemins.

Notre point de départ se situe dans le fond du jardin de la ville de Knokke, à savoir le petit village de Oostkerke. On y trouve de quoi stationner, se restaurer et même, le cas échéant, se loger.

La trace part vers le village hollandais de Sluis en longeant le canal de Bruges. En chemin, nous marquons une halte à Hoeke et sa magnifique petite église du 13ème siècle (https://www.visitdamme.be/sintjacobdemeerdere). Hoeke se trouve sur la route cycliste vers Saint-Jacques de Compostelle.

Avant l’avènement d’internet, Sluis était très connue car les boutiques « pour adultes » y étaient répandues et nombreux étaient les belges à y faire leurs emplettes d’accessoires et modes d’emplois divers. Aujourd'hui, c’est devenu une destination touristique sympa avec moult commerces en tous genres. Le tour cycliste des anciens remparts est possible mais nous nous limitons à une traversée de la rue principale vers un petit quartier extérieur.

Les routes en gros pavés sont rapidement suivies par des chemins en graviers très accessibles mais vu la nature du sol, nous ne rencontrons pas grand monde d’autre que des oiseaux en tous genres et, en particulier, quelques cigognes. Nous commençons à être heureux de nous trouver sur des vtt.
En cas de pluie, les protections sont assez rares. Par contre, quand le vent s’en mêle, je peux vous garantir un entraînement du tonnerre. Heureusement pour nous, la météo est de notre côté.
Une fois passé le joli village d’Aardenburg, la nature du sol change quelque peu et seuls les vtt peuvent encore s’engager dans les chemins que nous avons choisis.

Juste à l’entrée de Middelburg (vers le km 42), on trouve le couvent Santa_Clara où une restauration est possible. Ils proposent de la bière locale qui est très bonne. Nos vélos sont à l’abri et à portée dans la cour intérieure.

Le retour se fait à travers champs dans des chemins bien adaptés à nos vélos. On pourrait croire qu’il est facile de rouler sur des chemins de terre bien secs et durs. Mais imaginez que la semaine précédente, des tracteurs avec de gros pneus sont passés et y ont laissé des tas d’ornières qui correspondent aux dessins de leurs pneus. On a l’impression de rouler sur un toit ondulé et notre fondement en prend un sacré coup.

En parlant de fondement, vu le profil général de la rando qui ressemble à un électroencéphalogramme de Donald Trump, vous devez bien vous douter que l’entièreté du tracé se fait avec le derrière sur la selle. Croyez-moi, en fin de journée, votre arrière-train ne vous remerciera pas et je ne saurais que trop vous conseiller de vous enduire les parties sensibles d’une bonne dose de « crème à cul » avant de partir.

A Lapscheure, on reprend des chemins plus classiques pour la région et le retour se fait calmement le long du canal Leopold. Quand vous commencez à sentir l’odeur de l’Omer, vous savez que vous êtes près du but.

Pour rappel, les flamands naissent avec un vélo entre les jambes. Ils savent ce que rouler signifie et quand vous avez un essaim de cyclotouristes néerlandophones aux fesses, je ne peux que vous conseiller de vous écarter. D’abord ils sont tous très sympas et vous remercient mais surtout, si vous ne vous garez pas, vous risquez un accident.

C’est probablement dû à la crise sanitaire mais, cette fois ci, nous avons pu constater une explosion du nombre de couples (assez) âgés qui circulent sur des VAE. C’est encore plus vrai dans la partie hollandaise du tracé. Je ne compte plus le nombre de fois où nous nous sommes fait dépasser par ces engins. Généralement, ils savent manier leur vélo mais ce n’est pas toujours le cas … méfiance donc !
L’ensemble du tracé fait 57 Km avec un impressionnant dénivelé de … 88 m.

Je vous recommande sans hésiter le petit hôtel d’Oostkerke : https://www.hetoudgemeentehuis.be/fr/.

Eric






samedi 9 mai 2020

Journal photo du (dé)confinement

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vendredi 8 mai 2020

Violon et Accordeon

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mardi 5 mai 2020

lundi 27 avril 2020

JC + 43 : de nouveaux potes


Comme la pluie est annoncée pour le reste de la semaine, je suis reparti avec mon vélo (pff … quelle corvée 😜) pour un tour d’une cinquantaine de kilomètres dans la campagne. Je me suis fait de nouveaux copains 👍qui sont encore plus confinés que nous.






dimanche 26 avril 2020

JC + 42 : nous avons la frite



La distanciation sociale que je pratique déjà depuis très longtemps ne me pose pas de problème. Le confinement, non plus. Et c’est même une très bonne chose car cela m’évite d’être obligé de rencontrer des gens que je ne veux pas voir. Au moins, maintenant, j’ai une bonne raison : « j’peux pas, j’ai confinement ». 

Le coiffeur ? Bof, mes crolles ont tendance à repousser mais un bon petit coup de Veet et le problème est vite réglé. Les écoles fermées ? Dommage que ce n’est pas avec les gosses dedans.

La bouffe, c’est très bien aussi. Nous n’avons jamais mangé aussi varié et aussi sain que depuis un mois. Tout est une question de choix, la preuve :


La bière ? Pfff … pas de problème, j’avais fait mes réserves.

Mais s’il y a une chose qui me manque, c’est bien … une bonne frite de la frituur.





vendredi 24 avril 2020

JC + 40


Salut les gars ! Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, avec le confinement, je suis en train de me faire une pêche d’enfer. Je roule chaque jour et je sens mon pic (de forme ) arriver juste à temps pour la fin du confinement. Alors, les Froome & Co, garez-vous parce que j’arrive et çà va pas être la fête au slip pour vous.






jeudi 16 avril 2020

JC + 30


On trouve plusieurs catégories de confinés. 

Il y a d’abord ceux pour qui l’école est un enfer et qui se trouvent pleinement heureux en cons finis. Les mathématiques ne sont pas leur point fort, le calcul mental peut encore passer à l’exception de la partie « mental ». Ils ont appris à compter mais n’ont pas encore compris que 5 était plus grand que 2. Le point positif est qu’ils se retrouveront dans les statistiques de Marius Gilbert dans trois semaines.



Ensuite, on trouve les emplumés qui vivent leur confinement à l’extérieur en famille. Eux, ils prennent bien soin d’éloigner tous les étrangers par des cris d’orfraie et malheur à celui qui ose s’approcher.










A la campagne, on trouve également d’autres confinés qui profitent du beau temps en extérieur. Ils n’ont pas bien compris que si les sorties sont autorisées, il n’est pas permis de s’arrêter. Il faut être en mouvement.














Quant à nous, après avoir liquidé tous les aliments frais, nous nous sommes attaqués à la cueillette en extérieur en saccageant les plantations d’orties du voisinage (mais, bon, c’est mieux que de bouffer des pissenlits … par la racine). Aujourd’hui nous avons entamé les réserves de surgelés. Nous espérons encore en trouver très longtemps.



A part cela, la Meuse est belle et nous sommes au bord d'elle.






dimanche 12 avril 2020

JC + 25


Après autant de jour de confinement, la bouffe commence à manquer. Nous en sommes réduits à redevenir des cueilleurs. J’ai déjà liquidé toutes les herbes de notre pelouse. Aujourd’hui, on s’attaque aux orties.

Je pense au moment où nous devrons commencer à recueillir des vers de terre.

Comme le seul plaisir qu’il nous reste est vélocipédique 🚲, nous ne nous en privons pas. Nous sommes en train d’exploser nos compteurs de forme. Quel dommage de ne pas pouvoir mettre la pâtée à Vincent au mois de juin 😈.

Eric









lundi 6 avril 2020

Le confinement, JC +19 : les masques.

Il semble que la question existentielle (au sens littéral du terme) est de savoir s’il faut ou pas porter un masque dès que l’on sort de sa cellule maison.


Sans masque, c’est ce qui est recommandé par les autorités belges, à condition de retenir sa respiration quand on croise quelqu’un (à plus de 1.5 m), il n’y a aucun problème. Le résultat est que les membres du gang des petits vieux tombent comme des mouches dans les grands magasins (qui ne sont plus si grands que cela depuis 3 semaines). Ils sont tout bleus, on dirait des schtroumpfs.

Avec masque, se pose le problème du choix. Les masques chirurgicaux et FFP2 étant réservés pour les corps médicaux, c’est déjà rapé. A moins d’avoir braqué un des transports convoyés par les forces spéciales ou récupéré un usagé comme ceux que l’on trouve par terre à chaque carrefour, cela devient extrêmement difficile de s’en équiper.

Reste alors le masque artisanal. Là, le choix est quasiment infini. Cela va du vieux bavoir de table usagé en passant par la serviette hygiénique (à placer dans le bon sens, autocollant vers l’intérieur), la version prêt-à-porter de l’atelier protégé ou, le top, la haute couture sur mesure.

Dans ce dernier cas, le choix du tissu est primordial. Il ne faut pas oublier que les stocks disponibles ne sont pas infinis. Si vous ne voulez pas vous retrouver avec des petits cœurs roses sur la figure, il vaut mieux commander tôt.

Moi, par exemple, je voulais un masque comme celui-là :

 


















 … et je me suis retrouvé avec ceci :
 










Avoir un masque, c’est bien mais encore faut-il le porter correctement. Les élastiques s’accrochent aux oreilles (çà, en général, c’est bon). Mais il ne se glisse pas sur la tête (sauf si vous sortez de votre synagogue) et il ne se porte pas sous le menton (sauf sur les pistes de ski pour ne pas avoir froid). Il ne se met pas non plus sur les yeux (sauf pour dormir). Ah oui … il se place sur l’avant du visage. Si vous le mettez derrière la tête, le premier coup de vent vous donnera l’air d’un voilier qui a déployé son spinaker. Ce masque, il doit couvrir le nez et la bouche. Pour certains, si cela pouvait les empêcher de parler, ce ne serait pas plus mal et pour d’autres, ce serait encore mieux si cela leur permettait d’éviter de respirer.

Ce matin, Valérie m’a envoyé au casse-pipe. Quand tu te balades avec ce type de masque (le brun avec l’espèce de treillis), ce qu’il y a de bien, c’est que dès que quelqu’un arrive en face, le quidam change de trottoir. Je suppose que je devais avoir la tête d’Hannibal Lecter ou alors, que je sentais très très mauvais de loin. Cette dernière option ne m’a pas rassuré parce que, moi, je ne sentais rien.

Avec ce masque, tu crèves tellement de chaud que tu envoies plein de buée sur tes lunettes. A coup sûr, je vais me prendre un poteau dans la gueule et, avec la chance que j’ai, je me retrouverai avec un gros ambulancier à moustache pour me faire du bouche-à-bouche et qui me refilera certainement le covid. Moralité : masque ou pas, tu te retrouves aux urgences avec un tuyau à chaque bout de ton tube digestif.

Eric